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En Alsace, aux environs de 1850, un instituteur accablé[1] d'enfants consentit[2] à se faire épicier[3] . Ce défroqué[4] voulut une compensation : puisqu'il renonçait à former les esprits, un de ses fils formerait[5] les âmes ; il y aurait un pasteur dans la famille, ce serait Charles. Charles se déroba[6] , préféra courir les routes sur la trace d'une écuyère[7] . On retourna son portrait contre le mur et fit défense de prononcer son nom. A qui le tour ? Auguste se hâta d'imiter le sacrifice paternel : il entra dans le négoce[8] et s'en trouva bien. Restait Louis, qui n'avait pas de prédisposition[9] marquée : le père s'empara[10] de ce garçon tranquille et le fit pasteur en un tournemain[11] . Plus tard Louis poussa l'obéissance jusqu'à engendrer[12] à son tour un pasteur, Albert Schweitzer, dont on sait la carrière. Cependant, Charles n'avait pas retrouvé son écuyère; le beau geste du père l'avait marqué : il garda toute sa vie le goût du sublime[13] et mit son zèle à fabriquer de grandes circonstances avec de petits événements. Il ne songeait pas, comme on voit, à éluder[14] la vocation familiale: il souhaitait se vouer[15] à une forme atténuée[16] de spiritualité, à un sacerdoce[17] qui lui permît les écuyères. Le professorat fit l'affaire: Charles choisit d'enseigner l'allemand. Il soutint une thèse [18] sur Hans Sachs, opta pour la méthode directe dont il se dit plus tard l'inventeur, publia, avec la collaboration de M. Simonnot, un Deutsches Lesebuch[19] estimé, fit une carrière rapide: Mâcon, Lyon, Paris. A Paris, pour la distribution des prix, il prononça un discours qui eut les honneurs d'un tirage[20] à part : « Monsieur le Ministre, Mesdames, Messieurs, mes chers enfants, vous ne devineriez jamais de quoi je vais vous parler aujourd'hui ! De la musique ! » Il excellait dans les vers[21] de circonstance. Il avait coutume[22] de dire aux réunions de famille : « Louis est le plus pieux, Auguste le plus riche ; moi je suis le plus intelligent. » Les frères riaient, les belles-sœurs pinçaient[23] les lèvres. A Mâcon, Charles Schweitzer avait épousé Louise Guillemin, fille d'un avoué[24] catholique. Elle détesta son voyage de noces : il l'avait enlevée avant la fin du repas et jetée dans un train. A soixante-dix ans, Louise parlait encore de la salade de poireaux qu'on leur avait servie dans un buffet de gare : « Il prenait tout le blanc et me laissait le vert. » Ils passèrent quinze jours en Alsace sans quitter la table ; les frères se racontaient en patois des histoires scatologiques[25] ; de temps en temps, le pasteur se tournait vers Louise et les lui traduisait, par charité chrétienne. Elle ne tarda pas à se faire délivrer[26] [27] des certificats de complaisance[28] qui la dispensèrent[29] du commerce conjugal[30] et lui donnèrent le droit de faire chambre à part ; elle parlait de ses migraines[31] , prit l'habitude de s'aliter[32] , se mit à détester le bruit, la passion, les enthousiasmes[33] , toute la grosse[34] vie fruste[35] et théâtrale des Schweitzer. Cette femme vive et malicieuse[36] mais froide pensait droit et mal, parce que son mari pensait bien et de travers[37] ; parce qu'il était menteur et crédule[38] , elle doutait de tout : « Ils prétendent que la terre tourne ; qu'est-ce qu'ils en[39] savent ?
» Entourée de vertueux[40] comédiens, elle avait pris en haine la comédie et la vertu. Cette réaliste si fine[41] , égarée[42] dans une famille de spiritualistes grossiers[43] se fit voltairienne par défi[44] sans avoir lu Voltaire. Mignonne et replète[45] , cynique, enjouée[46] , elle devint la négation[47] pure ; d'un haussement de sourcils, d'un imperceptible sourire, elle réduisait en poudre [48] toutes les grandes attitudes[49] , pour elle-même et sans que personne s'en aperçût. Son orgueil[50] négatif et son égoïsme de refus la dévorèrent[51] . Elle ne voyait personne, ayant trop de fierté pour briguer[52] la première place, trop de vanité pour se contenter de la seconde. « Sachez, disait-elle, vous laisser désirer. » On la désira beaucoup, puis de moins en moins, et, faute de la voir, on finit par l'oublier. Elle ne quitta plus guère son fauteuil ou son lit. Naturalistes et puritains — cette combinaison de vertus est moins rare qu'on ne pense[53] — les Schweitzer aimaient les mots crus qui, tout en rabaissant[54] très chrétiennement le corps, manifestaient leur large consentement aux fonctions naturelles ; Louise aimait les mots couverts. Elle lisait beaucoup de romans lestes[55] dont elle appréciait moins l'intrigue que les voiles transparents qui l'enveloppaient :
« C'est osé[56] , c'est bien écrit, disait-elle d'un air délicat[57] . Glissez, mortels[58] , n'appuyez pas ! » Cette femme de neige pensa mourir de rire en lisant La Fille de feu d'Adolphe Belot. Elle se plaisait à raconter des histoires de nuits de noces qui finissaient toujours mal : tantôt le mari, dans sa hâte brutale, rompait[59] le cou de sa femme contre le bois du lit et tantôt, c'était la jeune épousée qu'on retrouvait, au matin, réfugiée sur l'armoire, nue et folle. Louise vivait dans le demi-jour [60] ; Charles entrait chez elle, repoussait[61] les persiennes, allumait toutes les lampes, elle gémissait[62] en portant la main à ses yeux : « Charles ! tu m'éblouis[63] ! » Mais ses résistances ne dépassaient pas les limites d'une opposition constitutionnelle[64] : Charles lui inspirait[65] de la crainte, un prodigieux[66] agacement[67] , parfois aussi de l'amitié, pourvu qu'il ne la touchât pas. Elle lui cédait[68] sur tout dès qu'il se mettait à crier. Il lui fit quatre enfants par surprise : une fille qui mourut en bas âge, deux garçons, une autre fille. Par indifférence ou par respect, il avait permis qu'on les élevât dans la religion catholique. Incroyante, Louise les fit croyants[69] par dégoût du protestantisme. Les deux garçons prirent le parti de leur mère ; elle les éloigna doucement de ce père volumineux[70] ; Charles ne s'en aperçut même pas. L'aîné, Georges, entra à Polytechnique[71] ; le second, Émile, devint professeur d'allemand. Il m'intrigue[72] : je sais qu'il est resté célibataire mais qu'il imitait son père en tout, bien qu'il ne l'aimât pas. Père et fils finirent par se brouiller[73] ; il y eut des réconciliations mémorables. Émile cachait[74] sa vie ; il adorait sa mère et, jusqu'à la fin, il garda l'habitude de lui faire, sans prévenir, des visites clandestines[75] ; il la couvrait[76] de baisers et de caresses puis se mettait à parler du père, d'abord ironiquement puis avec rage et la quittait en claquant la porte. Elle l'aimait, je crois, mais il lui faisait peur[77] : ces deux hommes rudes et difficiles la fatiguaient et elle leur préférait[78] Georges qui n'était jamais là. Émile mourut en 1927, fou de solitude : sous son oreiller, on trouva un revolver ; cent paires de chaussettes trouées, vingt paires de souliers[79] éculés[80] dans ses malles[81] .
Anne-Marie, la fille cadette, passa son enfance sur une chaise. On lui apprit à s'ennuyer, à se tenir droite, à coudre. Elle avait des dons : on crut distingué[82] de les laisser en friche[83] ; de l'éclat : on prit soin de le lui cacher. Ces bourgeois modestes et fiers jugeaient la beauté au- dessus de leurs moyens ou au-dessous de leur condition ; ils la permettaient aux marquises[84] et aux putains[85] . Louise avait l'orgueil le plus aride[86] : de peur d'être dupe[87] elle niait chez ses enfants, chez son mari, chez elle-même les qualités les plus évidentes ; Charles ne savait pas reconnaître la beauté chez les autres : il la confondait avec la santé : depuis la maladie de sa femme, il se consolait[88] avec de fortes idéalistes, moustachues[89] et colorées, qui se portaient bien. Cinquante ans plus tard, en feuilletant un album de famille, Anne-Marie s'aperçut qu'elle avait été belle.
A peu près vers le même temps que Charles Schweitzer rencontrait Louise Guillemin, un médecin de campagne épousa la fille d'un riche propriétaire périgourdin et s'installa avec elle dans la triste grand-rue de Thiviers, en face du pharmacien[90] . Au lendemain du mariage, on découvrit que le beau-père n'avait pas le sou[91] . Outré[92] , le docteur Sartre resta quarante ans sans adresser la parole à sa femme ; à table, il s'exprimait par signes, elle finit par l'appeler « mon pensionnaire[93] ». Il partageait son lit, pourtant, et, de temps à autre, sans un mot, l'engrossait[94] : elle lui donna deux fils et une fille ; ces enfants du silence s'appelèrent Jean-Baptiste, Joseph et Hélène. Hélène épousa sur le tard [95] un officier de cavalerie qui devint fou ; Joseph fit son service dans les zouaves[96] et se retira de bonne heure chez ses parents. Il n'avait pas de métier : pris entre le mutisme[97] de l'un et les criailleries[98] de l'autre, il devint bègue[99] et passa sa vie à se battre contre les mots. Jean-Baptiste voulut préparer Navale[100] , pour voir la mer. En 1904, à Cherbourg, officier de marine et déjà rongé[101] par les fièvres de Cochinchine[102] , il fit la connaissance d'Anne-Marie Schweitzer, s'empara de cette grande fille délaissée[103] , l'épousa, lui fit un enfant au galop[104] , moi, et tenta de se réfugier[105] dans la mort.
Mourir n'est pas facile : la fièvre intestinale[106] montait sans hâte[107] , il y eut des rémissions[108] . Anne-Marie le soignait avec dévouement[109] , mais sans pousser l'indécence[110] jusqu'à l'aimer. Louise l'avait prévenue contre la vie conjugale[111] : après des noces de sang, c'était une suite infinie de sacrifices, coupée de trivialités[112] nocturnes. A l'exemple de sa mère, ma mère préféra le devoir au plaisir. Elle n'avait pas beaucoup connu mon père, ni avant ni après le mariage, et devait parfois se demander pourquoi cet étranger avait choisi de mourir entre ses bras. On le transporta dans une métairie[113] à quelques lieues[114] de Thiviers ; son père venait le visiter chaque jour en carriole[115] . Les veilles et les soucis épuisèrent Anne-Marie, son lait tarit[116] , on me mit en nourrice non loin de là et je m'appliquai[117] , moi aussi, à mourir : d'entérite[118] et peut-être de ressentiment. A vingt ans, sans expérience ni conseils, ma mère se déchirait[119] entre deux moribonds[120] inconnus ; son mariage de raison trouvait sa vérité dans la maladie et le deuil[121] . Moi, je profitais de la situation : à l'époque[122] , les mères nourrissaient elles-mêmes et longtemps [123] ; sans la chance de cette double agonie[124] , j'eusse été exposé aux difficultés d'un sevrage tardif[125] . Malade, sevré par la force à neuf mois, la fièvre et l'abrutissement[126] m'empêchèrent de sentir le dernier coup de ciseaux qui tranche les liens de la mère et de l'enfant ; je plongeai dans un monde confus, peuplé d[127] 'hallucinations simples et de frustes[128] idoles[129] . A la mort de mon père, Anne-Marie et moi, nous nous réveillâmes d'un cauchemar commun ; je guéris. Mais nous étions victimes d'un malentendu[130] : elle retrouvait avec amour un fils qu'elle n'avait jamais quitté vraiment ; je reprenais connaissance sur les genoux d'une étrangère.
Sans argent ni métier, Anne-Marie décida de retourner vivre chez ses parents. Mais l'insolent[131] trépas[132] de mon père avait désobligé[133] les Schweitzer : il ressemblait trop à une répudiation[134] . Pour n'avoir su ni le prévoir ni le prévenir[135] , ma mère fut réputée coupable : elle avait pris, à l'étourdie[136] , un mari qui n'avait pas fait d'usage[137] . Pour la longue Ariane [138] qui revint à Meudon, avec un enfant dans les bras, tout le monde fut parfait [139] : mon grand-père avait demandé sa retraite, il reprit du service[140] sans un mot de reproche ; ma grand-mère, elle- même, eut le triomphe discret. Mais Anne-Marie, glacée de reconnaissance, devinait le blâme sous les bons procédés : les familles, bien sûr, préfèrent les veuves aux filles mères, mais c'est de justesse[141] . Pour obtenir son pardon, elle se dépensa sans compter, tint la maison de ses parents, à Meudon puis à Paris, se fit gouvernante[142] , infirmière, majordome[143] , dame de compagnie[144] , servante, sans pouvoir désarmer l'agacement[145] muet de sa mère. Louise trouvait fastidieux[146] de faire le menu tous les matins et les comptes tous les soirs mais elle supportait mal qu'on les fît à sa place ; elle se laissait décharger de ses obligations en s'irritant de perdre ses prérogatives[147] . Cette femme vieillissante et cynique n'avait qu'une illusion ; elle se croyait indispensable[148] . L'illusion s'évanouit[149] : Louise se mit à jalouser sa fille. Pauvre Anne-Marie : passive, on l'eût accusée d'être une charge ; active, on la soupçonnait de vouloir régenter[150] la maison. Pour éviter le premier écueil[151] , elle eut besoin de tout son courage, pour éviter le second, de toute son humilité. Il ne fallut pas longtemps pour que la jeune veuve redevînt mineure[152] : une vierge avec tache. On ne lui refusait pas l'argent de poche : on oubliait de lui en donner ; elle usa sa garde-robe [153] jusqu'à la trame[154] sans que mon grand-père s'avisât[155] de la renouveler. A peine tolérait-on qu'elle sortît seule. Lorsque ses anciennes amies, mariées pour la plupart, l'invitaient à dîner, il fallait solliciter[156] la permission longtemps à l'avance et promettre[157] qu'on la ramènerait avant dix heures. Au milieu du repas, le maître de maison se levait de table [158] pour la reconduire en voiture. Pendant ce temps, en chemise de nuit, mon grand-père arpentait[159] sa chambre à coucher, montre en main[160] . Sur le dernier coup de dix heures, il tonnait. Les invitations se firent plus rares et ma mère se dégoûta de plaisirs si coûteux.
La mort de Jean-Baptiste fut la grande affaire de ma vie : elle rendit ma mère à ses chaînes et me donna la liberté.
