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2. 한국의 오랜 염원
3. 핵심 장애물과 해결책
4. 건조 및 기술 문제
Les États-Unis vont aider la Corée du Sud à construire un sous-marin nucléaire d’attaque
par Laurent Lagneau · 30 octobre 2025
En 2004, après des fuites dans la presse, le gouvernement sud-coréen fut contraint de mettre un terme à l’initiative 362 qui, lancée un an plus tôt, dans le plus grand secret, visait à développer un sous-marin nucléaire d’attaque. Pour autant, Séoul n’a jamais renoncé à cette ambition.
À l’époque, l’industrie navale sud-coréenne – et en particulier Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering – était impliquée dans le programme KSS-I, lequel prévoyait la construction de neuf sous-marins à propulsion diesel-électrique de Type 209 [ou classe Chang Bogo], dans le cadre d’une coopération avec l’allemand Howaldtswerke.
La même approche fut suivie pour le programme KSS-II, qui s’est depuis concrétisé par l’admission au service actif de neuf sous-marins de Type 214 [ou classe Sohn Won-yil], livrés à la marine sud-coréenne entre 2007 et 2020.
Grâce à ces deux programmes, la Corée du Sud a pu acquérir les savoir-faire nécessaires pour concevoir ses propres sous-marins, ce qui lui a permis de mettre en service le ROKS Dosan Ahn Changho.
Issu du programme KSS-III, affichant un déplacement de 3 360 tonnes, ce dernier est doté de six systèmes de lancement vertical [VLS] pouvant tirer des missiles Cheon Ryong [1 500 km de portée] et Hyunmoo ainsi que huit tubes lance-torpilles de 533 mm. En outre, grâce à un système de propulsion anaérobie [AIP], il est en mesure de rester en immersion pendant plus de 20 jours.
Récemment, Hanwha Ocean a lancé le ROKS Jang Yeong-sil, au titre du lot n° 2 du programme KSS-III. Plus imposant que le ROKS Dosan Ahn Changho, ce sous-marin, qui inaugure une nouvelle classe, est censé être plus « furtif » et posséder des capacités améliorées en matière de détection et de frappe. Pour autant, aussi performant soit-il, il ne répond pas totalement aux besoins exprimés par la marine sud-coréenne, qui, pour des raisons opérationnelles, entend toujours se doter de SNA.
« Les sous-marins à propulsion nucléaire sont probablement les seuls systèmes d’armes permettant de lancer des représailles après avoir survécu aux frappes préventives de l’ennemi », avait ainsi souligné un analyste du centre de réflexion Korea Defense and Security Forum, dans les pages du Korea Herald, en 2017. « Comparés aux sous-marins à propulsion diesel, les sous-marins à propulsion nucléaire offrent une manœuvrabilité et une furtivité bien supérieures. C’est comme placer un poignard sous la gorge de l’ennemi dans une ruelle sombre », avait-il insisté.
Outre les compétences pour concevoir des sous-marins, la Corée du Sud disposerait également du savoir-faire nécessaire pour développer et, surtout, miniaturiser un réacteur nucléaire. En tout cas, c’est ce qu’avait soutenu un responsable sud-coréen, dans un entretien accordé au magazine Monthly Chosun en 2016.
« L’agence sud-coréenne de l’énergie atomique a finalisé en 2004 la conception de base d’un réacteur nucléaire pouvant être utilisé pour un sous-marin à propulsion nucléaire », avait-il dit.
En octobre 2019, la marine sud-coréenne réaffirma ses ambitions en mettant en place un « groupe de travail » chargé d’étudier les modalités pour acquérir au moins deux sous-marins à propulsion nucléaire.
À l’époque, alors chef des opérations navales sud-coréennes, l’amiral Sim Seung-seob avait expliqué qu’un SNA serait le « moyen le plus efficace pour détecter et détruire les sous-marins nord-coréens armés de missiles mer-sol balistiques stratégiques » en raison de sa capacité à patrouiller en immersion « pendant une période plus longue ».
« Nous reconnaissons l’utilité et la nécessité d’un sous-marin à propulsion nucléaire, car il s’agit d’une force de dissuasion utile pour réagir simultanément à la Corée du Nord et aux pays voisins », avait-il ajouté.
