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Gaël Sawadogo, nouveau bachelier et jeune talent musical : « Pour moi, le Burkina Faso, c’est ma famille »
Publié le mardi 1er septembre 2026 à 22h45min
Après avoir décroché son baccalauréat en série littéraire, Gaël Sawadogo vient de vivre une autre expérience marquante. Celle d’un mois d’Immersion patriotique obligatoire (IPO) en cette année 2026. Délégué de son site, ce jeune passionné de musique dit avoir découvert au contact de ses camarades, la discipline, la vie en communauté et une nouvelle manière de penser son rôle dans la construction du Burkina Faso. Depuis quatre ans, il compose également ses propres chansons et en compte aujourd’hui une centaine. Pour lui, la musique peut être un puissant outil de sensibilisation de la jeunesse au patriotisme, au civisme et à la cohésion sociale. Dans cet entretien, il revient sur son expérience de l’IPO, sa passion musicale et ses ambitions pour l’avenir.
Lefaso.net : Après l’obtention de votre baccalauréat en série littéraire, dans quel état d’esprit abordez-vous cette nouvelle étape de votre vie ? Actualités
Gaël Sawadogo : J’aborde cette nouvelle étape avec beaucoup d’entrain et surtout beaucoup d’espoir. Pour moi, le baccalauréat représente une ouverture. Il me permet d’avancer dans mes projets et de donner davantage de chances à ma passion, qui est la musique. Pour pouvoir aller plus loin dans mes ambitions, il fallait d’abord obtenir le bac. Aujourd’hui, je considère donc cette réussite comme une étape importante et une source d’espoir pour mon avenir.
Vous avez participé durant un mois à l’Immersion patriotique obligatoire 2026. Quelle a été votre première impression en découvrant cet environnement ?
Je suis Gaël Sawadogo, appelé de l’Immersion patriotique obligatoire, deuxième section, première compagnie, deuxième promotion. Pour moi, cette immersion a été une expérience totalement nouvelle. Je suis quelqu’un d’assez casanier et j’avais donc peu l’habitude de vivre dans un environnement où autant de personnes, venues d’horizons différents, se retrouvent ensemble.
À la Maison patriotique, j’ai découvert beaucoup de choses, notamment l’entraide et le savoir-vivre en communauté. J’ai également eu la chance d’être désigné délégué de mon site. Cette responsabilité m’a beaucoup appris. J’ai compris ce que signifie diriger, mais aussi écouter, faire preuve d’intelligence dans les situations difficiles et savoir pardonner.
Au-delà des activités prévues, qu’est-ce que cette immersion vous a personnellement appris sur la discipline, la vie en communauté et le sens du patriotisme ?
Sur le plan de la discipline, l’immersion m’a beaucoup appris. Tout est organisé autour du temps. Il y a une heure pour se lever, une heure pour les cours, une heure pour les repas et une heure pour dormir. Il faut respecter le programme et être ponctuel. J’ai compris que, lorsqu’on veut avancer dans la vie, la discipline est indispensable.
La vie en communauté m’a également beaucoup marqué. Nous étions nombreux, avec des éducations, des habitudes et des caractères différents. Nous venions de quartiers différents et nous nous sommes retrouvés à partager le même espace. Il fallait donc apprendre à se comprendre, à faire preuve de tolérance et à faire attention à son comportement.
Avec le temps, les personnes que nous ne connaissions pas au départ sont devenues comme des frères. C’est aussi cela que j’ai retenu du patriotisme : apprendre à considérer son prochain comme un membre de sa famille.
Pour moi, la patrie, c’est l’endroit où vivent ma famille, ceux que j’aime et tous ceux qui partagent cette terre avec moi. Comment ne pas aimer une terre sur laquelle on est né et où vivent ceux qui nous sont chers ? L’immersion m’a permis de mieux comprendre que protéger son pays, c’est aussi protéger sa famille. Pour moi, le patriotisme, c’est donc cet amour de la patrie et cette volonté de la protéger.