Il n'y a pas de bon père, c'est la règle ; qu'on n'en tienne pas grief[161] aux hommes mais au lien de paternité qui est pourri. Faire des enfants[162] , rien de mieux ; en avoir, quelle iniquité[163] ! Eût-il vécu, mon père se fût couché sur moi de tout son long [164] et m'eût écrasé. Par chance, il est mort en bas âge ; au milieu des Énées qui portent sur le dos leurs Anchises[165] , je passe d'une rive à l'autre, seul et détestant ces géniteurs[166] invisibles à cheval sur[167] leurs fils pour toute la vie ; j'ai laissé derrière moi un jeune mort qui n'eut pas le temps d'être mon père et qui pourrait être, aujourd'hui, mon fils. Fut-ce un mal ou un bien ? Je ne sais ; mais je souscris[168] volontiers au verdict d'un éminent[169] psychanalyste : je n'ai pas de Sur-moi.[170]
Ce n'est pas tout de mourir : il faut mourir à temps. Plus tard, je me fusse senti coupable ; un orphelin conscient se donne tort : offusqués[171] par sa vue, ses parents se sont retirés dans leurs appartements du ciel. Moi, j'étais ravi : ma triste condition imposait[172] le respect, fondait mon importance ; je comptais mon deuil au nombre de mes vertus. Mon père avait eu la galanterie [173] de mourir à ses torts : ma grand-mère répétait qu'il s'était dérobé[174] à ses devoirs ; mon grand-père, justement fier de la longévité[175] Schweitzer, n'admettait pas qu'on disparût à trente ans ; à la lumière de ce décès suspect, il en vint à douter que son gendre eût jamais existé et, pour finir, il l'oublia[176] . Je n'eus même pas à l'oublier : en filant à l'anglaise[177] , Jean-Baptiste m'avait refusé le plaisir de faire sa connaissance. Aujourd'hui encore, je m'étonne du peu que je sais sur lui. Il a aimé[178] , pourtant, il a voulu vivre, il s'est vu mourir ; cela suffit pour faire tout un homme. Mais de cet homme-là, personne, dans ma famille, n'a su me rendre curieux. Pendant plusieurs années, j'ai pu voir, au-dessus de mon lit, le portrait d'un petit officier aux yeux candides, au crâne[179] rond et dégarni[180] , avec de fortes moustaches : quand ma mère s'est remariée, le portrait a disparu. Plus tard, j'ai hérité de livres qui lui avaient appartenu : un ouvrage de Le Dantec sur l'avenir de la science, un autre de Weber, intitulé : Vers le positivisme par l'idéalisme absolu[181] . Il avait de mauvaises lectures comme tous ses contemporains. Dans les marges, j'ai découvert des griffonnages[182] indéchiffrables, signes morts d'une petite illumination qui fut vivante et dansante[183] aux environs[184] de ma naissance. J'ai vendu les livres : ce défunt[185] me concernait si peu. Je le connais par ouï-dire[186] , comme le Masque de Fer ou le chevalier d'Éon [187] et ce que je sais de lui ne se rapporte[188] jamais à moi : s'il m'a aimé, s'il m'a pris dans ses bras, s'il a tourné vers son fils ses yeux clairs, aujourd'hui mangés[189] , personne n'en a gardé mémoire : ce sont des peines d'amour perdues. Ce père n'est pas même une ombre, pas même un regard : nous avons pesé[190] quelque temps, lui et moi, sur la même terre, voilà tout. Plutôt que le fils d'un mort, on m'a fait entendre que j'étais l'enfant du miracle. De là vient, sans aucun doute, mon incroyable légèreté. Je ne suis pas un chef, ni n'aspire à le devenir.[191]
Commander, obéir, c'est tout un. Le plus autoritaire commande au nom d'un autre, d'un parasite sacré — son père —, transmet les abstraites violences qu'il subit. De ma vie je n'ai donné d'ordre[192] sans rire, sans faire rire; c'est que je ne suis pas rongé[193] par le chancre[194] du pouvoir: on ne m'a pas appris l'obéissance.[195]
A qui obéirais-je? On me montre une jeune géante[196] , on me dit que c'est ma mère. De moi-même, je la prendrais plutôt pour une sœur aînée. Cette vierge[197] en résidence surveillée, soumise à tous, je vois bien qu'elle est là pour me servir. Je l'aime : mais comment la respecterais-je, si personne ne la respecte ? Il y a trois chambres dans notre maison : celle de mon grand-père, celle de ma grand-mère, celle des « enfants ». Les « enfants », c'est nous : pareillement mineurs[198] et pareillement entretenus[199] . Mais tous les égards[200] sont pour moi. Dans ma chambre, on a mis un lit de jeune fille. La jeune fille dort seule et s'éveille chastement[201] ; je dors encore quand elle court prendre son « tub » à la salle de bains ; elle revient entièrement vêtue : comment serais-je né d'elle ? Elle me raconte ses malheurs et je l'écoute avec compassion : plus tard je l'épouserai pour la protéger. Je le lui promets : j'étendrai ma main sur elle, je mettrai ma jeune importance [202] à son service. Pense-t-on que je vais lui obéir ? J'ai la bonté[203] de céder à ses prières. Elle ne me donne pas d'ordres d'ailleurs : elle esquisse[204] en mots légers un avenir qu'elle me loue[205] de bien[206] vouloir réaliser : « Mon petit chéri sera bien mignon, bien raisonnable, il va se laisser mettre des gouttes dans le nez bien gentiment. » Je me laisse prendre au piège de ces prophéties douillettes[207] .[208]
Restait le patriarche[209] : il ressemblait tant à Dieu le Père qu'on le prenait souvent pour lui. Un jour, il entra dans une église par la sacristie[210] ; le curé menaçait les tièdes[211] des foudres[212] célestes : « Dieu est là ! Il vous voit ! » Tout à coup les fidèles découvrirent, sous la chaire[213] , un grand vieillard barbu qui les regardait : ils s'enfuirent. D'autres fois, mon grand-père disait qu'ils s'étaient jetés à ses genoux. Il prit goût aux apparitions[214] [215] . Au mois de septembre 1914, il se manifesta dans un cinéma d'Arcachon : nous étions au balcon, ma mère et moi, quand il réclama la lumière ; d'autres messieurs faisaient autour de lui les anges et criaient : « Victoire ! Victoire ! » Dieu monta sur la scène et lut le communiqué de la Marne. Du temps que sa barbe était noire, il avait été Jéhovah et je soupçonne qu'Émile est mort de lui, indirectement. Ce Dieu de colère se gorgeait[216] du sang de ses fils. Mais j'apparaissais au terme de[217] sa longue vie, sa barbe avait blanchi, le tabac l'avait jaunie et la paternité[218] ne l'amusait plus. M'eût-il engendré, cependant, je crois bien qu'il n'eût pu s'empêcher[219] de m'asservir[220] : par habitude. Ma chance fut d'appartenir à un mort : un mort avait versé les quelques gouttes de sperme qui font le prix ordinaire d'un enfant ; j'étais un fief[221] du soleil, mon grand-père pouvait jouir de moi sans me posséder : je fus sa « merveille » parce qu'il souhaitait finir ses jours en vieillard émerveillé[222] ; il prit le parti de [223] me considérer comme une faveur[224] singulière[225] du destin, comme un don gratuit et toujours révocable ; qu'eût-il exigé de moi ?[226] Je le comblais[227] par ma seule présence. Il fut le Dieu d'Amour avec la barbe du Père et le Sacré-Cœur du Fils [228] ; il me faisait l'imposition[229] des mains, je sentais sur mon crâne[230] la chaleur de sa paume[231] , il m'appelait son tout-petit d'une voix qui chevrotait[232] de tendresse, les larmes embuaient[233] ses yeux froids. Tout le monde se récriait [234] : « Ce garnement[235] l'a rendu fou ! » Il m'adorait, c'était manifeste[236] . M'aimait-il ? Dans une passion si publique, j'ai peine à distinguer la sincérité de l'artifice : je ne crois pas qu'il ait témoigné beaucoup d'affection à ses autres petits-fils ; il est vrai qu'il ne les voyait guère et qu'ils n'avaient aucun besoin de lui. Moi, je dépendais de lui pour tout : il adorait en moi sa générosité.[237]
A la vérité, il forçait un peu sur le sublime[238] : c'était un homme du xixe siècle qui se prenait, comme tant d'autres, comme Victor Hugo lui-même, pour Victor Hugo. Je tiens ce bel homme à barbe de fleuve, toujours entre deux coups de théâtre, comme l'alcoolique entre deux vins, pour la victime de deux techniques récemment découvertes : l'art du photographe et l'art d'être grand-père. Il avait la chance et le malheur d'être photogénique[239] [240] ; ses photos remplissaient la maison : comme on ne pratiquait pas l'instantané[241] , il y avait gagné le goût des poses[242] et des tableaux vivants ; tout lui était prétexte[243] à suspendre[244] ses gestes, à se figer[245] dans une belle attitude, à se pétrifier[246] ; il raffolait[247] de ces courts instants d'éternité où il devenait sa propre statue. Je n'ai gardé de lui — en raison de son goût pour les tableaux vivants — que des images raides[248] de lanterne magique : un sous- bois[249] , je suis assis sur un tronc d'arbre, j'ai cinq ans : Charles Schweitzer porte un panama[250] , un costume[251] de flanelle[252] crème à rayures noires, un gilet de piqué [253] blanc, barré[254] par une chaîne de montre ; son pince-nez [255] pend au bout d'un cordon[256] ; il s'incline sur moi, lève un doigt bagué d'or, parle. [257] Tout est sombre, tout est humide, sauf sa barbe solaire : il porte son auréole[258] autour du menton. [259] Je ne sais ce qu'il dit : j'étais trop soucieux d'écouter pour entendre. Je suppose que ce vieux républicain d'Empire [260] m'apprenait mes devoirs civiques [261] et me racontait l'histoire bourgeoise [262] ; il y avait eu des rois, des empereurs, ils étaient très méchants ; on les avait chassés, tout allait pour le mieux. Le soir, quand nous allions l'attendre sur la route, nous le reconnaissions bientôt, dans la foule des voyageurs qui sortaient du funiculaire[263] , à sa haute taille, à sa démarche de maître de menuet[264] . Du plus loin qu'il nous voyait, il se « plaçait », pour obéir aux injonctions[265] d'un photographe invisible : la barbe au vent, le corps droit, les pieds en équerre[266] , la poitrine bombée[267] , les bras largement ouverts. A ce signal je m'immobilisais, je me penchais en avant, j'étais le coureur qui prend le départ, le petit oiseau qui va sortir de l'appareil ; nous restions quelques instants face à face, un joli groupe de Saxe, puis je m'élançais[268] , chargé de fruits et de fleurs, du bonheur[269] de mon grand-père, j'allais buter[270] contre ses genoux avec un essoufflement [271] feint, il m'enlevait de terre, me portait aux nues[272] , à bout de bras, me rabattait[273] sur son cœur en murmurant : « Mon trésor ! » C'était la deuxième figure, très remarquée des passants. Nous jouions une ample comédie aux cent sketches divers : le flirt[274] , les malentendus vite dissipés[275] , les taquineries[276] débonnaires[277] et les gronderies[278] gentilles, le dépit[279] amoureux, les cachotteries[280] tendres et la passion ; nous imaginions des traverses[281] à notre amour pour nous donner la joie de les écarter : j'étais impérieux parfois mais les caprices[282] ne pouvaient masquer ma sensibilité exquise[283] ; il montrait la vanité sublime et candide qui convient aux grands-pères, l'aveuglement, les coupables faiblesses que recommande Hugo. [284] Si l'on m'eût mis au pain sec, il m'eût porté des confitures ; mais les deux femmes terrorisées[285] se gardaient bien de m'y mettre. Et puis j'étais un enfant sage : je trouvais mon rôle si seyant[286] que je n'en sortais pas. En vérité, la prompte retraite de mon père m'avait gratifié[287] d'un « Œdipe [288] » fort incomplet : pas de Sur-moi, d'accord, mais point d'agressivité non plus.[289] Ma mère était à moi, personne ne m'en contestait [290] la tranquille possession : j'ignorais la violence et la haine, on m'épargna[291] ce dur apprentissage, la jalousie ; faute de m'être heurté à ses angles, je ne connus d'abord la réalité que par sa rieuse[292] inconsistance. Contre qui, contre quoi me serais-je révolté : jamais le caprice d'un autre ne s'était prétendu[293] ma loi.[294]
[1](작품선 1강) Mais aussi quand elle arrive, ou à eux, ou à leurs femmes, enfants et amis, les surprenant en dessoude et à découvert, quels tourments, quels cris, quelle rage et quel désespoir les accable !
(작품선 9강) Il entra chez l’armurier du pays, qui l’accabla de compliments sur sa récente fortune.
accabler [akɑble] 1. 타동사 짓누르다 2. 타동사 (반대파를) 제압하다, 압도하다 (=abattre, achever) 3. 대명동사 압도되다, 짓눌리다
Accabler qn de qch
Ils m’accablent de reproches.
Il nous accablait de présents.
[2]consentir [kɔ̃sɑ̃tiːʀ] 1. 간접타동사 [consentir à ] 에 동의하다, 을 승낙하다 (=accéder, acquiescer)
2. 자동사 [해양] (돛 따위가) 휘다, 구부러지다,(밧줄 따위가) 풀리다 (=céder, se courber, s'allonger)
[3]épicier [episje] 1. 명사 [옛] 향료·약제상,과일 조림·밀납·양초 장수
2. 명사 식료품상
3. 명사 [옛] [경멸] 편협한 사람,속물
[4]défroqué [defʀɔke] 1. 형용사 (수도사가) 환속한
2. 형용사 (당파 따위를) 이탈한
3. 명사 환속한 수도사,(당파 따위를) 이탈한 사람
[5]조건법 현재 (Conditionnel présent)의 의미
✔ 미래의 가능성이나 가정된 상황을 표현 ✔ 직설법 현재보다 더 부드러운 느낌을 주며, 확정되지 않은 일에 대해 말할 때 사용 ✔ "만약 ~라면, ~일 것이다" 같은 의미를 전달
[6]dérober [deʀɔbe] 1. 타동사 [문어] 훔치다, 슬쩍하다 (=voler)
2. 타동사 [비유·옛] (비밀 따위를) 알아내다,부당하게 얻다,도용하다, 가로채다,틈을 내다
3. 대명동사 (을) 피하다
4. 대명동사 [비유] (을) 회피하다
[7]écuyer [ekɥije] 1. 명사 마술에 능한 사람, 마술 교관,(서커스의) 곡마사 (=écuyer de cirque)
2. 남성형 명사 [옛] (왕·대귀족의) 시종(侍從)
3. 남성형 명사 [역사] (중세 기사의) 시종, 방패들이,에퀴이에 (신분이 낮은 귀족,새로 귀족이 된 자의 호칭)
[8]négoce [negɔs] 1. 남성형 명사 국제 거래, 무역
2. 남성형 명사 [옛·문어] 상업, 장사
3. 남성형 명사 [비유·경멸] 밀매, 암거래
[9]prédisposition [pʀedispozisjɔ̃] 1. 여성형 명사 경향, 성향, 소질,체질
2. 여성형 명사 prédisposition en faveur de[contre] qn/qc 에 대한 호감[반감]
3. 여성형 명사 [의학] (병적인) 소인, 소질 (=prédisposition morbide)
[10](작품선 8강) Une langueur secrète s’emparait de mon corps.
