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Microfinance : Réki Djermakoye récupère enfin ASUSU S.A., désormais en voie de « Refondation » avec la levée de l’administration provisoire
lundi, 06 juillet 2026 12:49
Après huit (08) longues années sous administration provisoire, la société de microfinance ASUSU S.A. vient enfin de voir le bout du tunnel de la mauvaise passe qu’elle traversait depuis. Selon une décision du 30 juin 2026, le ministre de l’Économie et des Finances a décidé de la levée de cette mesure sous laquelle a été placée l’institution depuis le 03 mai 2018. Le même jour, confirment les responsables d’ASUSU S.A., son Conseil d’administration s’est tenu et, à l’issue de cette session, Madame Brah Réki Djermakoye, l’ancienne Directrice générale, a été élue Présidente du Conseil d’administration (PCA), alors que M. Issoufou Moutari a été nommé Directeur général. La fin des vaches maigres pour ASUSU, qui fut un temps considérée comme le fleuron de la microfinance au Niger avant de « sombrer » suite à un imbroglio politico-financier et judiciaire qui avait fini par avoir raison de « la boîte à Réki ». Une revanche aussi pour l’actuelle Présidente du Comité de gestion du Fonds de Soutien pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP), en attendant de voir ce que donnera le plan de redressement de l’institution qui revient sur le marché en pleine dynamique de transformation de l’écosystème financier national.
Le provisoire a été un peu long pour ASUSU S.A., qui a presque disparu du système financier national, mais l’attente a fini par payer ! Après avoir sombré sous la « Renaissance », ASUSU S.A. de Réki Djermakoye renaît de ses cendres sous le régime de la « Refondation ».
Depuis le 30 juin 2026, l’institution de microfinance n’est plus sous administration provisoire, comme confirmé par les responsables de la société. Par décision du ministre de l’Économie et des Finances, l’administration provisoire sous laquelle a été placée ASUSU depuis le 03 mai 2018 a été levée. La correspondance a été adressée à l’actionnaire majoritaire, la Caisse nationale de la Sécurité sociale (CNSS). Aussitôt, renseignent les mêmes sources, le Conseil d’administration a tenu sa première session au cours de laquelle Mme Brah Rékia Djermakoye Moussa Hassane a été portée à l’unanimité à la tête de l’organe dirigeant de l’institution. Par la même occasion, M. Issoufou Moutari a été nommé Directeur général.
Retour sur un imbroglio politico-financier et judiciaire
C’est donc l’heure de la « Refondation », à défaut de parler de « Renaissance », ce qui lui aurait porté malheur, pour ASUSU S.A. et, pour beaucoup qui ont suivi l’affaire qui a failli emporter l’institution de microfinance, une justice pour l’ancienne patronne de la boîte, Réki Djermakoye, actuelle Présidente du Comité de gestion du FSSP.
On se rappelle qu’après plusieurs mois d’imbroglio politico-financier avec des ramifications judiciaires, la caisse de microfinance ASUSU a été placée sous administration judiciaire, le 03 mai 2018, par le ministre des Finances de l’époque, M. Hassoumi Massaoudou. À l’époque, les autorités reprochaient à l’institution, qui comptait dans son tour de table plusieurs entreprises publiques, plusieurs griefs dont « des irrégularités dans la dernière augmentation du capital social, un système d’information et de gestion non fiable, une dégradation du portefeuille de crédits, un fort endettement auprès du système bancaire et de la clientèle, particulièrement celle des entreprises publiques, des charges d’exploitation importantes de personnel et de services extérieurs ».
En plus de ses déboires financiers, ASUSU S.A. était confrontée à des problèmes de gouvernance qui s’étaient traduits par la saisie de ses comptes bancaires et de ses biens meubles par certains gros créanciers, le non-respect des ratios prudentiels et l’absence de réponses adéquates de la part de ses responsables. Ce qui avait fait courir aux actionnaires de l’institution, d’après un rapport de l’Autorité de régulation de la microfinance, « d’énormes risques, tels que la spoliation des dépôts de la clientèle, notamment les particuliers, les Petites et Moyennes Entreprises qui y ont effectué d’importants dépôts ».
La situation était telle que, dans un point de presse retentissant qu’il avait animé le 26 mars 2018 alors que « l’affaire ASUSU » défrayait la chronique, l’ancien ministre des Finances, Hassoumi Massaoudou, avait déclaré que « quand on voit ses comptes, ASUSU est virtuellement une société en faillite ». Et d’ajouter que c’est pour ne pas « perdre de l’argent public » qu’un sauvetage s’avérait nécessaire et urgent. « Et ce n’est pas la direction qui a amené la société à la faillite qui va la redresser », avait estimé Hassoumi Massaoudou, pour qui « le problème au niveau d’ASUSU est un problème de gouvernance ». Ce qui avait scellé le sort de Réki Djermakoye à la tête d’ASUSU et accéléré la descente aux enfers de l’institution.
Placée finalement sous administration pour une première période de six (06) mois, une équipe de professionnels avait pris le relais des désormais anciens dirigeants de l’institution financière avec comme mission de procéder à une analyse technique de sa situation réelle et de trouver une solution définitive aux maux qui la minent, ainsi que d’assurer la continuité des activités d’ASUSU S.A. et le respect des prescriptions légales, réglementaires et statutaires, de prendre toute mesure utile afin de préserver les intérêts des associés et des clients de la caisse, et de diligenter un audit organisationnel et financier de l’institution ainsi que du système d’information et de gestion de la boîte. C’est à quoi s’est attelé le premier administrateur provisoire nommé, M. Bachir Adamou, qui n’était visiblement pas parvenu à redresser la barre d’ASUSU S.A.