Seulement, en vertu de l’accord dit 123, signé avec les États-Unis, la Corée du Sud n’a pas le droit d’utiliser du combustible nucléaire d’origine américaine à des fins militaires, y compris pour la propulsion navale, d’enrichir de l’uranium à plus de 20 % et de retraiter du combustible nucléaire usé. D’où les tentatives répétées de Séoul pour amender ce texte.
Le pacte AUKUS qui, conclu en septembre 2021, doit permettre à l’Australie de se procurer huit SNA dans le cadre d’une coopération avec les États-Unis et le Royaume-Uni, laissa espérer à Séoul un assouplissement de la position américaine au sujet de l’accord 123. Espoir qui fut déçu car l’administration du président Biden ne voulut rien entendre.
Alors que la Corée du Nord serait en train de construire un sous-marin nucléaire lanceur d’engins [SNLE], les autorités sud-coréennes viennent d’obtenir satisfaction.
En effet, le 29 octobre, après avoir finalisé un accord commercial avec Séoul, le président Trump a dit avoir donné son accord à la Corée du Sud pour la construction d’un sous-marin à propulsion nucléaire.
« Je leur ai donné l’autorisation de construire un sous-marin à propulsion nucléaire, plutôt que les sous-marins diesel, démodés et bien moins agiles, qu’ils ont actuellement », a annoncé M. Trump, via le réseau Truth Social. « La Corée du Sud construira son sous-marin à propulsion nucléaire dans les chantiers navals de Philadelphie, ici même, dans la bonne vieille Amérique. La construction navale dans notre pays va bientôt faire un grand retour », a-t-il précisé dans un autre message.
Reste à voir comment s’organisera ce projet. En juillet, lors de l’affaire des droits de douanes, la Corée du Sud avait accepté d’investir 150 milliards de dollars dans l’industrie navale américaine, alors que Hanwha Ocean venait de mettre la main sur Philadelphia Shipyard Inc. pour 100 millions de dollars. Cependant, l’activité de ce chantier naval se concentre principalement sur le marché des navires civils. En clair, il faudra créer de toutes pièces les capacités nécessaires à la construction de sous-marins nucléaires, ce qui ne sera évidemment pas une mince affaire.
제목: 미국, 한국의 공격형 핵잠수함 건조를 지원할 예정
2004년, 언론 보도로 인해 한국 정부는 1년 전 극비리에 시작했던 공격형 핵잠수함 개발 계획인 '이니셔티브 362'를 중단할 수밖에 없었습니다. 하지만 서울은 이 야망을 결코 포기하지 않았습니다.
당시 한국 조선 산업, 특히 대우조선해양은 독일 하울츠베르케(Howaldtswerke)와의 협력을 통해 9척의 Type 209 디젤-전기 추진 잠수함(장보고급)을 건조하는 KSS-I 프로그램에 참여하고 있었습니다.
KSS-II 프로그램에도 동일한 접근 방식이 적용되었고, 이는 2007년부터 2020년 사이에 한국 해군에 인도된 9척의 Type 214 잠수함(손원일급)으로 실현되었습니다.
이 두 프로그램을 통해 한국은 자체 잠수함 설계에 필요한 노하우를 습득하여, KSS-III 프로그램에 따라 건조된 3,360톤급의 ROKS 도산 안창호함을 취역시킬 수 있었습니다. 이 잠수함은 사거리 1,500km의 천룡 미사일과 현무 미사일을 발사할 수 있는 6개의 수직발사체계(VLS)와 8개의 533mm 어뢰발사관을 갖추고 있습니다. 게다가 공기불요추진체계(AIP) 덕분에 20일 이상 잠항할 수 있습니다.
최근 한화오션은 KSS-III 프로그램의 2차 사업(Lot n° 2)에 따라 ROKS 장영실함을 진수했습니다. 도산 안창호함보다 더 거대한 이 잠수함은 새로운 함급을 열었으며, 더 스텔스 성능이 뛰어나고 탐지 및 타격 능력이 향상된 것으로 알려져 있습니다. 하지만 아무리 성능이 뛰어나더라도, 작전상의 이유로 여전히 공격형 핵잠수함(SNA) 보유를 원하는 한국 해군의 요구를 완전히 충족시키지는 못합니다.