Y a-t-il un moment particulier de ce mois d’immersion qui vous a profondément marqué et que vous n’oublierez pas ?
Les réveils. Cela peut paraître banal, mais ce sont vraiment les réveils qui m’ont le plus marqué. Chaque matin, à 5 h 30, le coup de sifflet nous obligeait à nous lever et à nous mettre en place. Il fallait ensuite faire le point sur les différentes sections, savoir qui était présent ou absent et, en cas d’absence, en connaître la raison.
Cette habitude est restée en moi. Aujourd’hui encore, je me lève beaucoup plus tôt qu’avant. Il m’arrive de me réveiller à la maison à une heure où ma famille se demande pourquoi je suis déjà debout. Je leur explique alors que ce sont les habitudes de l’immersion qui sont restées. Les réveils matinaux font désormais partie de moi.
En tant que jeune bachelier, comment cette expérience a-t-elle influencé votre vision de votre rôle dans la construction du Burkina Faso ? Africainset diasporas
Avant l’immersion, j’étais très casanier. Je sortais peu et je pensais peut-être davantage à ma propre personne. L’immersion m’a permis de comprendre que je pouvais faire davantage pour les autres et pour mon pays. À la sortie de cette expérience, je me suis posé une question : « Qu’est-ce que moi, Gaël Sawadogo, je peux apporter à mon pays ? » Je ne suis pas forcément destiné à devenir soldat. Je n’ai peut-être pas le profil physique ou la carrière d’un militaire. Mais je suis passionné de musique. Alors, qu’est-ce que je peux apporter à mon pays à travers cette passion ?
Cette réflexion m’a permis de faire des choix plus réfléchis pour mon avenir. J’ai compris que chacun peut contribuer à la construction du Burkina Faso à partir de ses compétences et de ce qu’il sait faire.
Vous êtes également passionné de musique. Quand cette passion est-elle née et quelle place occupe-t-elle aujourd’hui dans votre vie ?
Tout est parti d’une histoire assez simple. Un ami qui aimait écouter certains artistes m’a proposé un jour de faire de la musique avec lui. Il m’a dit : « Nous aussi, nous pouvons faire ça. » Il m’a demandé d’écrire un texte pour que nous le travaillions ensemble le lendemain. Le lendemain, il n’avait finalement rien écrit, alors que moi, j’avais préparé un petit texte. C’est à partir de là que je me suis dit : pourquoi ne pas aller plus loin et peut-être en faire un métier ?
Depuis, la musique ne m’a plus quitté. J’écris notamment à partir de ce que je vis. Les difficultés que je rencontre, les histoires que mes amis me racontent sur leurs relations ou leur vie familiale, tout cela peut devenir une source d’inspiration. Pour moi, ce sont des histoires à raconter, des expériences vécues.
Sur quel genre musical avez-vous décidé de bâtir votre carrière musicale ?
Comme le dit l’artiste Didi B, je ne me considère pas simplement comme un rappeur, mais comme un artiste. Pour moi, un artiste doit être libre d’explorer différents genres musicaux. Je suis aujourd’hui davantage orienté vers l’afrobeat, mais il ne faut pas être surpris de me voir un jour faire du rap ou du R&B. Je peux également m’exprimer dans ces registres.
Cet a cappella que vous nous avez fait écouter tout à l’heure est l’une de vos compositions. Combien de chansons avez-vous composées à ce jour ?
Déjà, j’ai pour nom d’artiste WENYIDA, qui est l’un de mes prénoms et qui fait référence à la grandeur de Dieu. Et, par sa grâce, j’ai commencé à composer il y a environ quatre ans. À ce jour, j’estime avoir écrit autour d’une centaine de chansons.
Comment trouvez-vous l’inspiration pour composer toutes ces chansons ?
Pour moi, l’inspiration est comme le vent : on ne peut pas vraiment la saisir. Mais j’ai une petite méthode. Je m’éloigne du bruit, je prends une feuille et un stylo et j’écris ce que j’ai vécu au cours de la journée. Il peut arriver qu’une phrase ou une situation particulière me fasse penser qu’il y a là une histoire à raconter. Je la note, puis j’essaie de construire progressivement les couplets, le refrain et l’ensemble de la chanson.
