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Roteurs publics : De quoi sont composés vos dîners au juste ?
Publié le mardi 25 août 2026 à 22h26min
Si on ne vous le dit pas, qui pourrait croire que bon nombre de ceux qui se sapent avant d’affronter la ville sont des roteurs émérites. A première vue, beaucoup d’entre eux sont beaux et séduisants. On ne peut rien leur reprocher. Ya pék noungu’n siissé, comme disent les moagas. Et vu qu’ils sont frais, l’on est tenté de croire que ce sont eux qui doivent apprendre les bonnes manières aux autres. Mais quand leur vraie nature de samo nouvellement arrivé en ville les rattrape, l’on comprend qu’ils sont capables de réveiller un mort par un simple rôt.
À la base, roter n’a rien de mauvais. D’ailleurs, tout le monde le fait. Et il serait aberrant de reprocher à son prochain, de s’empêcher de laisser échapper démocratiquement cet air qui se veut une réaction naturelle de cette grosse masse qui nous sert de tangue humaine. Seulement, le hic survient lorsque certains pensent, que transformer leur estomac de dragon en haut-parleur municipal, leur vaudrait la médaille du plus grand roteur public de la planète.
En réalité, le phénomène en lui-même est fascinant. Vous êtes tranquillement assis, dans une gare, à l’accueil d’un service, ou dans un café. Vous réfléchissez sûrement à votre dernier Gombo qui tarde à venir. Et pendant que votre esprit semble avoir trouvé la recette idéale pour appâter le client qui jusque-là vous échappe, vous entendez soudainement un bruit similaire à la terminaison d’un moulin en attente de réglage, Gbooorrrrr ! Ce n’est ni un tremblement de terre, ni un éléphant qui barrit.
Ce n’est juste qu’un humain qui a décidé à l’instant T, de vous faire part du dynamisme de ses boyaux, sans éprouver la moindre gêne pour le pauvre être que vous êtes. Mieux encore, après cet exploit digne d’un ronflement de tracteur, il affiche une satisfaction artistique, un peu comme s’il avait attendu cet instant toute sa vie. A croire qu’à la place du haricot de Margo que vous chargez chaque midi comme un maçon heureux, lui son activité dinatoire consistait à avaler un train.
Lorsque ce séisme se produit, le bonhomme continue allègrement de manipuler son téléphone, au point où l’on se demande si l’on vit dans le même monde. Et quand la providence ne daigne pas nous accorder le moindre début de réponse, on finit par se convaincre qu’un rôt bien exécuté à ceci de commun à une gifle en pleine tronche : les deux sidèrent et vous laisse pantois comme un rêveur surpris des acclamations en pleine réunion. Le tout se passe alors que tout était pourtant calme. Seul lui a décidé de vous rappeler sa présence.
Les plus surprenants même sont ceux en veste. On les voit fourrés comme un fonctionnaire en début de carrière, chacun s’asseoit avec sa marmite qui lui sert de ventre, cravate débraillée comme un stagiaire en banque qui vient de commettre une erreur, ouvre sa large bouche comme un hippopotame rassasié de gari, avant de se mettre à l’aise comme un professeur de maths. Aucun remord, aucune once d’excuse. Le maître des lieux est là, et gare à vous si vous osez réagir à ce qui vient de se passer.
En vérité, personne ne vous empêche de Gbrrrrr, de Gbaaa, ou de Adadada. Mais mes très chers, après nous avoir gratifié de cette dégringolade gastrique dont vous seul avez le secret, posez-vous la seule question de savoir : que serait le monde, si tout le monde devait roter comme un vieux samo de Tougan. C’est quoi ces comportements de drosophile qui veut prouver à tout le monde qu’il a quitté son habitat naturel ? Vous pensez que ceux qui vous entourent ne savent pas se mettre à l’aise ? Ou bien vous êtes convaincu que le savoir-vivre est devenu une option ?
Le rot est naturel. L’exhiber, en revanche, ne l’est pas. Entre soulager son gros estomac et imposer à toute une assistance la turbulence de sa digestion, il existe une frontière qui s’appelle la bienséance. Alors, la prochaine fois que votre ventre réclamera sa minute de gloire, accordez-lui satisfaction si vous ne pouvez le discipliner. Mais pensez aussi à ceux qui vous entourent et qui n’ont jamais demandé à assister à ce concert gastrique. Le savoir-vivre ne coûte rien. Et contrairement aux rots que l’on lâche à tout va sans exprimer le moindre remord comme si notre vie en dépendait, il laisse toujours une bonne impression.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
기사 1: 공공장소에서의 트림 문제
기본 정보
제목: "공공 트림러들의 저녁은 정확히 무엇으로 구성되어 있는가?"
저자: Erwan Compaoré
발행일: 2026년 8월 25일 22시 26분
성격: 사회 풍자/에티켓 비평
요약
기사는 공공장소에서 큰 소리로 트림(belching)을 일삼는 사람들의 예의 부족을 신랄하게 비판합니다.
항목 내용
문제의 핵심 일부 사람들이 자신의 "동물적 배설"을 공개적으로 전시하며 자랑하는 행위
대상 특히 "정장한 직업인들" (관료, 회사원)
표현 방식 마치 "지방 출신이 도시에 온 촌뜨기"처럼 행동하는 것
풍자 대상 트림을 마치 위대한 업적인 것처럼 자만하는 태도
핵심 논점
트림 자체는 자연현상 ✓
↓
그러나 대중 앞에서 공개적으로 전시하는 것 ✗
↓
"이것이 세계화된 예의" 인가?
↓
아니오, 이것은 무례와 내전 부족의 신호
저자의 주장:
트림은 자연스럽지만, 이를 의도적으로 크게 하고 드러내는 것은 비문명적
특히 "조끼를 입은 사람들" (관료/엘리트)이 가장 문제 - 자신의 위치를 잘못 이해
주변 사람들의 불편함을 무시하고 마치 "시골 촌뜨기"처럼 행동
맥락 설명
부르키나파소의 사회 예절 문화
웹 조사 결과:
✅ 부르키나파소는 공공 예절을 매우 중시하는 문화
✅ 신체적 표현(트림, 기침 등)을 조용히 억제하는 것이 문명인의 표시
✅ 나이 많은 사람 앞에서의 자기 절제가 특히 중요
✅ 오른손 사용, 따뜻한 인사 등이 존중의 표현
왜 이 기사가 나왔는가?
배경:
├─ 도시화 가속 (농촌에서 도시로의 대량 이주)
├─ 빠르게 변화하는 사회 규범
├─ 새로운 중산층(관료, 사무직)의 예절 부족
└─ 지식인들의 "예의 교화" 캠페인
이 기사는 사회 엘리트의 도덕적 타락을 비판하는 지적 풍자입니다.