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Zone aéroportuaire : le procès d'Adama Sangaré remet l'épineux dossier foncier au premier plan
Le procès annoncé de l’ancien maire du District de Bamako, Adama Sangaré, et de huit coaccusés, remet au premier plan l’épineux dossier foncier de la zone aéroportuaire de Sénou. ...
21 Août 2026 - 08:57
Au-delà des responsabilités individuelles que devra établir la justice, l’affaire révèle surtout des années de décisions administratives contradictoires sur un domaine stratégique que l’État avait lui-même décidé de protéger.
L’audience est annoncée pour le 5 octobre 2026 dans un dossier portant sur des attributions foncières au sein de l’emprise aéroportuaire. La presse évoque plusieurs milliers de parcelles et un préjudice provisoire de près de 484 millions de FCFA. La culpabilité des personnes poursuivies relève du tribunal. Le problème foncier, lui, dépasse largement leur procès.
La zone réservée à l’aéroport international Modibo-Keïta de Bamako-Sénou couvre plus de 7 149 hectares. Elle avait été délimitée pour préserver les activités aéronautiques et la sécurité autour de la principale porte aérienne du pays. Pourtant, des habitations, entrepôts, installations industrielles et autres constructions ont progressivement occupé une partie de cet espace. À Faladié Est-extension seulement, environ 3 000 lots avaient été recensés dans l’emprise.
Des papiers délivrés par l’administration
Le dossier devient plus complexe lorsque l’on examine la situation des occupants. Certains affirment s’être installés sur la base de lettres d’attribution, de permis d’occuper ou d’autres documents émanant d’autorités publiques.
Une enquête menée sur la zone avait ainsi retrouvé des détenteurs de documents portant les cachets d’administrations maliennes. Elle rappelait également que plusieurs autorisations temporaires d’occupation avaient été accordées en 2013 sur des parcelles comprises dans le domaine aéroportuaire.
C’est là que la responsabilité de l’État apparaît au-delà des poursuites judiciaires. Pendant des années, différentes administrations ont pu intervenir sur un même espace avec des décisions parfois difficiles à concilier. Des citoyens ont acheté, construit ou investi pendant que d’autres services continuaient d’affirmer le caractère protégé du domaine.
Cette situation ne transforme pas une occupation irrégulière en droit acquis. Elle impose toutefois de distinguer le spéculateur qui savait acheter dans une zone interdite du ménage ayant pu croire à la validité d'un document délivré par une autorité publique.
Les précédentes tentatives de déguerpissement montrent d’ailleurs que le problème est ancien. Dès 1995, des occupations avaient donné lieu à des démolitions et à des mesures de recasement ou d’indemnisation. Malgré les différentes opérations engagées depuis, les constructions ont continué sur certaines parties du domaine.
Sécuriser définitivement l’emprise
Le procès d’octobre pourra déterminer des responsabilités individuelles, mais il ne suffira pas à régler le problème foncier de Sénou. Une réponse durable suppose d’abord que l’État rende incontestable la délimitation actuelle de l’emprise aéroportuaire et la rende accessible au public.
Il faudrait ensuite inventorier les titres, lettres d’attribution et autorisations délivrés au fil des années, déterminer leur valeur juridique et identifier les administrations qui les ont émis. Les occupants de bonne foi doivent pouvoir connaître clairement leur situation avant toute nouvelle opération de déguerpissement.
Les zones indispensables à la sécurité aérienne doivent parallèlement être protégées de nouvelles implantations. Le contrôle des constructions et des transactions foncières autour de l’aéroport ne peut plus intervenir seulement lorsque les bâtiments sont déjà sortis de terre.
Le dossier de Sénou montre ainsi les limites d’une politique qui sanctionnerait uniquement les conséquences d’un désordre administratif ancien. L’État doit protéger son domaine, mais aussi assumer la cohérence de ses propres décisions.
Le procès dira éventuellement qui a enfreint la loi. La solution durable dépendra surtout de la capacité de l’administration à faire en sorte qu’une parcelle protégée aujourd’hui ne puisse plus être attribuée demain par une autre de ses structures.
Cheick Bougounta CISSE
기사는 말리 바마코의 세누(Sénou) 공항 보호구역 내 토지 불법 점유 및 분양 문제와 이와 관련된 전 바마코 시장 아다마 상가레(Adama Sangaré)의 재판을 다루고 있습니다.
기사의 핵심 내용을 요약하면 다음과 같습니다.
1. 재판 개요
일정 및 혐의: 전 바마코 시장 아다마 상가레를 포함한 9명에 대한 재판이 2026년 10월 5일에 열릴 예정입니다. 이들은 공항 보호구역 내 수천 개의 필지를 불법으로 할당한 혐의를 받고 있으며, 추산된 피해액은 약 4억 8,400만 세파프랑(FCFA)에 달합니다.
2. 사태의 본질: 국가 행정의 혼선과 모순
공항 부지 훼손: 모디보 케이타 국제공항(세누 공항) 주변은 항공 보안을 위해 7,149헥타르가 보호구역으로 지정되어 있으나, 주택, 창고, 공장 등이 무분별하게 들어서며 훼손되었습니다. (특정 구역에서만 3,000개의 필지가 확인됨)
행정기관의 엇박자: 문제가 복잡해진 이유는 상당수 점유자들이 말리 행정기관의 공식 도장이 찍힌 토지 할당서나 점유 허가증을 가지고 있기 때문입니다. 한쪽에서는 보호구역이라고 지정해놓고, 다른 행정 부서에서는 임시 점유나 건축을 허가해 주는 모순된 행정이 수년간 이어졌습니다.
3. 향후 과제 및 해결책
선의의 피해자 구제: 금지 구역인 줄 알면서도 들어온 '투기꾼'과 국가가 발급한 공문서를 믿고 집을 짓거나 투자한 '선의의 피해자(일반 시민)'를 명확히 구분해야 합니다.
근본적인 토지 문제 해결: 10월에 열릴 재판으로 개인의 책임은 물을 수 있겠지만, 세누 공항의 복잡한 토지 문제가 다 해결되는 것은 아닙니다.
기자는 이를 해결하기 위해 ① 국가가 공항 부지의 경계를 명확히 확정하여 대중에 공개할 것, ② 그동안 발급된 토지 관련 문서들의 법적 효력과 발급 기관을 전수 조사할 것, ③ 건물이 지어진 후가 아니라 사전에 불법 건축과 거래를 통제할 것을 촉구하고 있습니다.
요약하자면:
이 사건은 단순한 개인의 부패 스캔들을 넘어, 국가 행정 기관들의 소통 부재와 일관성 없는 정책이 초래한 대규모 난맥상을 보여줍니다. 기사는 재판을 통한 처벌뿐만 아니라, 국가가 스스로의 행정적 오류를 바로잡고 일관된 토지 정책을 세워야만 이 해묵은 문제를 근본적으로 해결할 수 있다고 지적하고 있습니다.