Parfois aussi, je me réveille avec une mélodie en tête. Dans ce cas, je commence immédiatement à écrire pour ne pas perdre l’idée. C’est ainsi que je travaille.
Durant votre mois d’immersion, avez-vous eu l’occasion de pratiquer ou de partager votre passion pour la musique avec les autres participants ? Qu’est-ce que cela a produit comme effet ?
Oui. Comme j’avais certaines contraintes qui ne me permettaient pas toujours de participer aux activités sportives, je cherchais d’autres occupations. Je prenais donc un cahier, je m’installais avec mon stylo et je me mettais à écrire. Forcément, cela attirait les regards. Des camarades et même des moniteurs venaient me demander ce que je faisais. Lorsqu’ils voyaient mes textes, ils me demandaient parfois de chanter.
J’ai alors commencé à leur faire écouter mes compositions. Ils ont apprécié et m’ont beaucoup encouragé. Ils me disaient : « Lance-toi, on va te soutenir. » Pour moi, c’était quelque chose d’important parce que je n’ai pas toujours l’habitude de montrer mes chansons aux autres. Le fait que des personnes les découvrent, les apprécient et m’encouragent m’a donné davantage de confiance.
Selon vous, comment la musique et plus largement, la culture peuvent-elles contribuer à renforcer le patriotisme, la cohésion sociale et l’engagement des jeunes burkinabè ? Africainset diasporas
Nous devons comprendre que le monde d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier. Je suis jeune et je comprends les jeunes de ma génération. Nous sommes très présents sur internet, sur les téléphones et les ordinateurs. Et la musique occupe une place importante dans notre quotidien. Nous pouvons difficilement prendre la route ou passer une journée sans écouter une chanson. Alors, pourquoi ne pas utiliser la musique pour transmettre des messages positifs aux jeunes ?
On peut leur parler de patriotisme, de civisme, de cohésion sociale et de responsabilité à travers des chansons. Les jeunes écoutent de la musique. Il faut donc aller vers eux à travers cet outil qu’ils aiment. C’est justement l’un de mes objectifs : utiliser ma musique pour sensibiliser sur l’amour de la patrie et le civisme. La culture peut jouer un très grand rôle dans cette dynamique. Si nous voulons toucher les jeunes, nous devons aussi utiliser les moyens qui font partie de leur quotidien.
Après le baccalauréat et cette expérience d’immersion, quels sont désormais vos projets, aussi bien dans vos études que dans la musique ?
Sur le plan des études, je souhaite m’orienter vers la communication. Je voudrais notamment faire le lien entre la communication et la musique. Je viens d’un quartier où il y a énormément de jeunes talentueux. Beaucoup sont artistes, mais restent encore méconnus. La personne qui m’accompagne aujourd’hui est elle-même artiste, et pourtant beaucoup de gens ne la connaissent pas.
Je me demande donc pourquoi nous n’utilisons pas davantage la communication pour permettre à ces jeunes talents de se faire connaître et de valoriser leur travail. J’aime communiquer et tout ce qui touche à la communication m’intéresse. Je voudrais donc acquérir les compétences nécessaires pour aider ces artistes à se faire découvrir. Pour moi, les deux domaines se rejoignent naturellement : la communication peut servir la musique, et la musique peut aussi servir la communication.
À ce jour, quel est votre souhait le plus ardent ?
Mon souhait le plus ardent est de réussir dans ma passion qui est la musique. Quoi qu’on dise, la musique ne m’a jamais quitté. Des personnes sont entrées dans ma vie et d’autres en sont sorties, mais la musique, elle, est toujours restée. J’aimerais donc vraiment réussir dans ce domaine et aller le plus loin possible.
Votre mot de fin ?
