|
|
Niger: remaniement dans l’armée après la mutinerie de Niamey
Le président nigérien Abdourahamane Tiani a procédé vendredi à quatre nominations au sommet de la hiérarchie militaire, deux semaines après la mutinerie survenue à la base 101 de Niamey.
12 Sep 2026 - 11:46
Le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a procédé vendredi à un remaniement de la haute hiérarchie militaire, avec notamment la nomination du général Maman Sani Kiau au poste de chef d’état-major des armées, sur quatre décrets lus vendredi soir à la télévision nationale.
Le général Maman Sani Kiau, jusque-là chef d’état-major de l’armée de terre, succède ainsi au précédent titulaire à la tête de l’état-major des armées, le général Moussa Barmou.
Le général Abdourahmane Abou Zataka est nommé chef d’état-major de l’armée de terre, tandis que le général Ismail K. Sidi Omar devient chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air.
Le colonel-major Ibrahim Abdourazak Ben est, pour sa part, nommé chef d’état-major adjoint de l’armée de terre.
Ces changements interviennent moins de deux semaines après les événements des 28 et 29 août à Niamey.
Dans la nuit du 28 au 29 août, des militaires avaient pris position à la base 101 et tiré sur plusieurs sites sensibles de la capitale.
Le ministère de la Défense avait d’abord évoqué un « mouvement d’humeur », avant que les autorités nigériennes et la Confédération des États du Sahel (AES) ne qualifient les faits de tentative de déstabilisation. Lire L'Actualité Politique
Les affrontements avaient notamment impliqué des éléments du Bataillon spécial de reconnaissance du Commandement des opérations spéciales (BSR-COS) et les forces restées loyales aux autorités. Trois éléments de la Garde présidentielle ont été tués lors des événements.
À la suite des affrontements, les autorités ont annoncé la saisie de plusieurs véhicules et d’un important arsenal, comprenant notamment 382 fusils AK-47, 36 RPG-7 et 30 mitrailleuses PKM.
Le réaménagement annoncé vendredi intervient ainsi dans un contexte de réorganisation de la chaîne de commandement militaire après cette crise interne au sein des forces armées nigériennes.
AC/Sf/APA
기사 요약: 니제르의 압두라흐만 티아니 대통령이 니아메 101 공군기지에서 발생한 반란 시도 2주 만에 군 고위급 인사를 단행했습니다. 마만 사니 키아우 장군이 새로운 군 참모총장으로 임명되었으며, 반란 시도 당시 무기가 압수되고 사상자가 발생했습니다.
기사 맥락: 2023년 쿠데타로 집권한 니제르 군사 정권 내부의 불안정성을 보여줍니다. 최근 군 내부의 반란 시도를 진압한 후, 지휘 체계를 재편하여 정권의 통제력을 강화하고 사헬 국가 연합(AES) 내 안보를 다지려는 조치입니다.
Principes fondamentaux édictés par la transition en matière de coopération internationale : Le Mali en phase avec le Mouvement des non-alignés
Du 1er au 6 septembre 1961, vingt-cinq pays d'Afrique (dont le Mali), d'Asie, d'Europe et d'Amérique latine posaient les bases du Mouvement des non-alignés (MNA).