(작품선 9강) Machinalement Julien voulut avoir recours [10] à ses petits pistolets, mais un second gendarme s’emparait [10] de ses bras.
s'emparer [sɑ̃paʀe] 1. 대명동사 탈취하다, 점령하다,독점하다 (=conquérir, occuper, accaparer) 2. 대명동사 (재빨리) 붙잡다, 낚아채다 3. 대명동사 (감정 따위가) 엄습하다,사로잡다,[문어] (정신 따위를) 지배하다
= prendre possession de qch / se rendre maître de qn (본래적 대명동사)
[11]en untournemain
1. 눈깜짝할 사이에2. 순식간에
[12]engendrer 1 [ɑ̃ʒɑ̃dʀe] 1. 타동사 (자식을) 낳다 (특히 남자 또는 동물의 수컷에 대해 말함)
2. 타동사 (결과를) 낳다, 야기하다
3. 대명동사 출생하다,생기다,발생하다
4. 대명동사 서로 일으키다
[13]sublime [syblim] 1. 형용사 숭고한, 고상한
2. 형용사 탁월한, 감탄할 만한
3. 남성형 명사 (정신·도덕 따위의) 지고의 경지, 극치
4. 남성형 명사 [문학사] 숭고미(美),숭고체(體)
[14]éluder [elyde] 1. 타동사 (교묘하게) 피하다, 모면하다 (↔affronter)
2. 타동사 [옛] 속이다 (=tromper)
[15]vouer [vwe] 1. 타동사 (신에게) 바치다 (=consacrer)
2. 타동사 (생애·노력 따위를) 바치다 (=dévouer)
3. 대명동사 헌신하다,열중하다
[16]atténué [atenɥe] 1. 형용사 약해진, 가벼워진,연해진, 부드러워진
2. 형용사 [식물] (잎·줄기 따위가) 끝이 가느다란
[17]sacerdoce [sasεʀdɔs] 1. 남성형 명사 (신을 대리하는) 성직자의 지위[직무]
2. 남성형 명사 [종교] (가톨릭의) 고위 성직 (교황·주교),사제직
3. 남성형 명사 (권위로서의) 교회,교황권
[18]soutenir une thèse
학위논문의 공개 구두심사를 받다
[19]Lesebuch
중성형 명사 독본, 이야기책
[20]tirage [tiʀaːʒ] 1. 남성형 명사 (실 따위를) 뽑아내기
2. 남성형 명사 (끈 따위를) 당김, 잡아당김
3. 남성형 명사 통풍,공기의 공급
"tirage à part" → "별도 인쇄본" (특정 연설이나 글이 특별히 인쇄되어 배포되는 것)
[21]vers 2 [vεːʀ] 남성형 명사 (시·운문의) 행(行),시, 운문
"vers de circonstance" → 특정한 상황이나 행사에 맞춰 즉흥적으로 지어진 시
[22]coutume [kutym] 1. 여성형 명사 (국가·사회 따위의) 관습, 풍습
2. 여성형 명사 [법] 관습(법),관례집,[옛] 일정한 관습을 공유하는 지역
3. 여성형 명사 [옛·문어] (개인의) 습관
[23]pincer [pɛ̃se] 1. 타동사 (손가락·집게 따위로) 꼬집다, 집다
2. 타동사 (악기의 줄을) 퉁기다, 뜯다
3. 간접타동사 [pincer de qc] (현악기의 줄을 퉁겨) 연주하다, 타다
pincer les lèvres[la bouche, le bec] (화가나서) 입술을 오므리다
[24]avoué 1 [avwe] 1. 남성형 명사 [법] 소송 대리인
2. 남성형 명사 [옛] (교회의) 권리대행인 (=avoué1 écclésiastique)
[25]scatologique [skatɔlɔʒik] 형용사 분뇨[배설물]에 관한([약] scato)
[26]délivrer [delivʀe] 1. 타동사 해방시키다, 석방하다
2. 타동사 (에서) 풀어주다,[비유] (부담 따위를) 덜어주다
3. 대명동사 자유의 몸이 되다, 해방되다 (=se libérer)
4. 대명동사 (증명서 따위가) 교부되다,(상품 따위가) 인도되다
[27]se faire Vinf
se가 Vinf의 직목 : 자기를 Vinf하게 하다
se가 Vinf의 간목 : 자기를 위해 Vinf하게 하다
[28]complaisance [kɔ̃plεzɑ̃ːs] 1. 여성형 명사 호의, 배려 (=bienveillance,), (↔dureté)
2. 여성형 명사 [경멸] 환심을 사려는 태도
[29]dispenser [dispɑ̃se] 1. 타동사 (에게 을) 면제하다(exempter, ⇔obliger) ; 면하게 하다(épargner, faire grâce de).
2. 타동사 종교 사면하다.
3. 대명동사 면제되다, (할 것을) 면하다, (하지 않고) 배기다.
4. 대명동사 종교 주어지다.
[30]conjugal [kɔ̃ʒygal] 형용사 부부의
[31]migraine [migʀεn] 여성형 명사 (편)두통
[32]aliter [alite] 1. 타동사 (환자를) 자리에 눕게 하다
2. 타동사 [비유] (힘·건강 따위를) 약화시키다 (=affaiblir)
3. 대명동사 (병들어) 자리에 눕다
[33]"passion"과 "enthousiasmes"의 차이
✔ "passion" → 깊고 지속적인 열정
· 강한 감정, 사랑, 신념 등을 포함
· 📌 예문: Il a une passion pour la musique classique. (그는 클래식 음악에 대한 깊은 열정을 가지고 있다.)
✔ "enthousiasme" → 일시적인 열광, 흥분
· 순간적인 감정, 흥분, 감탄 등을 포함
· 📌 예문: Son enthousiasme pour le projet était évident. (그의 그 프로젝트에 대한 열광은 분명했다.)
[34]1. "gros"가 명사 앞에 올 때 → 강조, 크기, 심각성
✔ "큰, 심각한, 거대한, 강한" 등의 의미로 사용됨 ✔ **물리적인 크기뿐만 아니라, 강도나 중요성을 강조할 때도 사용됨
📌 예문:
· Un gros problème → 큰 문제, 심각한 문제
· Une grosse erreur → 큰 실수
· Un gros mensonge → 큰 거짓말
· Un gros bruit → 큰 소음
· Une grosse voiture → 큰 차
👉 즉, 명사 앞에서는 '크기'나 '강도'를 강조하는 역할을 함!
2. "gros"가 명사 뒤에 올 때 → 뚱뚱한, 두꺼운
✔ 사람이나 동물의 체격을 묘사할 때 사용됨 ✔ "뚱뚱한", "살이 찐", "두꺼운" 등의 의미
📌 예문:
· Un chat gros → 뚱뚱한 고양이
· Un homme gros → 뚱뚱한 남자
· Un livre gros → 두꺼운 책
👉 즉, 명사 뒤에서는 '체격'이나 '두께'를 묘사하는 역할을 함!
[35]fruste [fʀyst] 1. 형용사 (화폐·메달·조각 따위가) 닳은, 마멸된 (=usé, altéré)
2. 형용사 [비유·문어] (기억·인상 따위가) 희미한
3. 남성형 명사 마멸
4. 남성형 명사 거친 표면
[36]malicieux [malisjø] 1. 형용사 [옛] 악의있는, 심술궂은 (=méchant)
2. 형용사 짓궂은, 장난을 좋아하는,빈정거리는
3. 명사 장난꾸러기,심술쟁이
[37]de travers 1. 비스듬히, 경사지게,비뚤게
2. 틀리게,아무렇게나
3. [해양] (배의) 정측면 방향으로
travers [tʀavεːʀ] 1.남성형 명사 결점, 나쁜 버릇
2.남성형 명사 (슬레이트의) 균열 방향
3.남성형 명사 (라켓의) 가로줄
[38]crédule [kʀedyl] 형용사 쉽게 믿는,순진한 (=confiant, candide, naïf)
[39]en : du fait que la terre tourne, à propos du mouvement de la terre
[40]vertueux [vεʀtɥø] 1. 형용사 고결한, 덕이 높은 (=bon, édifiant)
2. 형용사 [옛·익살] (여자가) 정숙한, 정조를 지키는
3. 형용사 (명사 앞) [경멸] 도덕자연하는
[41]fin 2 [fɛ̃] 1. 형용사 순수한, 세련된, 정련된 (=pur, raffiné)
2. 형용사 고급의, 질좋은
3. 부사 완전히 (=complètement, tout à fait)
4. 부사 가늘게, 곱게
[42]égaré [egaʀe] 1. 형용사 길 잃은,[비유] 방황하는
2. 형용사 미친듯한, 정신나간
3. 형용사 [옛] 외딴, 인적이 드문 (=écarté)
[43]grossier [gʀosje] 1. 형용사 (명사 앞·뒤) 거친, 조잡한
2. 형용사 (명사 앞·뒤) (일 따위가) 대충 행해진
3. 남성형 명사 [옛] 도매상인 (=grossiste)
[44]défi [defi] 1. 남성형 명사 도전, 도발,결투 신청 (=provocation)
2. 남성형 명사 (전통·권위 따위에 대한) 반항, 도전,무시, 멸시
3. 남성형 명사 (1965) 시련, 곤란, 위협
[45]replet [ʀəplε] 형용사 살찐, 포동포동한
[46]enjoué [ɑ̃ʒwe] 형용사 쾌활한, 명랑한,경쾌한, 밝은 (=gai)
[47]négation [negɑsjɔ̃] 1.여성형 명사 부정, 부인,거절
2.여성형 명사 [언어] 부정,부정사, 부정 표현
[48]réduire qc en poudre …을 가루로 만들다
[49]"grandes attitudes"는 단순한 태도가 아니라, '과장된 몸짓', '허세', '거창한 행동'을 의미
[50]orgueil [ɔʀgœj] 1. 남성형 명사 오만, 거만, 교만 (=arrogance, insolence)
2. 남성형 명사 자존심, 자부심,뽐내기 (=amour-propre, fierté)
3. 남성형 명사 [비유] 자랑거리
[51]dévorer [devɔʀe] 1.타동사 뜯어먹다,먹어치우다
2. 타동사 (사람이) 탐욕스럽게 먹다
3. 대명동사 서로 잡아먹다
4. 대명동사 괴로워하다, 번민하다
[52]briguer [bʀige] 1. 타동사 [옛] 술수[술책]를 써서 얻으려 하다
2. 타동사 [문어] 열망하다, 간절히 바라다
[53]"pense"는 직설법 현재 (indicatif présent)입니다.
✔ "qu'on ne pense"는 "우리가 생각하는 것보다 덜 드물다"라는 의미를 전달하는 표현 ✔ "qu'on pense"라고 해도 문법적으로 맞지만, "qu'on ne pense"는 프랑스어에서 흔히 쓰이는 표현 ✔ 여기서 "ne"는 부정이 아니라, 비교 표현에서 흔히 쓰이는 "ne explétif"
[54]rabaisser [ʀabε[e]se] 1. 타동사 (가격을) 인하하다
2. 타동사 (의) 가치를 떨어뜨리다,격하시키다
3. 대명동사 자기를 낮추다, 겸손하게 처신하다,자신의 품격을 떨어뜨리다 (=s'humilier)
[55]leste [lεst] 1.형용사 민첩한, 재빠른, 활발한 (=agile)
2.형용사 경솔한, 조심성이 없는 (=désinvolte)
3.형용사 무례한,노골적인,외설스러운,상스러운
[56]osé [oze] 1. 형용사 대담한, 과감한,무모한 (=audacieux, téméraire)
2. 형용사 (놀랄만큼) 자유로운,노골적인
[57]délicat [delika] 1. 형용사 [문어] 은은한, 우아한 (=fin)
2. 형용사 세련된, 섬세한
3. 명사 [비꼼] 까다로운 사람
[58]mortel [mɔʀtεl] 1. 형용사 죽음을 면할 수 없는, 죽게 마련인,(사물이) 소멸할, 덧없는 (=éphémère, périssable)
2. 형용사 치명적인, 죽음을 가져오는,상대의 죽음을 바라는 (=fatal)
3. 명사 사람, 인간 (=homme, personne)
[59]rompre [ʀɔ̃ːpʀ] 1. 타동사 [문어] 부러뜨리다,끊다,찢다,부수다,(둑 따위를) 무너뜨리다 (=casser, enfoncer)
2. 타동사 (침묵·균형 따위를) 깨뜨리다,(관계를) 끊다, 단절하다,(계약·약속 따위를) 파기하다, 취소하다
3. 자동사 관계를 끊다,(연인과) 헤어지다 (=se brouiller)
4. 자동사 (와) 단절하다, 끊다
[60]demi-jour [dəmiʒuːʀ] 1. 남성형 명사 여명빛,땅거미 (=pénombre, crépuscule)
2. 남성형 명사 [미술] (그림 따위의) 흐릿한 빛
[61]repousser [rəpuse] 1. 타동사 떼밀다, 밀어내다; (공격·적 따위를) 물리치다, 격퇴하다. (=écarter. éloigner, refouler. rejeter)
2. 타동사 (제안 따위를) 거부{거절}하다, 풀리치다; (사람을) 배척하다, 냉대하다, 쫓아내다. (=refuser. rejeter, bannir. chasser)
3. 타동사 문어 (의) 혐오감을 일으키다. (=dégoûter)
[62]gémir [ʒemiːʀ] 1. 자동사 신음하다, 끙끙거리다,비명을 지르다,[비유] 한탄하다, 울먹이다 (=geindre1, crier, se plaindre)
2. 자동사 (주어는 사물) 구슬픈[삐걱거리는] 소리를 내다,(새 따위가) 구슬프게 울다
3. 타동사 [문어] (신음하며) 소리를 내다
[63]éblouir [ebluiːʀ] (jéblouis ) (tu éblouis)
타동사 (강한 빛으로) 눈부시게 하다 (=aveugler)
2. 타동사 [옛·비유] 현혹시키다, 눈멀게 하다 (=fasciner)
3. 타동사 경탄을 불러일으키다, 마음을 사로잡다 (=émerveiller)
[64]constitutionnel [kɔ̃stitysjɔnεl] ( 여성: constitutionnelle )
1.형용사 합헌적인,헌법에 의한, 입헌적인
2.형용사 체질적인, 선천적인
3.남성형 명사 헌법옹호자,입헌당원
[65]inspirer [ɛ̃spiʀe] 1. 타동사 (감정·생각 따위를) (에) 불러 일으키다, 품게 하다, 고취하다
2. 타동사 (에게) 영감을 불어넣다 , (창작의) 착상을 일으키다 , ( 의) 마음을 끌다(plaire)
3. 대명동사 (로부터) 영감을 받다, 착상을 얻다, (을) 본받다
[66]prodigieux [pʀɔdiʒjø]
1.형용사 경이적인, 놀라운, 비범한,상당한, 굉장한 (=extraordinaire, étonnant)
2.형용사 (드물게) 기적적인, 불가사의한
3.남성형 명사 경이로움, 비범함, 굉장함
[67]agacement [agasmɑ̃] 1.남성형 명사 짜증, 역정 (=irritation)
2.남성형 명사 자극
3.남성형 명사 (복수) 귀찮은[번잡한] 일
[68]céder [sede] 1. 타동사 넘겨주다, 양보하다
2. 타동사 [법] 매각하다,(권리 따위를) 양도하다
3. 간접타동사 [céder à qn/qc] 의 뜻에 따르다,에 굴하다, 지다 (=obéir, se plier)
4.간접타동사 [céder à qnen qc] 에 관해서는 보다 못하다
[69]croyant [kʀwajɑ̃] 1. 형용사 신앙을 가지고 있는
2. 형용사 (을) 믿고 있는, 신뢰하는
3.명사 신자
4.명사 (복수) 회교도(의 자칭)
[70]volumineux [vɔlyminø] 1.형용사 부피가 큰, 덩치가 큰, 장소를 많이 차지하는 (=gros)
2.형용사 방대한,(책 따위가) 두꺼운,[옛] 권수가 많은
3.형용사 [옛] (식사 따위가) 푸짐한 (=abondant)
[71]École Polytechnique(약칭 EP 또는 L'X)는 1794년에 세워진 프랑스의 명문 공학 계열 그랑제콜(grandes écoles) 중 하나다. 프랑스의 명문학교(그랑제콜 또는 그랑제꼴) 중에서도 최정상급 학교이며, 프랑스의 MIT라고 불리기도 한다.
