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Réalisations de l’ADCT dans le Yaadga : À Titao comme à Pilimpikou, des infrastructures pensées au rythme des besoins locaux
Publié le mardi 22 septembre 2026 à 22h30min
Dans la région du Yaadga, les investissements de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) prennent des formes différentes selon les besoins des communes. À Titao, un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) complet a été réalisé dans un contexte marqué par le blocus de la commune, avant d’être équipé en matériel médico-technique et doté d’une plateforme solaire pour assurer son autonomie énergétique. À Kona, dans la commune de Pilimpikou, 25 boutiques construites au marché de Kona viennent renforcer un espace commercial qui constitue l’un des principaux poumons économiques de la commune. Deux réalisations qui illustrent, chacune à leur manière, les enjeux de résilience, d’accès aux services essentiels et de développement économique local dans le Yaadga.
À Titao, le paysage porte encore les traces d’un contexte dans lequel construire une infrastructure publique relevait presque du défi. Dans cette commune du Yaadga, l’accès au chantier n’était pas évident lorsque le projet de construction d’un nouveau centre de santé a été lancé. Le territoire était alors sous blocus et les conditions sécuritaires rendaient difficiles les déplacements comme l’acheminement des matériaux.
Pourtant, derrière les murs du CSPS du secteur 3, le résultat de ce chantier est aujourd’hui bien visible. Un dispensaire, une maternité, un dépôt de médicaments, des logements pour les agents de santé, des cuisines et une guérite composent l’infrastructure. L’ensemble est clôturé et bénéficie également d’une plateforme solaire qui permet au centre de disposer de l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Pour Sidiki Ganamé, président de la délégation spéciale de la commune de Titao, cette infrastructure porte une histoire particulière. « C’est avec beaucoup de satisfaction que nous avons accueilli ce projet et ce séjour. Pour la petite histoire, ce joyau est le fruit d’un chantier qui a commencé dans une période charnière. Vous savez, la commune de Titao vient de loin. Lorsque nous avons planifié ce projet, la commune était sous blocus », rappelle-t-il.
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La réalisation du CSPS a nécessité la mobilisation de plusieurs acteurs. Les populations restées dans la commune, les autorités locales et le partenaire ADCT ont été associés à cette dynamique. Pour le président de la délégation spéciale, cette mobilisation explique en partie la réussite du projet dans un contexte particulièrement difficile. « Nous avons pu mobiliser tous les acteurs autour de cette initiative. Les communautés, les autorités locales, mais également le partenaire ADCT ont cru en ce projet malgré le contexte. Nous avons aussi pu mobiliser les populations restées à Titao et, ensemble, nous avons réussi à réaliser ce chantier », témoigne Sidiki Ganamé. Dans ce contexte, le responsable communal qualifie l’ouvrage d’ « infrastructure de la résilience ». Une appellation qui renvoie moins à la nature du bâtiment qu’aux conditions dans lesquelles il a été réalisé. Alors que certains partenaires avaient suspendu leur accompagnement en raison de la dégradation de la situation sécuritaire, l’ADCT a maintenu son engagement sur ce chantier. Le CSPS n’est toutefois pas seulement un bâtiment. Son équipement a également fait l’objet d’un accompagnement. Dans le cadre du projet, la commune a bénéficié de l’appui de l’ADCT et de son partenaire financier, le projet 3F, pour une dotation en matériel médico-technique. Cette dotation a permis au centre de fonctionner dès la fin des travaux.
L’autre enjeu est l’énergie. Situé dans une zone excentrée, le CSPS n’est pas encore raccordé au réseau de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL). Une plateforme solaire a donc été installée pour assurer l’alimentation électrique des différents bâtiments. ExplorerCulture Africaine
« Vous constatez également que nous sommes dans une zone excentrée. Le branchement de la SONABEL n’est pas encore arrivé. Là encore, l’ADCT nous a accompagnés avec la dotation d’une plateforme solaire. Vous avez constaté aujourd’hui qu’il y a de l’énergie dans tous les bâtiments. C’est grâce à ce champ solaire », explique le président de la délégation spéciale.
Raphaël Zoundi, représentant des commerçants de Kona, voit dans les nouvelles boutiques une occasion de mieux stocker les marchandises et de développer les activités.