Je voudrais dire à chacun de croire grand et de rêver grand, mais surtout de se donner les moyens de réaliser ses rêves. Personne ne construira notre pays à notre place. Pour moi, le Burkina Faso, c’est ma famille. Je suis patriote, je suis appelé et je suis fier de l’être. Alors, croyez en vous, de la même manière que j’ai appris à croire en moi. Merci. Africainset diasporas
Entretien réalisé par Hamed Nanéma et Alexandre Kouraogo
Lefaso.net
3️⃣ 새로운 고등학생이자 음악 천재: "내게 부르키나파소는 나의 가족"
원제: Gaël Sawadogo, nouveau bachelier et jeune talent musical: «Pour moi, le Burkina Faso, c'est ma famille»
🎓 개인 소개
가엘 사와도고(Gaël Sawadogo):
성취: 문학 계열 고등학교 졸업 (2026년)
경험: 2026년 강제 애국심 침몰(IPO) 1개월 참여
역할: IPO 사이트 대표 (리더십 경험)
예술명: WENYIDA ("하느님의 위대함" 의미)
음악 경력: 4년 작곡, 약 100곡 창작
🏕️ 강제 애국심 침몰(IPO)이란?
배경:
2026년 부르키나파소의 새로운 의무 프로그램
대상: 모든 고등학교 졸업생
기간: 1개월 (2026년 7월 27일 ~ 8월 27일)
규모: 약 65,000명 (전국 각 지역)
마감: 8월 27일 오아가두구 스타드 4-아오 폐식
목표:
애국심 함양
공동체 생활 경험
징병제 아님 (민간 리더십 양성)
📚 IPO 커리큘럼
영역 내용
시민교육 부르키나 역사, 국가 응집력, 부패 저항
가치관 겸손, 연대, 존엄, 저항 정신
신체 훈련 체력 단련, 행군, 생존 기술
기본 군사 소총 취급 (AK-47) 기초
규율 엄격한 시간표, 점호, 명령 복종
시간표:
05:30 - 기상 (호루라기 신호)
- 복장, 점호
06:00 - 조회 및 식사
07:00 - 강의/교육
12:00 - 식사
14:00 - 신체 훈련/활동
18:00 - 저녁 식사
21:00 - 취침
💭 가엘의 체험 기록
가장 인상 깊은 순간:
아침 호루라기 신호 (05:30)
집에서도 오전 일찍 일어남
IPO 이후 생활 습관 변함
가족도 "왜 이렇게 일찍 깨어있냐"고 놀람
공동생활의 교훈:
다양한 출신, 교육, 성격의 사람들
↓
처음엔 낯설었던 친구들
↓
한 달 후: "형제자매같이"
↓
"이것이 애국심: 타인을 가족 같이 생각하기"
대표로서의 책임:
상황 관리 능력 배움
주의깊은 경청
어려운 상황에서의 지혜
용서와 포용
🎵 음악 여정
시작:
친구가 제안 ("우리도 할 수 있어")
처음 노래 작성
창작 방식:
하루의 경험 + 친구의 이야기
↓
노트북과 펜으로 기록
↓
영감 있는 구절 찾기
↓
멜로디 작곡
↓
완전한 곡 구성
IPO 중 음악:
스포츠 활동 제약으로 대신 작곡
동료들이 관심 보임
모니터들이 노래 부르라고 요청
결과: 용기와 확신 획득
음악 장르:
주로 아프로비트(Afrobeat)
유연하게 랩, R&B 탐색 가능
"단순 래퍼가 아닌 예술가"로 자리매김
🌍 미래 비전
교육:
전공: 커뮤니케이션
동기: 음악 + 커뮤니케이션 결합
목표: 미알려진 지역 예술가 발굴 및 홍보
음악의 사회적 역할:
청소년은 인터넷/음악 생활 중심
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음악으로 메시지 전달 가능
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애국심, 시민의식, 사회 응집력 전파
최종 메시지:
"크게 믿으세요, 크게 꿈꾸세요.
하지만 꿈을 이루기 위해 노력하세요.
부르키나파소는 나의 가족입니다.
나는 애국자이며 이를 자랑스러워합니다."
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