[72]intriguer [ɛ̃tʀige] 듣기 [sɛ̃tʀige] 1. 타동사 궁금하게 하다, 의아심을 품게 하다, 마음에 걸리게 하다, 수상한 느낌을 갖게 하다
2. 타동사 전문용어 줄거리를 복잡하게 꾸미다
3.자동사 음모를 꾸미다, 술책을 쓰다 (=manœuvrer)
[73]brouiller [bʀuje] 1. 타동사 뒤섞다, 혼합하다,뒤죽박죽으로 만들다
2. 타동사 (시각 따위를) 흐리게 하다,(안색을) 좋지 않게 하다,(전파를) 방해하다
3. 대명동사 (유리 따위가) 뿌옇게 되다, (날씨가) 흐려지다
4. 대명동사 [비유] 혼란스럽게 되다, 동요하다
brouiller의 용례
- Il a brouillé l'image sur l'écran.
(그는 화면의 이미지를 흐리게 만들었다.)
- Les nuages ont brouillé la vue de la montagne.
(구름이 산의 전망을 흐리게 했다.)
- Cette affaire a brouillé leur amitié.
(이 사건이 그들의 우정을 흐트러뜨렸다.)
- Le vent brouille les sons au loin.
(바람이 멀리서 들리는 소리를 흐리게 한다.)
se brouiller의 용례
- Ils se sont brouillés après une dispute.
(그들은 다툼 후 사이가 틀어졌다.)
- L'eau se brouille quand on y ajoute du lait.
(우유를 넣으면 물이 흐려진다.)
- Son esprit se brouille quand il est stressé.
(그는 스트레스를 받으면 정신이 혼란스러워진다.)
- Le ciel se brouille avant l'orage.
(폭풍이 오기 전에 하늘이 흐려진다.)
[74]cacher 1 [kaʃe] 1.타동사 감추다, 숨기다
2.타동사 가리다 (=masquer, voiler)
3.대명동사 숨다, 은신하다
4.대명동사 숨겨지다, 가려지다
[75]clandestin [klɑ̃dεstɛ̃] ( 여성: clandestine )
1.형용사 숨어서 하는, 은밀한,불법적인 (=secret, illicite)
2.명사 밀항자,불법 노동자
3.명사 (2차대전 때의) 레지스탕스 운동가
[76]couvrir "덮다"라는 기본 의미에서 확장되어, "가득 채우다", **"온통 퍼붓다"**라는 뜻으로 쓰였습니다. 즉, 그는 그녀에게 입맞춤과 애무를 가득 퍼부었다는 의미가 됩니다.
[77]faire peur는 "두려움을 주다", "겁을 주다", **"무섭게 하다"**라는 의미로 사용됩니다. 즉, **"그녀는 그를 사랑했지만, 그는 그녀를 두렵게 했다"**라는 뜻이 됩니다.
faire peur à quelqu'un은 특정 대상에게 두려움을 유발하는 표현으로, 다음과 같은 예문에서도 볼 수 있어요:
· Ce film me fait peur.
(이 영화는 나를 무섭게 해.)
· Il lui a fait peur en criant soudainement.
(그가 갑자기 소리를 질러 그녀를 놀라게 했다.)
· Les histoires de fantômes font peur aux enfants.
(유령 이야기들은 아이들을 무섭게 한다.)
[78] Elle leur préférait son frère, qui était plus sérieux.
(그녀는 그들에게 더 진지한 그녀의 오빠를 선호했다.)
Il leur préfère les vacances à la montagne plutôt qu'à la plage.
(그는 그들에게 해변보다 산에서 보내는 휴가를 더 선호한다.)
Nous leur préférons les films classiques aux films modernes.
(우리는 그들에게 현대 영화보다 고전 영화를 더 선호한다.)
Elle leur préférait Marc, qui était toujours gentil avec eux.
(그녀는 그들에게 항상 친절했던 마르크를 더 선호했다.)
이런 구조에서는 **"누구에게"**라는 의미를 전달하기 위해 **간접 목적어 대명사(leur, lui 등)**가 사용됩니다.
[79]soulier [sulje] 남성형 명사 구두, 단화, 신발
Chaussure: 일반적으로 모든 종류의 신발을 가리키는 포괄적인 표현입니다. 운동화, 부츠, 하이힐 등 다양한 신발을 포함할 수 있어요.
Soulier: 보다 전통적이고 격식 있는 표현으로, 주로 구두를 의미하는 경우가 많습니다. 현대 프랑스에서는 덜 사용되지만, 문학이나 공식적인 상황에서 여전히 등장할 수 있어요.
[80]éculé [ekyle]
1.형용사 (신발이) 뒤꿈치가 망그러진, 신어서 닳은
2.형용사 [비유] (표현 따위가) 진부한, 케케묵은
[81]malle [mal] 1.여성형 명사 여행용 대형 가방, 트렁크
2.여성형 명사 [옛] (행상인의) 봇짐
3.여성형 명사 [옛] 자동차의 트렁크 (=coffre)
[82]distingué [distɛ̃ge] 1.형용사 고상한, 기품 있는, 우아한 (=noble, élégant, [구어] chic)
2.형용사 [문어] 뛰어난, 탁월한, 우수한 (=brillant, éminent)
3.형용사 (편지의 결구에서) 각별한
[83]en friche 1.황무지 상태의,황폐한
2.[비유] 방치된, 쓰지 않고 있는,(재능 따위를) 묻어두고 있는
[84]marquise [maʀkiːz] 1.여성형 명사 후작 부인
2.여성형 명사 차일, 차양,(텐트의) 플라이
3.여성형 명사 길쭉한 보석을 박은 반지
[85]putain [pytɛ̃] 1.여성형 명사 [경멸·속어] 창녀,헤픈 여자, 화냥년
2.여성형 명사 [구어] 간교한 사람,붙임성이 좋은 사람
3.형용사 (불변) 온갖 사람의 비위를 다 맞추려는, 붙임성이 아주 좋은
[86]aride [aʀid] 1.형용사 [드물게] 습기 없는, 건조한,불모의 (=sec, desséché)
2.형용사 [문어·비유] 감성[상상력]이 없는,무미건조한, 따분한 (=stérile, rébarbatif)
[87]dupe [dyp] 1 여성형 명사 쉽게 속는 사람 (=dindon, pigeon)
2.형용사 잘 속는, 속이기 쉬운 (=crédule, naïf)
[88]consoler [kɔ̃sɔle] 1.타동사 (슬픔·괴로움 따위를) 가라앉히다, 달래다, 덜어주다 (=apaiser, calmer, diminuer)
2.타동사 위로하다, 위안하다
3.대명동사 마음을 달래다
4.대명동사 서로 위로하다
[89]moustachu [mustaʃy] 1.형용사 짙은 콧수염을 기르고 있는, 콧수염이 난
2.남성형 명사 콧수염을 기른 남자
· [90]pharmacien (약사)
· 사람을 가리키는 명사입니다.
· 약의 전문가로서, 약의 조제, 투약, 환자 상담, 의약품 관리 등을 담당하는 보건 전문직입니다123.
· 예시: "en face du pharmacien"은 "약사(의 집/가게) 맞은편에"라는 뜻입니다.
· pharmacie (약국 또는 약학)
· 장소 또는 학문을 가리키는 명사입니다.
· 장소로서는 약국(약을 파는 가게, officine과 동의어로 쓰임)을 의미합니다435.
· 학문으로서는 약물의 개발, 조제, 작용, 투여 등에 관한 과학(약학)을 의미합니다.
· 예시: "il va à la pharmacie"는 "그는 약국에 간다"는 의미입니다.
[91]1 louis = 20 livres
1 livre = 20 sous = 240 deniers
1 franc(1795~) = 100 centimes = 1 livre
[92]outré [utʀe] 1.형용사 과도한, 지나친, 극단적인
2.형용사 분노한, 격분한 (=indigné)
3.형용사 [옛·문어] (행동·감정의) 도를 벗어난, 극단적인
[93]pensionnaire [pɑ̃sjɔnεːʀ] 1.명사 [옛] 연금 수령자 (=pensionné)
2.명사 하숙생,기숙생
3.여성형 명사 [옛] 무지하고 순진한 아가씨
[94]engrosser [ɑ̃gʀose] 1.타동사 [속어]임신시키다
2.자동사 임신하다
[95]sur le tard는 프랑스어에서 꽤 흔하게 쓰이는 구어체 표현. 특히 “늦은 나이에”, “늦게(인생에서)”라는 의미로, 결혼이나 진로, 학습 등 중요한 일이 늦게 이루어질 때 자주 사용
1. en avancé âge
· 의미: “늙은 나이에”, “늙어서”
· 예시: Elle s’est mariée en avancé âge.
(그녀는 늙은 나이에 결혼했다.)
2. à un âge avancé
· 의미: “늦은 나이에”
· 예시: Il a commencé à apprendre le piano à un âge avancé.
(그는 늦은 나이에 피아노를 배우기 시작했다.)
3. plus tard dans la vie
· 의미: “인생에서 더 늦게”
· 예시: Il a rencontré l’amour plus tard dans la vie.
(그는 인생에서 더 늦게 사랑을 만났다.)
4. à un âge mûr
· 의미: “성숙한 나이에” (상대적으로 부드럽고 긍정적인 느낌)
· 예시: Elle s’est lancée dans une nouvelle carrière à un âge mûr.
(그녀는 성숙한 나이에 새로운 경력을 시작했다.)
[96]zouave [zwaːv] 남성형 명사 [군사] 알제리 보병(대) (1830년에 창설된 알제리 원주민 보병대 병사)
[97]mutisme [mytism] 1.남성형 명사 [의학] 무언증
2.남성형 명사 침묵, 말없음
[98]criaillerie [kʀijɑjʀi] 여성형 명사 (흔히 복수) 푸념, 불평, 잔소리
[99]bègue [bεg] 형용사, 명사 말을 더듬는 (사람)
[100]naval [naval] 1.형용사 선박의, 항해의
2.형용사 해군의 , 해전의
3.고유명사 Navale n.pr.f. 해군사관학교
[101]ronger [ʀɔ̃ʒe] 1.타동사 갉아먹다,쏠다,(조금씩) 물어뜯다
2.타동사 (주어는 사물) 부식시키다,침식하다 (=corroder)
3.대명동사 자신의 을 물어뜯다
4.대명동사 번민하다, 괴로워하다
[102]Cochinchine Région dans le sud du Vietnam
[103]délaissé [delε[e]se] 1.형용사 (사람이) 버림받은 (=abandonné)
2.형용사 (사물이) 방기된, 방치된
[104]au galop 구보로,[비유] 빨리 (=vite)
[105]se réfugier [s(ə)ʀefyʒje] 대명동사 피난[망명]하다,도피하다
[106]intestinal [ɛ̃tεstinal] 형용사 장(腸)의,장내의
[107]hâte 2 [ɑːt] 1.여성형 명사 서두름, 급함, 신속 (=célérité, promptitude)
2.여성형 명사 안달, 초조 (=impatience)
[108]rémission [ʀemisjɔ̃] 1.여성형 명사 용서,사면
2.여성형 명사 [옛] (국왕의) 사면장, 특사장 (=lettres de rémission)
3.여성형 명사 (병세의) 일시적 차도, 진정
[109]dévouement [devumɑ̃] 1. 남성형 명사 희생, 헌신
2.남성형 명사 호의, 애정
[110]indécence [ɛ̃desɑ̃ːs] 1.여성형 명사 외설, 음란 (=impudicité)
2.여성형 명사 외설적인[추잡한] 언행
3.여성형 명사 무례,불손, 건방짐 (=inconvenance)
[111]conjugal [kɔ̃ʒygal] 형용사 부부의
[112]trivialité [tʀivjalite] 1.여성형 명사 상스러움, 저속함,저속한 말[농담],음담패설
2.여성형 명사 [옛·문어] 진부함, 평범함,진부한 짓[말] (=banalité)
[113]métairie [metε[e]ʀi] 1.여성형 명사 (반타작 소작제도의) 소작지
2.여성형 명사 소작지의 농가
[114]lieue [ljø] 여성형 명사 예전의 거리의 단위 (약 4km)
[115]carriole [kaʀjɔl] 1.여성형 명사 소형 이륜 포장 마차,짐수레,헌 마차
2.여성형 명사 (캐나다의) 썰매달린 마차
[116]tarir [taʀiːʀ] 1. 자동사 마르다, 고갈되다
2.자동사 [비유] (화제거리가 없어 대화 따위가) 끊어지다
3.타동사 바싹말리다, 고갈시키다 (=assécher, épuiser)
4.타동사 (소 따위의) 젖을 마르게 하다
[117]appliquer [aplike] 1.타동사 칠하다,붙이다, 바르다,대다, 고정시키다, 달다,기대[걸쳐]놓다 (=appuyer)
2.타동사 (명령·형벌 따위를) 실행하다, 집행하다,(타격 따위를) 가하다 (=exécuter, flanquer, infliger)
3.자동사 적합하다 (=être adapté à)
[118]entérite [ɑ̃teʀit] 여성형 명사 [의학] 장염(腸炎)
[119]déchirer [deʃiʀe] 1.타동사 찢다
2.타동사 열상(裂傷)[찰상(擦傷)]을 입히다
3.대명동사 찢어지다
4.대명동사 찢기는[긁히는] 상처를 입다
[120]moribond [mɔʀibɔ̃] 1.형용사 위독한, 빈사 상태의
2.명사 위독한 병자, 빈사 상태의 사람
[121]deuil [dœj] 1.남성형 명사 (초상으로 인한) 슬픔, 애도,[비유·문어] 큰 슬픔
2.남성형 명사 (근친·사랑하는 이의) 죽음
3.남성형 명사 초상의 표시 (상복 따위)
[122]à l'époque(f) 그 당시에
[123]à l'époque, les mères nourrissaient elles-mêmes et longtemps.”
이 문장은 목적어가 생략된 문장
[124]"cette double agonie"는 Anne-Marie가 남편과 아들(화자) 모두의 병약함 또는 죽음의 위기(혹은 실제 죽음)로 인해 동시에 겪는 고통, 즉 두 가지 죽음의 고통(agonie)을 의미합니다.
이 때문에 화자는 "이중의 고통이라는 행운이 없었다면"이라고 표현하며, 실제로는 이 고통으로 인해 늦은 이유식의 어려움을 겪지 않았음을 말합니다.
(즉, 남편과 아들 모두의 죽음의 위기로 인해 젖이 마르고, 일찍 이유식을 시작하게 된 상황을 은유적으로 표현한 것입니다.)
[125]sans la chance de cette double agonie, j’eusse été exposé aux difficultés d’un sevrage tardif
현대 프랑스어에서 “j’eusse été exposé”와 같은 **접속법 대과거(plus-que-parfait du subjonctif)**는 거의 쓰이지 않고 다음과 같이 조건법 과거(conditionnel passé):로 표현할 수 있습니다:
sans la chance de cette double agonie, j’aurais été exposé aux difficultés d’un sevrage tardif
의미: “그 이중의 고통이라는 행운이 없었다면, 나는 늦은 이유식의 어려움에 노출되었을 것이다.”