Pour les populations des quartiers couverts par l’aire sanitaire, l’enjeu est avant tout celui de la proximité. Avant la réalisation du CSPS, les habitants devaient parcourir plusieurs kilomètres pour accéder au centre de santé urbain. La distance était particulièrement contraignante pour les malades et les femmes enceintes. « Pendant la saison précédente, les populations étaient obligées de se rendre au CSPS urbain, situé à plus de 7 kilomètres d’ici. La question de la distance constituait donc une réelle difficulté pour elles. La réalisation de ce CSPS vient ainsi soulager cette situation et rapprocher davantage les services de santé des populations », souligne Sidiki Ganamé.
Pour Salfo Sawadogo, infirmier chef du secteur 3 de Titao, la nouvelle infrastructure répond à une réalité quotidienne. « Cette infrastructure est la bienvenue. Étant donné que nous sommes excentrés, tous les jours, il y a des patients qui viennent au dispensaire et à la maternité. Nous remercions l’ADCT pour cet accompagnement de la commune », dit-il. Le seul point qui reste à améliorer, c’est l’approvisionnement en eau.
Selon Lassané Tiemtoré, directeur de l’agence régionale de l’ADCT du Yaadga, la question a été prise en compte dans le cadre du budget 2026, avec la prévision d’un poste d’eau autonome destiné à alimenter les différentes composantes du CSPS.
À Pilimpikou, le commerce comme levier de recettes
Dans la même région à Kona, dans la commune de Pilimpikou, le défi se situe sur un autre terrain : celui de l’activité économique. Au marché de Kona, 25 nouvelles boutiques ont été réalisées avec l’accompagnement de l’ADCT. Alignées en cinq blocs de cinq boutiques, ces infrastructures viennent compléter d’autres espaces commerciaux déjà construits dans le marché. Pour les commerçants, elles répondent d’abord à une préoccupation très concrète : disposer d’un lieu pour stocker et vendre les marchandises dans de meilleures conditions. S'AbonnerAux Infos
Les habitants du village de Kona à Pilimpikou, avec à leur tête leur chef, se sont mobilisés pour recevoir la délégation de l’ADCT
« Nous pensons que ces infrastructures sont les bienvenues. Certains ont des marchandises mais ils n’ont pas de boutiques pour les stocker, donc ça facilite le commerce. Ça lutte contre le chômage et la pauvreté également. C’est un marché qui brasse du monde », explique Raphaël Zoundi, représentant des commerçants du marché de Kona. Pour la commune, le choix des boutiques n’a pas été fait au hasard. François Ouédraogo, président de la délégation spéciale de Pilimpikou, explique que plusieurs besoins avaient été recensés. Écoles, CSPS et autres infrastructures figuraient parmi les possibilités. Mais la commune a finalement choisi d’investir dans le commerce, en raison notamment de ses difficultés à mobiliser des recettes propres. « Quand l’information nous est parvenue que notre commune fait partie de la liste des bénéficiaires de la réalisation de cette infrastructure, nous nous en sommes réjouis. Mais il faut dire également que nous avons eu des difficultés pour le choix de cette infrastructure, parce que le défi était énorme. Donc, dans tous les secteurs, le besoin était là », explique-t-il. ConsulterLes Dictionnaires
Le responsable communal estime toutefois que les boutiques peuvent contribuer à renforcer les recettes de la collectivité. Le marché de Kona constitue en effet un important centre d’activités pour Pilimpikou. La demande pour les boutiques reste forte et leur occupation devrait permettre de générer des revenus réguliers. « Pour le cas des recettes qui souffrent trop, nous avons choisi d’investir dans ce domaine. Ça va accroître notre assiette fiscale et nous permettre d’être aussi comme les autres communes. Avec ces boutiques, il faut dire même d’abord que tout est venu de la demande. La demande était très forte », poursuit François Ouédraogo.
