Préparation à l’examen 1
1. Rythme et intonation
Découpez l’extrait suivant en groupes rythmiques :
Qu'est-ce qu'un accent?
L’accent varie / non seulement / en fonction / de la provenance géographique, mais / selon une foule / de facteurs socioculturels : l’âge, le genre, la classe sociale, le niveau d’éducation, etc.
Tous ces facteurs / ont une incidence / sur la manière / de s’exprimer.
Vous remarquerez / que nous parlons / dans cet ouvrage / de l’accent québécois.
Il s’agit évidemment / d’une généralisation.
Tout / comme il existe / plusieurs / particularités régionales / en France, il n’y a pas / qu’un seul accent / sur le territoire québécois.
Chaque région / possède un vocabulaire / et des caractéristiques / de prononciation / qui lui sont propres.
C’est donc / sur les traits communs / à la majorité / des Québécois / que nous nous attarderons / ici.
2. Voyelles [y ø œ ]
Dans l’extrait suivant, trouvez 5 mots contenant la voyelle [y], 5 mots contenant la voyelle [œ] et 2 mots contenant la voyelle [ø] :
Les sacres et les blasphèmes
Bien que / l’on retrouve / des pratiques / blasphématoires / dans l’Europe médiévale, le sacre québécois / n’est pas / le descendant direct / de celles-ci.
Il faut comprendre / que la province / a très longtemps / été sous / la domination / de l’Église catholique.
Après la conquête britannique, le clergé / prend le contrôle / des institutions / en santé / et en éducation / et exerce / une grande influence / dans la sphère politique / et sur la vie / des fidèles.
Pas étonnant / que les gens / aient cherché / à se rebeller.
Les sacres québécois / proviennent de mots / plus variés / que les simples noms / de Dieu ou du diable :
le Saint Fils / et la Vierge, les objets / de culte / ainsi que / les noms de rituels / et de lieux sacrés / sont / tous des sources / où ont puisé / les Québécois / pour étoffer / leur vocabulaire blasphématoire.
3. Détente des consonnes finales
Dans l’extrait suivant, trouvez 3 adjectifs féminins et donnez l’équivalent masculin pour chacun. Trouvez aussi 5 mots où la consonne finale écrite n’est pas prononcée:
D'où vient l'accent des Québécois?
Bien évidemment, des raisons historiques expliquent pourquoi le français canadien sonne comme il sonne.
Les colons qui ont peuplé la Nouvelle-France venaient du nord-ouest de la France et de la région parisienne.
Le français qu’on entendait en Nouvelle-France était constitué d’une base parisienne de français de la seconde moitié du XVIIe siècle,
c’est-à-dire une langue aux contours un peu flous, pas encore modelée par la bourgeoisie ni épurée par les grammairiens,
auquel s’ajoutait une coloration populaire de l’île de France en plus de particularismes régionaux des principales provinces d’immigration,
soit la Normandie, l’Aunis et le Poitou.
4. Enchaînements et liaisons
Dans l’extrait suivant, trouvez 3 enchaînements vocaliques, 3 enchaînements consonantiques, 3 liaisons obligatoires et 2 liaisons facultatives. Pour les liaisons obligatoires, dites pourquoi elles sont obligatoires :
Pouding chômeur
S’il est un dessert emblématique de la culture québécoise, c’est sans contredit le pouding chômeur.
Il s’agit simplement d’un gâteau cuit dans un sirop à base de cassonade.
Il doit son nom à son caractère économique puisqu’il aurait vu le jour (생긴다) dans les foyers ouvriers (노동자들의 집) durant la grande dépression (대공황) des années 30 (1930 년대부터).
N’ayant à leur disposition qu’une poignée d’ingrédients (재료) : farine, sucre, sel, poudre à pâte et beurre au saindoux, les ménagères (주부) de l’époque (시대) se sont surpassées (탁월했다) en créant ce dessert aussi riche que délicieux.
Diabétiques (당뇨병 환자), soyez prudents (조심하세요) !
Aujourd’hui, la cassonade est presque systématiquement remplacée par du sirop d’érable.
5. Chute de «e»
Dans l’extrait suivant, trouvez 2 mots où la chute de «e» est obligatoire et 2 situations où elle est possible :
La poutine
Inventé dans la région Centre-du-Québec à la fin des années 1950, ce plat iconique de la Belle province est composé de frites garnies de cheddar en grains et de sauce brune.
Le nom Poutine n’est pas né au Québec, comme en témoignent la Poutine Niçoise ou encore les diverses poutines acadiennes.
Longtemps boudée parce que considérée comme un plat grossier du petit peuple, la Poutine s’est frayé un chemin jusque sur les tables des grands restaurants à travers le pays et est même devenue un symbole canadien.
Plusieurs Québécois crient à l’appropriation culturelle.