Aujourd'hui-MaliAujourd'hui-Mali
12 Sep 2026 - 01:54
Soixante-cinq ans après sa création, ce Mouvement, qui rassemble désormais 120 États membres, se trouve face aux mêmes enjeux que lors de sa création. Peut-être même, comme le pensent certains, ces enjeux se sont complexifiés avec le temps, mais restent toujours actuels. Le Mali, en redressant sa trajectoire diplomatique dans le cadre du processus de Refondation initié sous la Transition avec Assimi Goïta, se replace dans l'axe directeur du Mouvement des non-alignés dans lequel, au départ, il a joué un rôle moteur, notamment grâce à l'engagement de Feu le Président Modibo Kéïta. Journal en ligne
Rien qu'officiellement lancé sur les fonts baptismaux au mois de septembre de l'année 1961, le Mouvement des non-alignés a quand-même ses racines profondément ancrées depuis la conférence de Bandung, en Indonésie, en avril 1955. L'on se rappelle que vingt-neuf (29) pays d'Asie et d'Afrique s'y étaient réunis pour parler de paix, de souveraineté, de développement et surtout de décolonisation. Ils avaient donc construit le socle de ce qui allait devenir le Mouvement des non-alignés, notamment le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, l'égalité entre les nations, la non-ingérence, le règlement pacifique des différends et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Il ne s'agit ni plus ni moins que de l'expression solennelle d'un désir ardent d'indépendance stratégique de pays dont la plupart venaient de sortir de la colonisation. En effet, la guerre froide battait son plein et le, monde était divisé en deux blocs distincts, piloté respectivement par les Etats-Unis d'Amérique et l'Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS). Les nouveaux États indépendants, très convoités par ces deux blocs, ne devaient pas accepter de devenir des pions que les grandes puissances pousseraient sur l'échiquier mondial à leur guise, en fonction de leur rivalité.
Les nouveaux États africains, en particulier, avaient compris que l'indépendance politique ne suffisait pas : il fallait également éviter une dépendance économique vis-à-vis des anciennes puissances coloniales. En fait, pour la plupart des pays africains, c'est ça l'esprit qui a prévalu lors de la fondation du MNA, quels que soient les mots utilisés pour le dire.
Soixante-cinq ans plus tard, malgré les vicissitudes de la géopolitique mondiale, le MNA a résisté à l'usure du temps. De 25 pays membres au départ (l'Afghanistan, l'Algérie, la Birmanie, le Cambodge, Ceylan, le Congo, Cuba, Chypre, l'Éthiopie, le Ghana, la Guinée, l'Inde, l'Indonésie, l'Irak, le Liban, le Mali, le Maroc, le Népal, l'Arabie saoudite, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie, la République arabe unie 'l'Égypte de l'époque' et la Yougoslavie) en plus de trois autres pays observateurs (la Bolivie, le Brésil et l'Équateur) le MNA compte actuellement 120 membres. Il constitue donc une force que la géopolitique met devant sa responsabilité de réalisation de son vieux projet d'indépendance stratégique. Un sujet plus que d'actualité ! Journal en ligne
Dans leur déclaration finale du sommet constitutif du MNA en septembre 1961, tout en affirmant vouloir garder leur indépendance vis-à-vis des deux grands blocs ayant entrainé le monde dans une guerre froide, les 25 pays membres fondateurs se défendaient aussi de chercher à constituer "un nouveau bloc". Ils ne souhaitaient qu'une chose essentielle : garder leur indépendance vis-à-vis des deux blocs, tout en faisant de leur nombre un atout pour peser sur les décisions internationales.
C'est ainsi qu'à l'ONU les non-alignés sont parvenus à imposer la question de la décolonisation comme un point central de l'agenda international et ont participé à de grandes batailles diplomatiques, notamment contre contre l'apartheid en Afrique du Sud et pour la reconnaissance des droits des Palestiniens, entre autres questions importantes de la géopolitique mondiale.
Comme on peut le constater, onze (11) des 25 États participants à la conférence constitutive de 1961 sont des pays africains. Et au fil du temps le nombre des pays africains devenus membres n'a cessé de grossir. L'Afrique, avec ses nombreux pays qui venaient à peine de se libérer du joug colonial, se retrouvait bien dans les idéaux du MNA et l'histoire retiendra le rôle historique joué par le Mali au sein du MNA, à travers l'engagement sans faille de Feu Modibo Kéïta, père de l'indépendance du Mali dont il a fut le premier président de la République.
Président Modibo Kéïta, père du non-alignement
C'est à juste titre d'ailleurs que le Président Modibo Kéïta est appelé le père du non-alignement, ce terme qu'il a lui-même créé et lancé à travers son discours au sommet de Belgrade en 1961. Avant cela, on n'utilisait pas l'expression "non-aligné", mais celui de "non-engagé". En témoigne, ce passage tiré de ce discours : "Nous voici donc réunis à Belgrade, à la conférence historique des pays non- alignés et je dois confesser que je préfère l'expression «Non-alignés» à celle de «non-engagés»". Histoire
A cette même occasion, le Président Modibo Kéïta définissait la position du Mali en ces termes : "Pour le Mali, le Non-alignement est synonyme de dignité, de personnalité et c'est pour cela, que notre peuple qui n'a jamais rien épargné pour conquérir sa liberté, refuse de se définir en fonction de tel ou tel pays, de tel ou tel Bloc.