[126]abrutissement [abʀytismɑ̃] 남성형 명사 지력의 저하,우둔화,[옛] (짐승과 같은) 우둔한 상태
[127]peuplé de: ~로 가득 찬, ~로 채워진
peupler [pœple] 1.타동사 (어떤 지역에) 사람[동물]을 살게하다[정착시키다],번식시키다, 이식하다
2.타동사 [문어] 채우다, 가득 차게 하다
3.대명동사 (주민들로) 가득 차다, 주민[인구]이 늘어나다
4.대명동사 로 가득차다
[128]fruste [fʀyst] 1.형용사 (화폐·메달·조각 따위가) 닳은, 마멸된 (=usé, altéré)
2.형용사 [비유·문어] (기억·인상 따위가) 희미한
3.남성형 명사 마멸
4.남성형 명사 거친 표면
[129]"hallucinations simples"와 "frustes idoles"의 의미
· hallucinations simples (단순한 환각)
· 의미:
· 유아는 아직 인지 능력이 충분히 발달하지 않아, 현실과 환상의 경계가 모호합니다.
· 어머니의 부재, 낯선 환경, 새로운 감각적 자극(유모의 얼굴, 집, 소리 등)은 아이에게는 실제와 구별되지 않는 환상처럼 느껴질 수 있습니다.
· 여기서 "단순한"은 복잡하지 않고, 유아적이며, 미발달 상태의 환상을 뜻합니다.
· frustes idoles (조잡한 우상들)
· 의미:
· "fruste"는 미완성적이고, 거칠거나 조잡하다는 뜻입니다.
· "idoles"는 우상, 신상, 또는 의지할 대상(인물, 사물, 상징 등)을 의미합니다.
· 즉, 아이가 어머니 대신 의지하거나, 자신의 세계를 채우는 대상들이지만, 그것들은 충분히 완성되지 않고, 애매모호하고, 신뢰할 수 없는 존재들입니다(예: 유모, 집안의 물건, 상상 속 인물 등).
[130]malentendu [malɑ̃tɑ̃dy] 남성형 명사 오해,불화, 알력 (=désaccord, mésentente)
[131]insolent [ɛ̃sɔlɑ̃] 1.형용사 불손한, 건방진, 무례한
2.형용사 거만한, 오만한 (=orgueilleux)
3.명사 무례한 사람,거만한 사람
[132]trépas [tʀepɑ] 남성형 명사 [옛·문어] 죽음, 운명 (=mort, décès)
[133]désobliger [dezɔbliʒe] 타동사 마음 상하게 하다, 기분 나쁘게 하다 (=froisser)
[134]répudiation [ʀepydjɑsjɔ̃] 1.여성형 명사 (일방적인)이혼
2.여성형 명사 [비유] (주의·신앙 따위의) 포기, 거부
3.여성형 명사 [법] (상속 따위의) 포기
이혼 離婚 명사 divorce, séparation (↔결혼)
[135]prévoir: (어떤 일이 일어날 것을) 미리 예상하거나 준비하다
prévenir: (어떤 일이 일어나지 않도록) 미리 막다, 경고하다, 알리다
그것을 예상하지도 못하고, 미리 막지도 못했기 때문에, 어머니는 유죄로 여겨졌다.
[136]étourdi [etuʀdi] 1.형용사 경솔한, 되통스러운, 침착하지 못한 (=distrait, irréfléchi)
2.형용사 어리둥절한, 망연자실한
3.명사 경솔한[덤벙거리는] 사람
[137]faire usage de는 “무엇을 사용하다, 활용하다”라는 뜻입니다. Ex: faire usage de son droit (자신의 권리를 행사하다)
faire de l’usage는 “오래 쓰이다, 오래 지속되다”라는 뜻으로 쓰이기도 합니다.Ex: Cette voiture a fait de l’usage. (이 차는 오래 쓰였다.)
d’usage는 “습관적으로, 관례적으로, 일반적으로”라는 뜻의 관용구로, 주로 형용사적(또는 부사적)으로 쓰입니다.Ex: C’est d’usage. (그것은 관례이다.)
à l’usage는 “사용할 때, 실제로 써보면”이라는 뜻으로 쓰입니다 À l’usage, ce n’est pas facile. (써보면 쉽지 않다.)
[138]la longue Ariane"**은 "여러분이 아는 그 길쭉한(혹은 오래 떠났던) 아리아느"라는 식의 뉘앙스
리아느(Ariane)**는 그리스 신화에서 버림받은 공주로, 많은 시인과 작가가 "버림받은 여성", "상처받은 여성", "해방을 추구하는 여성"의 상징으로 사용합니다.
문학적으로는 "일반 여성"보다는 "특정 상황(배신, 상실, 해방 등)에 처한 여성"을 상징하는 경우가 많습니다.
현대 프랑스 문학에서도 Ariane는 여성의 운명, 고통, 해방의 상징으로 자주 등장하지만, "모든 일반 여성"을 대표하는 보편적 상징은 아닙니다.
[139]tout le monde fut parfait는 "모두가 완벽했다" 또는 "모두가 아주 잘해주었다"는 의미입니다.
여기서는 아리아느가 아이를 안고 돌아왔을 때 가족이나 주변 사람들이 모두 따뜻하게, 흠잡을 데 없이 잘 대해주었다는 의미로 해석됩니다.
즉, 비난하거나 따지지 않고, 모두가 아주 좋게 대해주었다는 뜻입니다
[140]reprendre du service는 "다시 일을 시작하다"라는 뜻의 관용구로, du는 불가산명사 앞에서 "일부" 또는 "정해진 양"을 나타내는 부분관사
[141]justesse 올바름, 정확함, 적절함, 정밀함
예: une réponse pleine de justesse (정확한 답변)
2. "c'est de justesse"의 관용적 의미
직역: "그것은 정확함에 의해서이다", "그것은 적절함에 의해서이다"
실제 의미:
"아슬아슬하게", "간신히", "거의 차이가 없이"
어떤 일이 아주 근소한 차이로 이루어졌음을 강조합니다.
예: Il a réussi, mais c'est de justesse. (그는 성공했지만, 아슬아슬하게였다.)
[142]gouvernant [guvεʀnɑ̃] 1. 형용사 [드물게] 통치[지배]하는 (=dirigeant)
2.명사 (복수) 통치자, 지배자, 위정자
3.명사 행정권, 정부
[143]majordome [maʒɔʀdɔm] 1. 남성형 명사 (왕가·귀족 따위의) 하인의 우두머리
2.남성형 명사 (호텔·식당 따위의) 급사장, 주방장
[144]dame de compagnie 노인·환자를 돌보는[말상대가 되어 주는] 여자
[145]agacement [agasmɑ̃] 1.남성형 명사 짜증, 역정 (=irritation)
2.남성형 명사 자극
3.남성형 명사 (복수) 귀찮은[번잡한] 일
[146]fastidieux [fastidjø] 형용사 지겨운, 진절머리나는, 견딜 수 없는 (=ennuyeux, insupportable)
[147]prérogative [pʀeʀɔgatiːv] 1.여성형 명사 특권, 특전 (=privilège)
2.여성형 명사 [정치] 대권(大權)
[148]indispensable [ɛ̃dispɑ̃sabl] 1.형용사 없어서는 안 되는, 필수적인 (=essentiel, nécessaire)
2.형용사 [옛] 면할 수 없는 (=obligatoire)
3.남성형 명사 필요 불가결한 것[사람]
[149]s'évanouir [sevanwiːʀ] 1.대명동사 (흔적도 없이) 사라지다, 자취를 감추다 (=disparaître, s'évaporer)
2.대명동사 기절하다, 실신하다 (=défaillir, se pâmer)
3.대명동사 [문어] (에) 몰두[열중]하다
[150]régenter [ʀeʒɑ̃te] 1.
타동사 (부당하게) 좌지우지하다, 지배하다
2.타동사 [비유] 가르치다, 지도하다 (=diriger, enseigner)
3.대명동사 [옛] 교편을 잡다
[151]écueil [ekœj] 1. 남성형 명사 암초
2. 남성형 명사 [비유] 위험, 장애물,좌절의 원인
[152]mineur 1 [minœːʀ] 여성: mineure )
1.형용사 작은 (=moindre,), (↔majeur)
2.형용사 덜 중요한, 부차적인
3.명사 [법] 미성년자
mineur 2 [minœːʀ]
1.남성형 명사 광부
2.남성형 명사 [군사] 공병
[153]garde-robe [gaʀdəʀɔb] 1.여성형 명사 [옛] 옷장
2.여성형 명사 (집합적) (어떤 사람의) 옷, 의상
3.남성형 명사 [옛] 앞치마 (=tablier)
[154]trame [tʀam] 1. 여성형 명사 (직물의) 씨실, 위사(緯絲)
2. 여성형 명사 (일의) 골조, 짜임
3. 여성형 명사 [옛] 술책, 음모
[155]aviser 1 [avize] 1.타동사 [옛] 알아보다,발견하다,찾아내다 (=apercevoir)
2.간접타동사 [aviser à] 에 대해 숙고하다,하도록 유의하다 (=songer à, réfléchir à)
[156]solliciter [sɔ(l)lisite] 1. 타동사 간청하다, 청원하다 (=prier, requérir)
2.타동사 (관심·주의 따위를) 끌다, 불러일으키다,자극하다 (=attirer, exciter)
3.타동사 [옛·문어] 유인하다, 꾀다,유혹하다
[157]promettre [pʀɔmεtʀ] 1. 타동사 약속하다
2. 타동사 예고[예보]하다
3. 대명동사 자신의 마음을 줄 것을 약속하다
4. 대명동사 (모임 따위에 가기로) 약속하다
[158]se lever de table은 "식탁에서 일어나다"라는 관용구로, 정관사 없이 씁니다.
[159]arpenter [aʀpɑ̃te] 1. 타동사 (토지를) 측량하다
2. 타동사 성큼성큼 걷다 (=arpenter à grands pas)
[160]montre en main은 "손에 시계를 들고"라는 뜻의 독립분사구(절대분사)
[161]grief 1 [gʀijεf] 1. 남성형 명사 [옛] 피해
2. 남성형 명사 불평, 불만 (=plainte, reproche)
3. 남성형 명사 (복수) [법] 기소 이유,상소 이유(서)
qu'on n'en tienne pas grief aux hommes mais au lien de paternité...
"사람들에게 원망하지 말고, 부성의 관계를 원망하라"
즉, 원망의 대상이 사람이 아니라 부성의 관계임을 강조합니다.
[162]Faire des enfants는 **"아이를 만드는 것"**이라는 의미로, **아이를 가진다는 것의 시작(임신, 출산 등)**을 가리킵니다.
[163]iniquité [inikite] 1. 여성형 명사 타락, 퇴폐
2.여성형 명사 [문어] [종교] 죄악 (=défaut, péché)
3.여성형 명사 부정, 불공정성
[164]de tout son long는 **"온 몸으로", "온 힘을 다해"**라는 의미의 관용적 표현입니다.
명사 long(길이)
[165]Énées와 Anchises
Énée(에네, 복수형 Énées): 그리스 신화의 영웅 아이네아스(Aeneas)로, 트로이 전쟁 이후 아버지 안키세스(Anchises)를 등에 업고 도망쳤다는 이야기가 유명합니다.
Anchises(안키세스): 아이네아스의 아버지로, 노인이고 다리가 불편해 아들에게 업혀 도망쳤습니다.
여기서는 Énées: 아버지를 등에 업고 가는 아들들(즉, 아버지에게 짐이 되는 아들들)
Anchises: 아버지(즉, 아들의 등에 업혀 있는 아버지)
[166]géniteur [ʒenitœːʀ] 1. 형용사 낳아준
2. 명사 [익살] 낳아준 사람
[167]à cheval sur 1. 에 걸터앉아 (=à califourchon)
2.[비유] (양쪽에) 걸쳐 있는
3.에 대해 몹시 까다로운, 엄격한 (=exigeant, strict)
[168]souscrire [suskʀiːʀ] 1. 타동사 서명하다,(서명으로) 지불을 약속하다
2. 타동사 [옛] (페이지·문자 따위의) 아래에 쓰다
3. 간접타동사 동의하다, 찬동하다 (=consentir)
4. 간접타동사 출자하다,응모하다, 예약하다
[169]éminent [eminɑ̃] 1. 형용사 뛰어난, 탁월한, 걸출한 (=illustre,), (↔médiocre)
2.형용사 각별한, 유다른, 높은 (=élevé, exceptionnel)
3.형용사 [옛] (장소가) 높다란
[170]좋은 아버지는 없다, 그것이 규칙이다. 사람들에게 원망하지 말고, 썩은 부성(父子)의 관계를 원망하라. 아이를 만드는 것은 좋은 일이지만, 아이를 갖는 것은 얼마나 불공평한가! 만약 내 아버지가 살아 있었다면, 그는 온 몸으로 내 위에 드러누워 나를 짓눌렀을 것이다. 다행히 그는 어린 나이에 죽었다. 아버지(Anchises)를 등에 업고 있는 아이들(Énée) 사이에서, 나는 한 언덕에서 다른 언덕으로 혼자 건너가며, 평생 아들 위에 올라타 있는 보이지 않는 아버지들을 증오한다. 나는 내 뒤에 아버지가 될 시간도 없이 죽은 젊은 남자를 남겼고, 그는 오늘날 내 아들이 될 수도 있었다. 이것이 불행인가, 행운인가? 나는 모른다. 하지만 저명한 정신분석가의 판단에 기꺼이 동의한다: 나에게는 초자아가 없다.
[171]offusquer [ɔfyske] 1. 타동사 기분을 상하게 하다, 화나게 하다
2.타동사 [옛·문어] (물체·시야를) 가리다, 어두워지게 하다
3.대명동사 감정이 상하다, 화내다
[172]imposer [ɛ̃poze] 1.타동사 (공물 따위를) 과하다, 지불하게 하다
2.타동사 과세하다 (=taxer)
3.간접타동사 [en imposer à] ([옛] en 없이) 에게 강한 인상을 주다, 경외심을 갖게 하다, 압도하다
4.간접타동사 [옛] [(en) imposer ] 을 속이다 (=tromper)
[173]galanterie [galɑ̃tʀi] 1.여성형 명사 (여자에 대한) 정중함, 친절,(여자의) 환심을 사려는 태도
2.여성형 명사 (흔히 복수) [옛] (여자의) 환심을 사려는 언동
3.여성형 명사 [옛] (태도·정신의) 점잖음, 우아함, 세련
[174]dérober [deʀɔbe] 1.타동사 [문어] 훔치다, 슬쩍하다 (=voler)
2.타동사 [비유·옛] (비밀 따위를) 알아내다,부당하게 얻다,도용하다, 가로채다,틈을 내다
3.대명동사 (을) 피하다
4.대명동사 [비유] (을) 회피하다
[175]longévité [lɔ̃ʒevite] 1. 여성형 명사 장수(長壽)
2.여성형 명사 수명(壽命)
[176]죽는 것만으로는 충분하지 않다: 때를 맞춰 죽어야 한다. 더 늦게 죽었다면 나는 죄책감을 느꼈을 것이다. 의식이 있는 고아는 자신을 잘못이라고 여긴다: 그 모습에 불쾌해진 부모는 하늘의 방으로 물러난다. 나는 오히려 기뻤다: 나의 슬픈 처지가 존경을 불러일으켰고, 내 중요성을 만들어주었다; 나는 나의 상실을 내 덕목 중 하나로 셌다. 내 아버지는 자신의 잘못을 안고 죽을 줄 아는 품위를 지녔던 것이다: 할머니는 그가 자신의 의무에서 도망쳤다고 반복해서 말했다; 할아버지는 슈바이처 가문의 장수를 당연히 자랑스러워했기에, 누군가가 서른 살에 사라지는 것을 용납하지 않았다; 이 의심스러운 죽음의 빛 아래서, 그는 결국 사위가 실제로 존재했던 적이 있었는지 의심하게 되었고, 마침내 그를 잊어버렸다.