À l’époque, et bien que les autorités de tutelle disposaient d’assez d’arguments, beaucoup ont vu dans cette mauvaise passe dans laquelle a été plongée ASUSU S.A. les implications d’un conflit d’intérêts politique qui se jouait au plus haut sommet de l’État. Bien que le ministre de l’époque, Hassoumi Massaoudou, avait assuré qu’« il n’y a aucune interférence politique ni chasse à la sorcière, et qu’il ne fera pas de commentaires sur ce qui se dit », les enjeux et surtout la personnalité des protagonistes de l’affaire contredisaient ses assurances.
Comme un air de revanche pour Réki Djermakoye, ancienne DG et nouvelle PCA d’ASUSU
C’est du reste pourquoi ce retour en grâce d’ASUSU dans le paysage financier national a comme un air de revanche pour la nouvelle PCA, qui retrouve ainsi « sa boîte », huit années après l’avoir presque perdue. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs qu’ASUSU est considérée comme le « bébé de Dame Réki », elle qui avait largement contribué à la porter sur les fonts baptismaux, en 2008, en s’appuyant sur l’expérience des « MAATA MASU DUBARA » puis d’« ASUSU CIIGABA », du nom des groupements féminins de tontine mis en place un peu partout au Niger avec le projet CARE Niger, où elle avait servi de longues années.
Après avoir été éjectée de l’entreprise, l’ancienne Directrice générale, qui a pu échapper à la case prison, est allée, en dépit de tout, créer une autre institution de microfinance, 2MInvest.
Actuellement à la tête du FSSP, la nouvelle PCA d’ASUSU ne sera pas véritablement opérationnelle pour la mise en œuvre du plan de redressement que nécessitera le retour de l’institution financière. C’est pourtant elle qui va donner le ton et son empreinte ainsi que son influence seront déterminantes pour recapitaliser l’entreprise et lui permettre de rattraper les parts de marché qu’elle a perdues pendant ces longues années, durant lesquelles l’écosystème financier national a connu bien des évolutions, porté par une dynamique de transformation digitale qui n’épargne aucun secteur.
A.Y. Barma (actuniger.com)
2️⃣ 니제르 마이크로파이낸스 ASUSU의 8년 만의 부활
기사 내용 요약
주요 사건: 2018년 5월부터 8년간 임시 행정 관리(Administration Provisoire) 상태에 있던 니제르 마이크로파이낸스 회사 ASUSU S.A.가 2026년 6월 30일 정상 운영 복귀
새로운 리더십:
Brah Réki Djermakoye → 회장(Présidente du Conseil d'administration, PCA)
Issoufou Moutari → 사장(Directeur général)
ASUSU의 과거 위기와 원인 (2018년):
주요 문제 설명
자본금 증가의 부정행위 공식 절차 미준수
신뢰할 수 없는 회계 시스템 정보 관리 체계 부실
대출 포트폴리오 악화 연체율 증가
과도한 부채 은행 및 고객 대금 미상환
높은 운영 비용 인건비 및 외주비 과다
거버넌스 문제 규제 비율 미준수
채권자의 자산 압류 은행 계좌 및 부동산 동결
당시 재무 장관의 평가:
하쏘우미 마싸우두 재무장관(2018년): "ASUSU는 사실상 파산 상태"
"공적 자금 손실을 방지하기 위해 긴급 구제 필요"
"현 경영진은 회사를 파산으로 몰아간 인물들이므로 복구할 수 없음"
임시 관리 기간의 문제:
초대 임시 관리자 바치르 아다무가 회사 재건에 실패
8년간 ASUSU는 니제르 금융 시스템에서 거의 소멸
국가 금융 생태계가 급속히 변화하면서 경쟁력 더욱 약화
Réki Djermakoye의 복귀와 그 의미:
그녀의 이력:
ASUSU 창립자(2008년)
2008년부터 ASUSU를 "그녀의 아이"로 운영
여성 자조 조직 및 저축 그룹인 "MAATA MASU DUBARA"와 "ASUSU CIIGABA" 경험 활용
2018년 해직 후 다른 마이크로파이낸스 회사 2MInvest 창립
현재 위상:
FSSP(Fonds de Soutien pour la Sauvegarde de la Patrie) 관리 위원회 의장 담당 중
ASUSU 회장으로 복귀했지만 FSSP 역할 때문에 직접 운영은 어려울 것으로 예상
맥락 설명
"정치적 음모"의 가능성:
기사에서 암시하는 주요 대목:
2018년 위기는 단순한 재무 문제를 넘어 정치적 갈등이 포함되어 있었을 가능성
기사: "많은 관찰자들이 이를 최고위 정치 권력층의 이익 충돌로 본다"
장관이 "정치적 개입도, 마녀사냥도 아니"라고 부인했으나, 당사자들의 정치적 입지와 배경이 이를 모순
니제르의 마이크로파이낸스 역할:
저소득층, 소상공인을 위한 금융 접근성 핵심
ASUSU는 한때 니제르 마이크로파이낸스의 "대표주자"였음
8년 공백으로 인한 가난한 사람들의 금융 접근성 약화
"리파운딩(Refondation)"의 의미:
기사에서 "Renaissance(부흥)"가 아닌 "Refondation(재건)"이라는 용어 사용
이유: ASUSU가 과거로 돌아가는 것이 아니라 새로운 모습으로 다시 시작해야 함을 의미
디지털 변혁, 새로운 경영진, 현대화된 운영 시스템 필요
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