L’ADCT entend ainsi faire des infrastructures marchandes des outils de dynamisation économique des collectivités. Il ne s’agit pas seulement de construire des boutiques, mais aussi de créer des espaces sécurisés et adaptés, susceptibles de renforcer l’activité commerciale et, par ricochet, les ressources propres des communes. « L’un des objectifs poursuivis par l’ADCT au niveau du secteur économique, c’est de veiller à moderniser, par exemple, les marchés, à créer des espaces vraiment de sécurité, de vente, des espaces vraiment hygiéniques pour les commerçants. En gros, un cadre adapté vraiment pour leur commerce. Et de façon globale, c’est de dynamiser l’économie de la localité », explique le directeur régional. Cette dynamique doit aussi permettre aux populations de trouver davantage de produits sur place, sans devoir nécessairement se déplacer vers d’autres localités pour leurs achats.
Les réalisations observées à Titao et Pilimpikou s’inscrivent dans un volume d’investissement beaucoup plus large. Selon les données communiquées par l’ADCT, plus de 11 milliards de francs CFA ont été mobilisés depuis 2011 au profit des collectivités territoriales de la région du Yaadga. Ces ressources ont permis de financer 582 projets, représentant plus de 1 700 infrastructures. Les interventions couvrent plusieurs domaines de compétence transférés de l’État aux collectivités : éducation, santé, eau, hygiène, économie, sport et culture notamment.
Dans le secteur économique, les réalisations comprennent des boutiques, des hangars et des marchés à bétail. Dans le domaine social, des plateaux omnisports ont également été réalisés dans certaines communes. L’ADCT accompagne par ailleurs les collectivités dans l’acquisition d’équipements destinés à améliorer leur capacité d’intervention. Pour Lassané Tiemtoré, cette diversité traduit le caractère transversal de l’accompagnement apporté aux collectivités territoriales. À Titao, l’investissement prend le visage d’un centre de santé construit dans un contexte où la commune était difficilement accessible, puis équipé pour permettre sa mise en service. À Pilimpikou, il se traduit par des boutiques destinées à soutenir un marché qui joue un rôle important dans l’économie locale.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Yaadga 지역의 ADCT 사업: Titao와 Pilimpikou의 지역 중심 인프라
ADCT: 지역 수준 발전 지원 국가청(Agence Nationale d'Appui au Développement des Collectivités Territoriales)
전략: 지역 맞춤형 인프라 구축
사례 1: Titao의 보건센터 (CSPS)
프로젝트: 지역사회 보건 및 사회 촉진 센터
배경:
┌─ Titao 지역 폐쇄 상황에서 건설 시작
├─ 주민 이동, 물류 곤란
└─ 많은 파트너가 철수한 상황에서 ADCT 계속 진행
구성 요소:
진료실(Dispensaire)
모성보건(Maternité)
의약품 창고
의료 요원 주택
부엌
보초소
에너지 해결책: 태양광 플랫폼 설치
이유: 지역이 SONABEL(전력공사) 연결되지 않음
효과: 모든 건물에 전기 공급
효과:
과거:
─ 주민이 7km 떨어진 도시 보건센터 이용
현재:
─ 근처에서 서비스 이용 가능
─ 특히 산모와 중환자에게 생명 구하는 시설
의료 요원 평가 (Salfo Sawadogo, 진료실장):
"시설이 매우 필요했다. 매일 환자가 찾아온다"
개선 필요: 식수 공급 (2026년 예산에 포함)
사례 2: Pilimpikou의 시장 상점 (Kona)
프로젝트: 25개의 상점 건설 (5블록, 블록당 5개)
선택 배경:
여러 필요 (학교, 보건센터, 인프라)
우선순위: 경제적 자립 (지방세 수입 부족)
Kona 시장의 높은 상업 활동
경제적 효과:
기대 효과 설명
상인 편의 상품 보관 공간 개선
실업 감소 새 일자리 창출
지방세 증가 상점 임차료 → 지역 재정
소비자 이익 현지에서 물품 구매 가능
A. ADCT의 광역 성과 (Yaadga 지역)
2011년 이후 누적:
투자액: 110억 FCFA 이상
프로젝트: 582개
인프라: 1,700개 이상
분야별 사업:
분야 사업 내용
경제 상점, 창고, 가축 시장
교육 (언급 안 됨, 있을 것으로 추정)
보건 CSPS, 의료 시설
수도 급수 시설
위생 화장실, 위생 시설
스포츠 운동장
문화 문화센터
전략: 중앙정부에서 지방정부로 이양된 역량 지원
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