[177]filer à l’anglaise 인사도 없이{슬그머니} 떠나가 버리다
filer [file] 실을 잣다 (to spin thread)
달아나다, 재빨리 움직이다 (to slip away, to run off)
일상적으로는 “재빨리 떠나다”, “슬슬 빠져나가다”라는 의미로 자주 쓰입니다
[178]단순과거(passé simple): 주로 문학, 서사, 역사적 서술에서 쓰이며, 과거의 특정 사건을 객관적으로 서술할 때 사용합니다.
예: Je n'eus même pas à l'oublier (나는 그를 잊으려고 할 필요조차 없었다)
복합과거(passé composé):구어체, 현대 불어에서 흔히 쓰이며, 과거에 일어난 사건이 현재와 연관되어 있을 때 사용합니다.
예: il a aimé, il a voulu vivre, il s'est vu mourir (그는 사랑했고, 살고 싶어 했고, 죽는 걸 보았다)
혼용 이유:
문학적 서술에서, 중요한 사건이나 서술의 전환점에는 단순과거를, 일상적이거나 현재와 연결되는 과거 사건에는 복합과거를 사용하여, 문체적 변화와 뉘앙스를 줍니다.
복합과거는 주로 현실적, 구체적, 개인적 경험을 강조하고, 단순과거는 서사적, 역사적, 객관적 뉘앙스를 줍니다.
Il a aimé (그는 사랑했다)
여기서 목적어가 생략되어 있습니다.
문맥상 누군가(아내, 가족, 삶 등)를 사랑했다는 의미로 해석할 수 있지만, 구체적으로 명시되어 있지 않습니다.
문학적, 상징적 표현으로, 삶 전체, 또는 누군가(특정인)를 사랑했다는 의미로 볼 수 있습니다.
[179]crâne 1 [kʀɑːn] 1.남성형 명사 두개(골)
2.남성형 명사 머리
3.남성형 명사 [비유] 두뇌, 지성, 머리
[180]dégarni [degaʀni] 형용사 (이) 없는, 비어 있는
dégarnir [degaʀniːʀ] 1.타동사 (의) 장식[비품, 내용물]을 제거하다[치우다, 비우다]
2.타동사 [군사] (에서) 군대를 철수시키다
3.대명동사 (방 따위에서 사람·물건이) 사라지다, 없어지다 (=se vider)
4.대명동사 (머리털이) 빠지다,(나무의) 잎이 떨어지다
[181]Le Dantec (르 당텍):
Félix Le Dantec (1869–1917)는 프랑스의 생물학자이자 진화론자, 철학자입니다.
생물학적 결정론, 진화론, 과학의 미래에 관한 저서를 남겼습니다.
Weber (베버):
Alfred Weber 또는 Louis Weber 등 여러 인물이 있으나, 여기서는 Louis Weber (프랑스 철학자, 19~20세기)일 가능성이 높습니다.
Vers le positivisme par l'idéalisme absolu는 “절대적 관념론을 통한 실증주의로”라는 제목의 저서입니다.
내용: 관념론(이상주의)을 통해 실증주의(경험적, 과학적 사고)에 도달하려는 철학적 논의를 담고 있습니다.
[182]griffonnage [gʀifɔnaːʒ] 1.남성형 명사 휘갈겨쓴 글씨,서투른 그림 (=barbouillage, gribouillage)
2.남성형 명사 졸작
[183]dansant [dɑ̃sɑ̃] 1.형용사 춤추는,춤추는 듯한
2.형용사 (음악이) 춤추고 싶어지게 하는, 춤추기에 알맞은
3.형용사 무도가 벌어지는
[184]Environs 의미: “근처”, “주변”, “무렵”
문법적 역할: aux environs de ma naissance는 “내가 태어날 무렵”, “내가 태어날 때쯤”이라는 뜻입니다.
전치사구로, **시간적 시점(내가 태어날 때쯤)**을 나타냅니다.
[185]défunt [defœ̃] 1.형용사 [문어] 사망한, 작고한 (=décédé, mort)
2.형용사 [문어·비유] 사라진, 지나간,예전의 (=disparu, passé)
3.명사 고인
Mortel 죽음의
Défunt 고인
Trépas 죽음 mort, décès
Deuil 애도 슬픔
[186]ouï-dire [widiːʀ] 남성형 명사 (복수불변) 소문 (=bruit, on-dit)
[187]le Masque de Fer (철가면):
프랑스 역사상 미스터리한 인물입니다.
루이 14세 시대에 강제로 철가면을 쓰고 감금된 인물로, 정체가 불분명한 전설적 존재입니다.
le chevalier d'Éon (에옹 기사):
실제 인물입니다.
Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Timothée d'Éon de Beaumont (1728–1810)는 남성과 여성 양쪽으로 살았던 스파이, 외교관, 검투사로 유명합니다.
[188]rapporter [ʀapɔʀte] 1.타동사 도로 가져오다
2.타동사 가지고 돌아오다 (=ramener)
3.대명동사 관계되다, (논리적) 연관이 있다 (=s'appliquer à, cadrer avec)
4.대명동사 [se rapporter à qc] [옛] (와) 유사하다,(에) 어울리다
[189]ses yeux clairs, aujourd'hui mangés
ses yeux clairs(그의 맑은 눈)를 수식하는 분사구문입니다.
aujourd'hui mangés는 “오늘날에는 이미 사라진” 또는 “오늘날에는 이미 먹혀버린(상실된)”이라는 의미입니다.
문학적, 상징적 표현으로, **눈이 더 이상 존재하지 않는다(사진, 기억 등에서 사라짐)**는 뜻입니다.
직역: “오늘날에는 이미 먹혀버린(사라진) 그의 맑은 눈”
[190]peser는 기본적으로 타동사와 자동사 모두로 쓰일 수 있습니다.
타동사:"무게를 재다" (to weigh something) 예: Je pèse le colis. (나는 소포의 무게를 잰다.)
자동사:"무게가 나가다", "존재감(영향력)을 주다", "짐이 되다" (to weigh a certain amount, to have weight/influence) 예: Ce colis pèse cinq kilos. (이 소포는 5kg이다.) 예(비유적): Son opinion pèse beaucoup dans la décision. (그의 의견이 결정에 큰 영향을 미친다.)
2. 문장에서의 용법 nous avons pesé quelque temps, lui et moi, sur la même terre, voilà tout.
여기서 peser는 자동사로 쓰였습니다.
직역: "우리(그와 나)는 잠시 동안 같은 땅 위에 존재했다(무게를 주었다), 그것이 전부다."
[191]나는 그를 잊으려고 노력할 필요조차 없었다. 인사도 없이 슬그머니 떠난 장-밥티스트는 내가 그를 알게 될 기쁨을 내게 주지 않았다. 오늘날까지도 나는 그에 대해 아는 것이 너무 적다는 사실에 놀란다. 그는 사랑을 했고, 살고 싶어 했으며, 자신이 죽는 걸 보았다. 그것만으로도 한 사람을 이루기에 충분하다. 하지만 그 남자에 대해, 우리 가족 중 누구도 나를 흥미롭게 만들지 못했다. 여러 해 동안, 나는 내 침대 위에 맑은 눈, 둥글고 벗겨진 머리, 강렬한 콧수염을 가진 작은 장교의 초상화를 볼 수 있었다. 어머니가 재혼하자 그 초상화는 사라졌다. 시간이 흐른 뒤, 나는 그가 소유했던 책들을 물려받았다: Le Dantec의 과학의 미래에 관한 책, 그리고 Weber의 「절대적 관념론을 통한 실증주의로」라는 책. 그는 그 시대 모든 이들과 마찬가지로 나쁜 책을 읽었다. 책의 여백에서 나는 해독 불가능한 낙서들을 발견했는데, 그것은 내가 태어날 무렵 살아있고 춤추던 작은 깨달음의 죽은 흔적이었다. 나는 그 책들을 팔아버렸다: 그 죽은 자는 나와 거의 아무런 관련이 없었다. 나는 그를 마치 ‘철가면’이나 ‘에옹 기사’처럼 소문으로만 알고 있으며, 내가 그에 대해 아는 것은 결코 나와 관련된 것이 아니다: 만약 그가 나를 사랑했고, 나를 안아주었고, 맑은 눈(오늘날에는 이미 사라진)을 그의 아들에게 돌렸다 해도, 아무도 그 기억을 간직하지 못했다. 그것은 사라진 사랑의 슬픔일 뿐이다. 이 아버지는 그림자도 아니고, 시선도 아니다: 그와 나는 잠시 같은 땅 위에 존재했을 뿐이다. 죽은 자의 아들이라기보다, 나는 기적의 아이로 여겨졌다. 여기에서, 의심할 여지 없이, 내 놀라운 가벼움이 나온다. 나는 지도자가 아니며, 지도자가 되고 싶지도 않다.
[192]d'ordre는 부정문에서 목적어가 불특정 복수 또는 추상적 개념일 때 de로 바뀌는 프랑스어 문법 규칙에 따른 것입니다.
order(ordre)는 셀 수 있는 명사이지만, 실제로는 "명령"이라는 추상적 개념으로 여겨질 때 de가 쓰일 수 있습니다.
[193]ronger [ʀɔ̃ʒe] 1.타동사 갉아먹다,쏠다,(조금씩) 물어뜯다
2.타동사 (주어는 사물) 부식시키다,침식하다 (=corroder)
3.대명동사 자신의 을 물어뜯다
4.대명동사 번민하다, 괴로워하다
[194]chancre [ʃɑ̃ːkʀ] 1.남성형 명사 [의학] 하감(下疳),궤양
2.남성형 명사 [식물] 암종병,근류병(根瘤病)
3.남성형 명사 [비유] 암,악폐
[195]명령하는 것과 복종하는 것은 결국 같다. 가장 권위적인 이조차도 다른 이, 즉 신성한 기생충인 그의 아버지의 이름으로 명령하며, 자신이 겪는 추상적 폭력을 전달한다. 내 평생 나는 웃지 않고, 남을 웃기지 않고 명령을 내린 적이 없다. 그것은 내가 권력의 암(썩은 상처)에 갉아먹히지 않았기 때문이다: 누구도 나에게 복종을 가르쳐주지 않았다.
[196]géant [ʒeɑ̃] 1. 명사 (Géant) (신화 상의) 거인
2. 명사 거인, 거녀(巨女)
3.형용사 거대한, 대형의
4.형용사 [구어] 멋진, 훌륭한, 굉장한 (=formidable)
[197]vierge [vjεʀʒ] 1.여성형 명사 [옛] (숫)처녀 (=pucelle)
2.여성형 명사 [종교] 동정녀
3.형용사 처녀의, 순결한,동정의
4.형용사 순수한, 무구한,손대지 않은
[198]mineur 1 [minœːʀ] 1.형용사 작은 (=moindre,), (↔majeur)
2.형용사 덜 중요한, 부차적인
3.명사 [법] 미성년자
[199]entretenu [ɑ̃tʀətny] 1. 형용사 유지[보존]된
2. 형용사 부양 받는
[200]égard [egaːʀ] 1.남성형 명사 고려, 참작 (=considération)
2.남성형 명사 존경, 경의,(복수) 존경의 표시
[201]chastement [ʃastəmɑ̃] 부사 순결[정숙]하게
[202]jeune importance:
"내 젊음의 중요성", "내 젊은 시절의 영향력"
jeune는 비유적으로 "젊음에서 오는 힘, 가치, 존재감"을 의미합니다.
[203]bonté [bɔ̃te] 1.여성형 명사 착함, 어짐,친절, 호의 (=bienveillance,), (↔méchanceté)
2.여성형 명사 (복수) 친절한 행위
3.여성형 명사 [드물게] 좋음, 양호함
[204]esquisser [εskise] 1.타동사 초벌을 그리다, 소묘하다
2.타동사 계획을 세우다,(문학 작품의) 초고를 만들다,개괄적으로 그리다
3.대명동사 초벌 그림이 그려지다, 소묘되다
4.대명동사 윤곽이 잡히다, 형태가 이루어지다
[205]louer qn de+inf. qn이 inf한 것에 칭찬하다
louer 1 [lwe] 1.타동사 칭찬하다, 치하하다 (=complimenter, féliciter)
2.타동사 찬양하다 (=exalter, glorifier)
3.대명동사 (에) 대단히 만족해 하다
4.대명동사 [드물게] 자랑[자찬]하다
louer 2 [lwe] 1.타동사 세(貰)놓다, 임대하다
2.타동사 세내다, 세들다
3.대명동사 세(貰)로 나가다
4.대명동사 (임시로) 고용되다
[206]bien vouloir réaliser 기꺼이 실현해주는 것 강조, 관용적 표현
bien mignon 정말 사랑스러운 형용사 강조(매우)
bien raisonnable 정말 이성적인 형용사 강조(매우)
bien gentiment 아주 순순히 부사 강조(매우)
[207]douillet [dujε] 1.형용사 부드러운, 포근한,(장소 따위가) 안락한
2.형용사 (육체적인 고통에) 민감한,여린
3.명사 (고통에) 민감한 사람,여린 사람
[208]그녀는 어쨌든 내게 명령하지 않는다: 그녀는 가볍고 부드러운 말로 미래를 그려보이며, 내가 그 미래를 잘 이루어주기를 칭찬한다: “내 귀여운 아가가 정말 사랑스럽고, 정말 이성적일 거야. 그는 아주 순순히 코에 약을 넣어 주는 걸 받아들일 거야.” 나는 이 따뜻한 예언들에 스스로 빠져든다.
