Cette mère de famille vit à Montréal depuis trois ans et elle n'a pas vu le temps passer.
La vie s'installe, les filles à l'école elles sont contentes, ça marche bien. Elles changent de classe d'année en année et puis en fait c'est vrai qu'on pense pas à rentrer. C'est vraiment les autres, c'est au regard des autres qui nous disent mais vous rentrez quand ?
À Montréal, André n'est pas dépaysé, elle retrouve les mêmes produits qu'en France. A commencer par le fromage, à condition d'y mettre le prix.
Le pitite caprice des dieux quie est à 6,49 dollars, hors taxes. Puisque après, il faut rajouter les taxes.
Ça fait combien en euro ?
Ça, ça fait, ça doit faire 4 euros et quelque le tout petit.
Ce qui est beaucoup ?
Oui, moi je trouve que c’est très cher. Par contre, le bœuf, là, il y a un bifteck, il est à 3.63 la tranche. Je pense que c'est beaucoup moins cher qu'en France, ça fait 2 euros je pense, 2,15 euros.
Dans son supermarché de quartier, André trouve des produits grand format, comme ce pot de glace. Son panier lui revient à peu près au même prix qu'en France. Et voilà, ça va être 5,80 dollars.
Soit 18 euros mais la qualité de vie à Montréal fait la différence. Moi je fais plus de choses ici que ce que j'arrivais à faire en France. On sort plus souvent manger dehors.
En travaillant moi toute seule, on est arrivé à partir un week-end à 4 et puis ça passait, ça nous posait pas de problème. En France c'était pas possible. Avec un seul salaire non.
Le couple a dû faire face aux réticences de Marion, la cadette. Oui depuis ça a changé. C'est vrai que j'ai dû vous faire culpabiliser vu que je voulais pas du tout venir ici.
Mais je vous en ai dit des choses et voilà maintenant c'est tout à fait différent. Maintenant j'ai les cheveux rouges. Je porte des choses que je n'aurais jamais porté en France.
Je fais des choses que je n'aurais jamais fait en France. Et franchement je suis vraiment heureuse. Si mes filles restent ici, c'est certain que je n'aimerais pas être loin d'elles.
Après je ne sais pas quels vont être leurs choix. Ah non mais moi je reste ici.