2017년, 한국 국방안보포럼(Korea Defense and Security Forum)의 한 분석가는 코리아 헤럴드를 통해 "핵 추진 잠수함은 적의 선제공격에서 생존한 후 보복 공격을 개시할 수 있는 유일한 무기 체계일 가능성이 높습니다"라고 강조했습니다. 그는 또한 "디젤 추진 잠수함과 비교하여 핵 추진 잠수함은 훨씬 우수한 기동성과 은밀성을 제공합니다. 그것은 마치 어두운 골목에서 적의 목에 단검을 겨누는 것과 같습니다"라고 역설했습니다.
한국은 잠수함을 설계하는 능력 외에도 원자로를 개발하고, 특히 소형화하는 데 필요한 노하우도 보유하고 있는 것으로 알려져 있습니다. 적어도 2016년 월간조선과의 인터뷰에서 한 한국 당국자가 그렇게 주장했습니다.
그는 "한국 원자력 연구원은 2004년에 이미 핵 추진 잠수함에 사용될 수 있는 원자로의 기본 설계를 완료했습니다"라고 말했습니다.
2019년 10월, 한국 해군은 최소 2척의 핵 추진 잠수함 확보 방안을 연구할 **'워킹 그룹'**을 신설하며 이러한 야망을 재확인했습니다. 당시 심승섭 해군참모총장은 SNA가 "더 긴 기간 동안 잠항하며 순찰할 수 있는 능력" 때문에 **"전략 미사일로 무장한 북한 잠수함을 탐지하고 파괴하는 가장 효과적인 수단"**이 될 것이라고 설명했습니다. 그는 "핵 추진 잠수함이 북한과 주변국에 동시에 대응할 수 있는 유용한 억지력이라는 점을 인정하며, 그 효용성과 필요성을 인식합니다"라고 덧붙였습니다.
하지만 미국과 체결한 소위 **'123 협정'**에 따라 한국은 미국산 핵연료를 해군 추진을 포함한 군사적 목적으로 사용할 수 없으며, 우라늄을 20% 이상 농축하거나 사용 후 핵연료를 재처리하는 것이 금지되어 있습니다. 이 때문에 한국은 이 협정을 개정하기 위해 반복적으로 시도해 왔습니다.
2021년 9월에 체결되어 호주가 미국 및 영국과의 협력을 통해 8척의 SNA를 확보할 수 있게 한 AUKUS 협정은 한국에게 123 협정에 대한 미국의 입장이 완화될 것이라는 희망을 주었지만, 바이든 행정부는 이를 수용하지 않아 희망은 좌절되었습니다.
북한이 핵잠수함(SNLE)을 건조하고 있는 것으로 알려진 가운데, 한국 당국은 마침내 염원을 이루게 되었습니다.
실제로 10월 29일, 서울과의 상업 협정 최종 타결 후, 트럼프 대통령은 한국의 핵 추진 잠수함 건조를 승인했다고 밝혔습니다. 트럼프 대통령은 소셜 네트워크 'Truth Social'을 통해 "나는 그들이 현재 보유한 구식이고 훨씬 민첩성이 떨어지는 디젤 잠수함 대신 핵 추진 잠수함을 건조하도록 승인했습니다"라고 발표했습니다. 그는 또 다른 메시지에서 "한국은 핵 추진 잠수함을 바로 이 옛 미국(good old America)의 필라델피아 조선소에서 건조할 것입니다. 우리나라의 조선업은 곧 대대적인 부활을 이룰 것입니다"라고 명시했습니다.
이 프로젝트가 어떻게 구성될지는 지켜봐야 합니다. 지난 7월 관세 문제 발생 시, 한화오션이 1억 달러에 필라델피아 조선소(Philadelphia Shipyard Inc.)를 인수한 직후 한국은 미국 조선 산업에 1500억 달러를 투자하기로 합의한 바 있습니다. 그러나 이 조선소의 주력 사업은 주로 민간 선박 시장에 집중되어 있습니다. 명확히 말해, 핵잠수함을 건조하는 데 필요한 역량은 처음부터 완전히 새로 만들어야 할 것이며, 이는 결코 쉬운 일이 아닐 것입니다.