[209]patriarche [patʀijaʀʃ] 1. 남성형 명사 (구약 성서의) 족장, 가장
2.남성형 명사 [문어] 대가족에 둘러싸여 검소하고 평온한 생활을 하는 노인,(사회·단체의) 원로, 장로
3.남성형 명사 (가톨릭의) 총대주교,(그리스정교의) 총주교
[210]sacristie [sakʀisti] 1.여성형 명사 (성당의) 성기실(聖器室), 제의실(祭衣室), 의식 용구실
2.여성형 명사 [경멸] 교권 옹호 세력
[211]tiède [tjεd] 1.형용사 미지근한, 미온의,(음료가) 식은,(기온·기후 바람이) 훈훈한, 포근한 (=refroidi, doux)
2.형용사 [비유] (사람·감정 태도가) 미적지근한, 미온적인,열의없는,무기력한 (=indifférent, nonchalant)
3.명사 미적지근한 사람, 미온적인 사람
[212]foudre 1 [fudʀ] 1여성형 명사 벼락
2.여성형 명사 (복수) 굉장한 위력,격노, 격렬한 비난,징벌, 제재
3.남성형 명사 [옛] 위력적인[뛰어난] 사람 (현재는 주로 비꼼의 뜻으로 사용)
4.남성형 명사 [신화] (주피터가 휘두르면 번개가 치는) 삼지창
[213]chaire [ʃεːʀ] 1.여성형 명사 (대)주교좌,(대)주교의 권위
2.여성형 명사 (교회의) 설교단,설교
3.여성형 명사 (교수의) 강단,정교수직
[214]apparition [apaʀisjɔ̃] 1.여성형 명사 나타남, 출현, 등장 (=manifestation, arrivée), (↔disparition)
2.여성형 명사 (최초의) 출현, 발생,발명,(책의) 출판 (=émergence, invention, publication)
3.여성형 명사 환영(幻影),유령, 망령 (=vision, fantôme, revenants)
[215]apparition [apaʀisjɔ̃] 1.여성형 명사 나타남, 출현, 등장 (=manifestation, arrivée), (↔disparition)
2.여성형 명사 (최초의) 출현, 발생,발명,(책의) 출판 (=émergence, invention, publication)
3.여성형 명사 환영(幻影),유령, 망령 (=vision, fantôme, revenants)
[216]gorger [gɔʀʒe] 1.타동사 가득 채우다
2.타동사 [비유] (에게) (금품 따위를) 듬뿍 주다
3.대명동사 (을) 배불리 먹다
4.대명동사 (로) 가득차다
[217]au terme de ~끝에 (au bout de )
[218]paternité [patεʀnite] 1.여성형 명사 아버지임, 부성(父性),부성애
2.여성형 명사 (작품의) 작자로서의 자격
3.여성형 명사 [법] 아버지의 자격, 부자 관계
[219]empêcher [ɑ̃pε[e]ʃe] 1.타동사 방해하다, 못하게 하다, 막다 (=défendre, interdire,), (↔permettre)
2.타동사 [옛] 거북하게[난처하게] 하다 (=entraver, gêner)
3.대명동사 스스로 금하다, 자제하다 (특히 pouvoir와 함께 부정형으로), (=se défendre)
[220]asservir [asεʀviːʀ] 1.타동사 노예로 만들다,굴복[굴종]시키다 (=soumettre), (↔libérer, délivrer)
2.타동사 통제하다, 억제하다 (=maîtriser, dominer)
3.대명동사 노예가 되다,굴복[복종]하다
4.대명동사 자동 제어 장치가 부착되다
[221]fief [fjεf] 1.남성형 명사 (봉건 시대의) 봉토(封土), 영지
2.남성형 명사 [비유] 세력 범위,전문 분야
[222]émerveillé [emεʀvεje] 형용사 경탄[감탄]한
[223]il prit le parti de + 동사원형
· prendre le parti de ~는 “~하기로 결심하다”, “~하는 입장을 취하다”, “~로 여기기로 하다”라는 의미의 관용적 표현입니다.
[224]faveur [favœːʀ] 1.여성형 명사 호의,은혜,총애 (=bienveillance, bienfait)
2.여성형 명사 신임, 호평, 인기
3.여성형 명사 특혜, 특별 배려 (=bénéfice)
[225]singulier [sɛ̃gylje] 1.형용사 기이한, 야릇한,[비꼼] 별난 (=bizarre, étrange)
2.형용사 [문어] 특이한, 독특한 (=extraordinaire, particulier)
3.남성형 명사 [문법] 단수(單數)(형)
4.남성형 명사 [논리] 유일
[226]마지막으로 가족의 가장(할아버지)가 남았다. 그는 신 아버지와 너무나 닮아서 종종 그로 오인되곤 했다. 어느 날, 그는 성당의 사제실로 들어갔다. 신부는 미지근한 신자들에게 천상의 벼락을 위협하며 말했다: “신이 여기 계십니다! 신이 당신들을 보고 계십니다!” 갑자기 신자들은 설교단 아래에서 그들을 바라보는 큰 수염을 기른 노인을 발견하고는 도망쳤다. 다른 때에는 할아버지가 그들이 자기 무릎 앞에 엎드렸다고 말했다. 그는 점점 이런 ‘나타남’을 즐기게 되었다. 1914년 9월, 그는 아르카숑의 한 영화관에 나타났다: 어머니와 나는 발코니에 있었는데, 그가 빛을 요구했다. 다른 신사들이 그의 주위에서 천사 흉내를 내며 “승리! 승리!”라고 외쳤다. 신이 무대에 올라가 마른 전투 공보를 읽었다. 그의 수염이 검었던 시절, 그는 여호와였으며 나는 에밀이 간접적으로 그 때문에 죽었다고 의심한다. 이 분노의 신은 자신의 아들들의 피를 탐닉했다. 그러나 나는 그의 긴 생애의 말미에 태어났고, 그의 수염은 하얗게 세고 담배로 누렇게 변했으며, 아버지 됨은 더 이상 그를 즐겁게 하지 않았다. 그가 나를 낳았다 해도, 나는 그가 습관적으로 나를 지배하지 않을 수 없었으리라고 생각한다. 내 행운은 죽은 자에게 속해 있었다는 점이었다: 죽은 자가 평범한 아이의 값을 치르는 몇 방울의 정액을 쏟아냈던 것이다. 나는 태양의 영지였고, 할아버지는 나를 소유하지 않고서도 나를 즐길 수 있었다: 나는 그의 ‘경이’였고, 그것은 그가 경이로운 노인으로 생을 마감하고 싶어했기 때문이었다. 그는 나를 운명의 특별한 은총, 언제든 거둘 수 있는 값없는 선물로 여기기로 했다. 그가 내게 무엇을 요구했을까.
[227]combler [kɔ̃ble] 1.타동사 [드물게] 가득 채우다
2.타동사 (에게) 풍부하게 주다
3.타동사 (구멍 따위를) 메우다 (=boucher)
se gorger는 과도하게 채우다, 탐닉하다는 의미로, 탐욕적, 폭력적, 혹은 비유적으로 부정적 뉘앙스가 있습니다.
combler는 채우다, 만족시키다, 기쁘게 하다는 의미로, 긍정적, 심리적, 감정적 뉘앙스가 있습니다.
[228]la barbe du Père(아버지의 수염):
전통적으로 ‘아버지’는 신의 권위와 힘을 상징하며, 수염은 그 권위와 신성함, 위엄을 나타냅니다.
le Sacré-Cœur du Fils(아들의 성심):
‘성심’은 예수 그리스도의 사랑과 희생, 인간에 대한 신의 사랑을 상징합니다.
이 표현은 ‘사랑의 신’이면서도, 신성한 권위(아버지)와 사랑(아들)을 동시에 지녔음을 나타냅니다.
즉, 이 인물이 권위와 사랑을 모두 가진 존재임을 강조하는 상징적 표현입니다.
[229]imposition [ɛ̃pozisjɔ̃] 1.여성형 명사 (의무·조건 따위의) 부과, 강제
2.여성형 명사 과세,과세 기준의 설정, [옛] 세금 (=impôt)
imposition des mains(손 얹기):
기독교에서 손을 얹는 의식은 축복, 치유, 보호의 의미를 가집니다.
여기서는 할아버지가 손을 얹어 축복하거나 보호하는 장면을 묘사한 것으로,
화자가 할아버지로부터 특별한 사랑과 보호를 받는 모습을 상징적으로 표현한 것입니다.
[230]crâne는 머리의 뼈 구조(두개골)에 집중하며, 해부학적 용어로 자주 사용됩니다.
tête는 머리 전체(머리뼈 + 얼굴 + 피부 + 머리카락 등)를 의미하며, 일상적이고 포괄적인 단어입니다.
비유적 의미에서는 두 단어 모두 “머리”, “지능”, “사고력”을 나타낼 수 있지만, crâne는 좀 더 해부학적, 의학적 뉘앙스가 강합니다.
[231]paume [poːm] 1. 여성형 명사 손바닥
2.여성형 명사 [운동] 폼 (테니스의 전신)
3.여성형 명사 [건축] 장부맞춤
[232]chevroter [ʃ(ə)vʀɔte] 1.자동사 (염소가) 새끼를 낳다 (=chevreter)
2.자동사 (염소가) '매애'하고 울다 (=bêler)
3.타동사 (을) 떨리는 목소리로 말[노래]하다
[233]embuer [ɑ̃bɥe] 1.타동사 (창유리 따위를) 김으로 덮다, 흐리게 하다 (=voiler)
2.타동사 (눈물이 눈을) 흐리게 하다
3.대명동사 (창유리·눈 따위가) 흐려지다, [s'embuer de qc] 으로 흐려지다
[234]Se récrier [səʀekʀije] 1.대명동사 [문어] (의) 소리를 지르다
2.대명동사 격렬히 항의하다 (=protester)
3.대명동사 [사냥] (놓친 짐승을 쫓으며 개가) 크게 짖다
[235]garnement [gaʀnəmɑ̃] 1.남성형 명사 [옛] 불량배, 깡패 (=voyou, vaurien)
2.남성형 명사 악동, 소란을 피우는 아이
[236]manifeste 2 [manifεst] 1.남성형 명사 (정부·정당 따위의) 선언(문), 성명(서)
2.남성형 명사 (새로운 문예 이론 따위의) 선언
3.남성형 명사 적하(積荷) 물품 목록,탑승자 명단
manifeste 1 [manifεst] 1.형용사 [옛] 사실로 입증된
2.형용사 명백한, 뚜렷한 (=certain, évident)
[237]그는 아버지의 수염과 아들의 성심을 가진 사랑의 신이었다; 그는 내 머리에 손을 얹어 축복을 내렸고, 나는 그의 손바닥의 따뜻함을 느꼈다. 그는 다정함으로 떨리는 목소리로 나를 그의 작은 아이라고 불렀고, 눈물은 그의 차가운 눈을 흐리게 했다. 모두가 소리쳤다: ‘그 녀석이 그를 미치게 만들었어!’ 그는 나를 숭배했다, 그것은 분명했다. 그가 나를 사랑했을까? 그렇게 공개적인 열정 속에서, 나는 진심과 꾸밈을 구별하기 어렵다: 나는 그가 다른 손자들에게 많은 애정을 보였다고 생각하지 않는다; 사실 그는 거의 그들을 보지 못했고 그들은 그를 전혀 필요로 하지 않았다. 나는 모든 것을 그에게 의존했다: 그는 내 안에서 자신의 관대함을 숭배했다.
[238]sublime [syblim] 1.형용사 숭고한, 고상한
2.형용사 탁월한, 감탄할 만한
3.남성형 명사 (정신·도덕 따위의) 지고의 경지, 극치
4.남성형 명사 [문학사] 숭고미(美),숭고체(體)
[239]photogénique [fɔtɔʒenik] 1.형용사 선명한 상을 주는, 사진이 잘 나오게 하는
2.형용사 사진이 잘 나오는, 촬영효과가 좋은
[240]Il avait la chance et le malheur d'être photogénique ;
번역: 그는 사진에 잘 나오는 행운과 불행을 가지고 있었다.
해설: 사진에 잘 나오는 것이 장점이자, 사진에 집착하게 만드는 단점이 됨을 역설적으로 표현합니다.
[241]instantané [ɛ̃stɑ̃tane] 1.형용사 순식간의, 순간적인
2.형용사 즉각적인, 갑작스러운
3.남성형 명사 [사진] 스냅사진
[242]pose [poːz] 1.여성형 명사 (자리에) 놓기, 설치, 가설, 부설
2.여성형 명사 포즈
3.여성형 명사 자세, 태도
[243]prétexte 1 [pʀetεkst] 1.남성형 명사 구실, 핑계
2.남성형 명사 기회, 계기
[244]suspendre [syspɑ̃:dr] [sə syspɑ̃:dr]
1.타동사 매달다, 달아매다, 늘어뜨리다, 걸다 (=fixer, pendre, accrocher)
2.타동사 유예하다, 유보하다, 연기하다 (=reporter)
3.대명동사 (에) 매달리다
[245]figer [fiʒe] 1.타동사 (피·기름 따위를) 엉기게 하다, 굳게 하다 (=condenser)
2.타동사 꼼짝 못하게 하다
3.대명동사 (피가) 엉기다,(기름·소스 따위가) 굳어지다
4.대명동사 (표정·자세 따위가) 굳어지다, 뻣뻣해지다
[246]pétrifier [petʀifje] 1.타동사 (동·식물을) 석화시키다, 화석화하다
2.타동사 석회질로 덮다
3.대명동사 석회로 되다,석회분으로 덮이다
4.대명동사 [비유] 경직되다, 마비되다, 굳어버리다
[247]raffoler [ʀafɔle] 간접타동사 [raffoler de qn/qc] 을 열렬히 좋아하다 (=adorer)
[248]raide [ʀεd] 1.형용사 뻣뻣한, 억센,(줄 따위가) 팽팽한 (=rigide)
2.형용사 (팔·다리가) 경직된,뻣뻣한
3.부사 가파르게
4.부사 돌연,급작스레
[249]sous-bois [subwa] 1.남성형 명사 (숲의) 큰 나무 밑의 작은 초목,작은 초목이 자라는 곳
2.남성형 명사 [미술] 숲 속을 그린 그림
[250]Panama [panama] 1.남성형 고유명사 [지리] 파나마
2.남성형 명사 파나마 모자,(파나마 모자형의) 밀짚모자
[251]costume [kɔstym] 1.남성형 명사 (민속·전통) 의상, 복장,무대의상, 특수의상 (=accoutrement)
2.남성형 명사 (남자의) 정장, 양복, 의복 (=complet)
[252]flanelle [flanεl] 1. 여성형 명사 [직물] 플란넬,플란넬 내복,프란넬 제품
2.여성형 명사 [속어] (사창가 따위에서) 수작만 붙이고 가는 손님
costume de flanelle
[253]piqué 2 [pike] 1.남성형 명사 피케 (골무늬지게 짠 무명),누빈 천
2.남성형 명사 [무용] 피케 (무릎을 구부리지 않고 발끝으로 추는 발레 동작)
3.남성형 명사 [항공] 급강하
[254]barrer [ba[ɑ]ʀe] 1.타동사 (길 따위를) 막다, 가로막다, 차단하다,빗장을 지르다 (=boucher, obstruer)
2.타동사 [비유] 방해하다
3.대명동사 [해양] 조타(操舵)되다, 키가 조종되다
4.대명동사 [구어] 도망치다 (=s'enfuir)
[255]pince-nez [pɛ̃sne] 남성형 명사 (복수불변) 코안경 (=lorgnon)
[256]cordon [kɔʀdɔ̃] 1.남성형 명사 끈, 줄
2.남성형 명사 (문지기가 문을 열 때 쓰는) 작은 끈
3.남성형 명사 (휘장·훈장 따위의) 리본
[257]사실 그는 숭고함을 약간 과장했다: 그는 19세기 사람으로서, 빅토르 위고 자신처럼, 많은 사람들처럼 자신이 빅토르 위고라고 여겼다. 나는 이 강물 같은 수염을 기른 멋진 남자를, 언제나 두 번의 극적 장면 사이에 있는 사람으로, 술꾼이 두 잔 사이에 있는 것처럼, 최근에 발견된 두 가지 기술의 피해자로 본다: 사진작가의 예술과 할아버지가 되는 예술이다. 그는 사진에 잘 나오는 행운과 불행을 가지고 있었다; 그의 사진들은 집을 가득 채웠다: 당시 순간 촬영이 일반적이지 않았기 때문에, 그는 포즈와 생동하는 그림(타블로 비방)의 취미를 얻었다; 모든 것이 그에게 동작을 멈추고, 멋진 자세로 굳어지고, 돌처럼 굳어질 구실이 되었다; 그는 자신이 자신의 조각상이 되는 짧은 영원의 순간을 무척 좋아했다. 나는 그에 대한 기억으로(그의 생동하는 그림에 대한 취미 때문에) 마법의 등불에서 비치는 딱딱한 이미지만을 간직하고 있다: 숲속, 나는 나무 그루터기에 앉아 있고, 나는 다섯 살이다: 샤를 슈바이처는 파나마 모자, 검은 줄무늬가 있는 크림색 플란넬 양복, 흰색 피케 조끼를 입고 있었고, 조끼에는 시계 체인이 걸려 있었다; 그의 핀셋 안경은 끈 끝에 매달려 있었다; 그는 내 위로 몸을 굽히고, 금반지 낀 손가락을 들어 말한다.