J'ai eu l'occasion de le dire partout, cela ne signifie pas que nous nous livrons à un jeu d'équilibre même momentané entre les grandes puissances, car cette pratique-là aboutit nécessairement à la perte de sa dignité, de sa personnalité, à la faillite.
Le Mali n'a rien à voir avec un tel neutralisme qui refuse de s'engager même si l'objectivité, la logique et la morale l'exigent. Mais il est un autre aspect, positif celui-là, qui est le reflet de notre sens des responsabilités sur tous les problèmes, d'avoir notre opinion, de la définir, sans nous inquiéter qu'elle coïncide avec celle de l'Ouest ou de l'Est.
Ce sens de notre responsabilité nous amène à notre opinion entre les forces coloniales et néocoloniales et les peuples subjugués, à une opinion entre les forces impérialistes ou anti-impérialistes".
Rappelons qu'à l'issue de la Conférence de Belgrade en 1961, le Président Modibo Kéïta fut mandaté par ses pairs pour aller rencontrer le président américain, John F. Kennedy, afin de lui signifier de vive voix la position des non-alignés. Mais il faut reconnaître que le Mouvement des non-alignés a traversé des épisodes de l'histoire qui l'avaient fragilisé, notamment quand plusieurs membres dont certains parmi les plus influents, comme Cuba, se sont rapprochés de Washington ou de Moscou. Un rapprochement stratégique, disait-on, surtout au niveau des relations de coopération militaire qui tournaient finalement et quasiment à une tutelle ou un protectionnisme.
Depuis plus d'une décennie, avec la boulimie expansionniste affichée par l'OTAN, trouvant en face une riposte tantôt de la Russie, tantôt de la Chine et autres qui se retrouvent parfois alliés par la force des événements, le vieux principe de l'autonomie stratégique tant prôné par le MNA revient au-devant de l'actualité. Pour de nombreux pays d'Afrique, la voie du développement n'est pas de s'enfermer dans une logique de choix obligé entre Washington, Paris, Pékin, Moscou, Bruxelles. La voie du salut se trouve dans la liberté de pouvoir choisir librement ses partenaires dans le cadre d'échanges gagnant-gagnant, sans avoir à s'aligner systématiquement sur les positions d'un partenaire, si important soit-il. Sciences sociales
Trois principes directeurs en phase avec le non-alignement
Si donc en 2021, après une phase d'introspection nationale qui a abouti à la nécessité d'une refondation de l'Etat, les Autorités de la Transition malienne décident que la politique de coopération internationale et de diplomatie de la transition malienne, impulsée par le président Assimi Goïta, repose désormais sur trois principes directeurs qui englobent le respect de la souveraineté du Mali, l'autonomie dans le choix des partenaires stratégiques ainsi que la défense des intérêts vitaux du peuple malien, le Mali se trouve donc au cœur des principes du MNA. C'est aussi un vibrant hommage rendu à Feu le Président Modibo Keïta.
A.B. NIANG, Journaliste et Consultant international, depuis Dakar
기사 요약: 말리 과도 정부의 외교 노선이 비동맹운동(MNA)의 창립 원칙(주권 존중, 전략적 파트너 선택의 자율성, 국익 수호)과 일치하고 있음을 강조합니다. 초대 대통령 모디보 케이타의 비동맹 정신을 계승하여 특정 강대국에 얽매이지 않는 독립적 외교를 추진 중입니다.
기사 맥락: 말리가 최근 프랑스 등 전통적인 서방 파트너와 거리를 두고 러시아, 중국 등으로 파트너십을 다변화하는 외교적 행보에 정당성을 부여하는 언론의 시각입니다. 이를 탈식민지 시대의 주권 회복 및 비동맹운동의 부활로 해석하고 있습니다.
|
|