[258]auréole [ɔ[o]ʀeɔl] 1.여성형 명사 (성인상(聖人像) 따위의) 후광(後光), 배광(背光), (=nimbe)
2.여성형 명사 (사물 주위를 둘러싸고 있는) 광윤(光輪)
3.여성형 명사 [비유] 영광, 광채,영예 (=couronne, éclat, gloire, prestige)
[259]모든 것이 어둡고, 모든 것이 축축하지만, 그의 태양 같은 수염만은 예외다. 그는 턱 주위에 후광을 두르고 있다.
또는 좀 더 자연스럽게:
모든 것이 어둡고 습하지만, 그의 태양 같은 수염만은 예외다. 그는 턱 주위에 후광을 두르고 있다.
[260]républicain d'Empire (제국의 공화주의자)
의미: républicain은 ‘공화주의자’로, 왕정이나 군주제가 아닌 공화정(민주적이고 시민 중심의 정부)을 지지하는 사람을 의미합니다.
d'Empire는 ‘제국의’, 즉 프랑스 제1제국(나폴레옹 1세) 또는 제2제국(나폴레옹 3세) 시대와 관련된 것을 뜻합니다.
역사적·사회적 맥락:
공화정과 제국은 정치적으로 상반된 체제입니다. 공화정은 시민의 권리와 자유, 대의제 민주주의를 강조하며, 제국은 권위주의적이고 군주적 성격이 강합니다.
‘제국의 공화주의자’는 모순적이거나 아이러니한 표현으로, 공화주의 사상을 가졌으나 제국 체제 하에서 살아가는 사람, 혹은 제국과 공화정 사이의 애매한 정치적 입장을 가진 인물을 지칭할 수 있습니다.
이 표현은 공화주의적 이상을 지니고 있지만, 현실에서는 권위주의적 체제에 순응하거나, 그 체제에서 살아가는 사람을 풍자적으로 묘사할 때도 사용됩니다.
[261]Charles Schweitzer의 "devoirs civiques"
Charles Schweitzer는 19세기 부르주아 계층의 가치관과 제국 시대의 권위주의가 혼합된 시각을 가졌습니다.
이에 따른 그의 "시민의 의무" 개념은 다음과 같은 특성을 보입니다:
부르주아적 규범 강조:
계층적 질서 유지와 전통적 가치 존중을 최우선으로 삼았습니다.
예: 가족 내 권위 복종, 사회적 지위 유지, 교육을 통한 계층 상승.
권위주의적 성향:
제2제국(나폴레옹 3세) 시대의 영향으로, 국가에 대한 무조건적 충성과 상층부의 결정 수용을 의무로 여겼습니다.
Sartre의 자서전 Les Mots에서 그는 가정에서 "작은 황제"처럼 행세하며, 가족 구성원에게 복종을 요구했습니다.
교육적 접근:
인문학 중심의 교양과 도덕적 교훈을 통해 시민의식을 전달했습니다.
예: 고전 문학, 역사(특히 부르주아적 성취를 강조한 역사), 종교적 윤리 교육.
제한적 자유 개념:
개인의 자유보다 공동체의 안정을 우선시했으며, 이는 계몽주의적 자유 개념과 차이가 있습니다.
Sartre는 이를 "가면 쓴 권위주의"로 비판했습니다.
[262]l'histoire bourgeoise (부르주아 역사)
의미:l'histoire bourgeoise는 ‘부르주아 역사’ 또는 ‘부르주아지 중심의 역사’라는 뜻입니다.
여기서 **부르주아지(bourgeoisie)**는 중산층 이상의 상업자, 산업가, 자본가 등 경제적·사회적 지위가 높은 계층을 의미합니다.
역사적·사회적 맥락:
부르주아 역사는 부르주아지의 가치, 이익, 시각에서 서술된 역사를 뜻합니다. 산업혁명 이후 부르주아지가 사회의 주도 계층으로 부상하면서, 역사 서술도 이들의 관점에서 이루어졌습니다.
자본주의, 자유주의, 사유재산, 시장경제 등 부르주아적 가치가 강조되며, 노동자나 농민 등 하층민의 역사는 상대적으로 소외되거나 왜곡될 수 있습니다.
문맥에서 ‘부르주아 역사’는 부르주아지의 성장, 권력 장악, 사회적 영향력 확대를 중심으로 한 역사 서술을 의미합니다.
[263]funiculaire [fynikylεːʀ] 1.형용사 밧줄[케이블]로 움직이는
2.형용사 [해부] 정삭(精索)의
3.남성형 명사 케이블 철도, 케이블카 (=chemin de fer funiculaire, tramway funiculaire)
[264]menuet [mənɥε] 남성형 명사 [무용·음악] 미뉴에트,미뉴에트 곡
[265]injonction [ɛ̃ʒɔ̃ksjɔ̃] 여성형 명사 명령, 지령,[법] (재판관의) 법정명령 (=commandement, ordre)
[266]équerre [ekεːʀ] 1.여성형 명사 직각자
2.여성형 명사 직각
3.여성형 명사 [측량] 직각의(直角儀), (=équerre d'arpenteur)
[267]bomber [bɔ̃be] 1.타동사 불룩 나오게 만들다, 둥글게 구부리다
2.타동사 (철판·판유리 따위를) 휘다,(도로의) 가운데를 불룩하게 만들다 (=cintrer)
3.자동사 (벽 따위가) 불룩 내밀다,(돛 따위가) 부풀다
4.자동사 [구어] (차 따위가) 질주하다 (=foncer)
[268]élancer [elɑ̃se] 1.타동사 [옛] 힘껏 던지다
2.타동사 들어올리다, 높이다, 세우다 (=élever, dresser)
3.자동사 (상처 따위가) 욱신거리다
[269]de fruits et de fleurs: 어떤 과일과 꽃(불특정)
du bonheur de mon grand-père: 내 할아버지의 그 특정한 행복(정관사 필요)
따라서, de와 du가 다르게 쓰인 것은 명사의 특정성(정관사/부정관사) 차이 때문입니다.
[270]buter 2 [byte] 1.자동사 (에) 발부리를 부딪치다 (=achopper, trébucher)
2.자동사 (에) 부딪치다, 걸리다 (=se heurter)
3.타동사 버티다, 떠받치다,기대어 놓다 (=appuyer, étayer)
4.타동사 (을) (에) 기대어 놓다
[271]essoufflement [esufləmɑ̃] 1.남성형 명사 숨가쁨, 헐떡임
2.남성형 명사 (활동의) 정체, 부진
[272]nue 2 [ny] 여성형 명사 [옛·문어] 구름,하늘 (=nuage, ciel)
[273]rabattre [ʀabatʀ] 1.타동사 (가격 따위를) 깎다, 할인하다, 공제하다 (=décompter, déduire)
2.타동사 (자신감·기세 따위를) 꺾다, 떨어뜨리다
3.자동사 방향을 바꾸다
4.자동사 (매춘부가) 손님을 끌다
[274]flirt [flœʀt] 1.남성형 명사 가벼운 연정, 일시적 사랑 (=amourette)
2.남성형 명사 [비유] (특히 적대 관계에 놓인 두 정당 간의) 일시적 화해[제휴]
3.형용사 (불변) [옛] 남의 환심 사기를 좋아하는
[275]dissiper [disipe] 1.타동사 흩뜨리다, 소산시키다
2.타동사 [비유] (감정 따위를) 해소하다, 일소하다
3.대명동사 흩어지다, 사라지다 (=disparaître)
4.대명동사 [비유] (감정 따위가) 해소되다
[276]taquinerie [takinʀi] 1.여성형 명사 짓궂은 성미[성격]
2.여성형 명사 짓궂은 행동[짓],짓궂은 말
[277]débonnaire [debɔnεːʀ] 1.형용사 [옛] 온후한, 너그러운 (=clément, indulgent)
2.형용사 유순한, 사람 좋은 (=bonasse)
[278]gronderie [gʀɔ̃dʀi] 여성형 명사 꾸지람, 질책
[279]dépit [depi] 1.남성형 명사 [옛] 경멸 (=mépris)
2.남성형 명사 분함, 원통함, 원한 (=rancœur, ressentiment)
[280]cachotterie [kaʃɔtʀi] 여성형 명사 (흔히 복수) 숨기는 작은 비밀,숨김, 숨기기
[281]traverse [tʀavεʀs] 1.여성형 명사 지름길, 샛길 (=chemin de traverse)
2.여성형 명사 가로장, 가로대,빗장,(철도의) 침목
3.여성형 명사 [옛·문어] 장애물, 난관, 역경 (=contrariété, épreuve)
[282]caprice [kapʀis] 1.남성형 명사 변덕, 일시적 기분 (=fantaisie)
2.남성형 명사 (복수) (사물의) 갑작스러운[예기치 못한] 변화 (↔constance)
3.남성형 명사 일시적인 사랑
[283]exquis [εkski] 1.형용사 세련된, 섬세한
2.형용사 진미의, 맛있는 (=délicieux)
3.남성형 명사 세련된[섬세한] 것
[284]우리는 다양한 백 가지 장면을 가진 넓은 코미디를 연기했다: 플러팅, 금세 풀리는 오해, 온화한 장난과 다정한 꾸지람, 사랑의 서운함, 부드러운 비밀, 그리고 열정. 우리는 우리의 사랑에 장애물을 상상해 그 장애물을 없애는 즐거움을 누렸다: 나는 때로는 제멋대로이기도 했지만, 그 변덕스러움도 내 절묘한 감수성을 가릴 수는 없었다. 그는 할아버지에게 어울리는 숭고하고 순수한 허영심, 그리고 위고가 권장하는 맹목과 죄책감을 주는 약함을 보여주었다.
위에서 il은 une ample comédie를 받는 것인가
il은 une ample comédie를 받는 것이 아닙니다.
문장 구조 분석
Nous jouions une ample comédie aux cent sketches divers : ...
Nous가 주어이고, une ample comédie가 목적어입니다.
즉, "우리는 다양한 장면이 있는 넓은 코미디를 연기했다"라는 뜻입니다.
... il montrait la vanité sublime et candide qui convient aux grands-pères, ...
여기서 il은 앞서 언급된 남성 인물(할아버지 등)을 가리킵니다.
une ample comédie는 코미디(연극, 장면) 자체이므로, 사람이 아니고, 남성/여성 인물도 아닙니다.
il은 une ample comédie가 아니라, **사람(할아버지 등)**을 받는 대명사입니다.
une ample comédie는 연극(코미디) 자체이므로, il의 선행어가 될 수 없습니다.
[285]terroriser [tεʀɔʀize] 1.타동사 공포에 떨게 만들다
2.타동사 [역사] (에) 공포정치를 하다
[286]seyant [sεjɑ̃] 형용사 (색·옷·화장 따위가) 잘 어울리는, 보기 좋은
[287]gratifier [gʀatifje] 1. 타동사 (혜택·호의 따위를) 베풀다 (=nantir,), (↔priver)
2.타동사 [비꼼] (좋지 않은 것을) 주다, 가하다 (=donner)
3.대명동사 [se gratifier de qc] 자기에게 을 주다
4.대명동사 (매도·중상 따위를) 당하다
[288]오이디푸스 콤플렉스(Œdipe complexe):
프로이트 심리학에서 오이디푸스 콤플렉스는 아동이 동성 부모(아버지)에 대한 경쟁 의식과 이성 부모(어머니)에 대한 애정을 경험하는 심리적 현상을 의미합니다.
이 과정을 통해 **초자아(슈퍼에고, Sur-moi)**가 형성되며, 이는 사회적 규범과 도덕성의 내면화입니다.
문맥에서의 의미:
**“내 아버지의 급작스러운 사망은 내게 매우 불완전한 ‘오이디푸스’를 선사했다”**는 것은,
아버지가 일찍 사망해 아버지와의 경쟁 또는 갈등, 그리고 그로 인한 초자아 형성 과정이 불완전했다는 의미입니다.
“pas de Sur-moi, d'accord, mais point d'agressivité non plus”
초자아가 없다는 것은 맞지만, 공격성도 없었다는 뜻으로,
정상적인 오이디푸스 콤플렉스가 완성되지 않았음을 풍자적으로 표현합니다.
즉, 사르트르는 자신의 심리적 성장 과정에서 아버지의 부재로 인해 오이디푸스 콤플렉스가 불완전하게 발달했음을 비유적으로 말하고 있습니다.
[289]만약 누군가 나를 말라빠진 빵만 먹게 했다면, 그는 나에게 잼을 가져다줬을 것이다. 하지만 두 여인은 너무 겁을 먹어서 나를 그런 처지에 두지 않았다. 게다가 나는 착한 아이였다: 내 역할이 너무 잘 어울려서 그 역할에서 벗어나지 못했다. 사실, 내 아버지의 급작스러운 사망은 내게 매우 불완전한 ‘오이디푸스’를 선사했다: 초자아가 없다는 건 맞지만, 공격성도 전혀 없었다.
현대 불어에서는 "Si l'on m'avait mis au pain sec, il m'aurait porté des confitures"처럼 조건법 과거(plus-que-parfait + conditionnel passé)로 쓰는 것이 일반적이지만,
고전 문학에서는 조건절에서도 접속법 대과거(plus-que-parfait du subjonctif)를 쓸 수 있습니다.
[290]contester [kɔ̃tεste] 1.타동사 이의를 제기하다,인정하지 않다 (=discuter, récuser)
2.타동사 부인하다, 의문을 제기하다 (=nier, controverser)
3.자동사 반론을 제기하다
4.자동사 논쟁하다
[291]épargner [epaʀɲe] 1.타동사 [옛] 절약하다, 아끼다 (=économiser)
2.타동사 저축하다, 예금하다
3.대명동사 자기를 너그럽게 대하다,서로 너그럽게 대하다
4.대명동사 (을) 스스로 면하다, 하지 않다
[292]rieur [ʀjœːʀ] 여성: rieuse ) 1.형용사 잘 웃는, 웃음짓는, 생글거리는
2.명사 웃는 사람,[드물게] 잘 웃는[웃기는] 사람
[293]prétendu: "주장된", "자칭하는", "~라고 여겨지는"
문맥상 "다른 이의 변덕이 내 법이 되려고 주장된 적이 없었다"는 뜻.
시제:
s'était prétendu는 직설법 대과거(plus-que-parfait)로,
"과거의 어떤 시점보다 더 이전에 ~라고 주장된 적이 있었다(여기서는 없다)"는 의미.
**재귀동사(se prétendre)**와 결합된 형태.
[se prétendre+속사] Il se prétend peintre[de famille noble]. 그는 자기가 화가라고[귀족 출신이라고] 주장한다
[294]내 어머니는 나의 것이었고, 아무도 내가 조용히 그녀를 소유하는 것을 다투지 않았다. 나는 폭력과 증오를 알지 못했고, 그 힘든 학습인 질투도 누구도 나에게 가르치지 않았다. 현실의 모서리에 부딪히지 못했기 때문에, 나는 처음에는 현실을 단지 그 웃음 가득한 불확실함으로만 알았다. 누구에게, 무엇에 대해 내가 반항했겠는가: 결코 다른 이의 변덕이 내 법이 되려고 한 적이 없었다.
