SCÈNE IV -no7
LEAR. – Je voudrais le savoir, car,
par le témoignage souverain de l’entendement et de la raison,
je serais induit à me figurer que j’ai eu des filles.
LE FOU. –
Lesquelles veulent faire de toi un père obéissant. LEAR,
à Goneril.
– Votre nom, belle dame ?
GONERIL. – Allons ! monsieur,
cet ébahissement est à l’avenant de vos autres récentes fredaines.
Je vous adjure de bien comprendre ma pensée ;
vieux et vénérable comme vous l’êtes,
vous devriez être sage.
Ici même vous entretenez cent chevaliers et écuyers,
tous si désordonnés, si débauchés,
si impudents, que notre cour,
souillée par leur conduite,
a l’air d’une auberge en pleine orgie.
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L’épicurisme et la luxure en font
une taverne ou un
lupanar plutôt qu’un palais princier.
La pudeur même réclame un remède immédiat.
Accédez donc au désir
de celle qui autrement pourrait bien exiger
la chose qu’elle demande :
réduisez un peu votre suite,
et que ceux qui resteront dans votre dépendance soient
des gens qui conviennent à votre âge
et sachent ce qu’ils sont et ce que vous êtes !
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LEAR. – Ténèbres et enfer !
qu’on selle mes chevaux, qu’on rassemble ma suite !
Dégénérée bâtarde, je ne te troublerai plus !
Il me reste une fille.
GONERIL. –
Vous frappez mes gens ;
et tous les insolents
de votre bande font des serviteurs
de leurs supérieurs !…
(Entre Albany.) LEAR. –
Malheur, à qui se repent trop tard !
(À Albany.) Ah
! vous voilà, monsieur !
Est-ce là votre volonté ?…
Parlez, monsieur…
Qu’on prépare mes chevaux !
574p
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Ingratitude, démon au cœur de marbre,
plus horrible,
quand tu te révèles dans un enfant,
que le monstre des mers !
ALBANY. – De grâce, sire, patience !
LEAR, à Goneril. –
Orfraie détestée, tu mens !
Mes gens sont des hommes d’élite,
du mérite le plus rare,
qui connaissent toutes les exigences du devoir,
et qui supportent avec
la plus scrupuleuse dignité l’honneur
de leur nom…
Ô faute si légère,
comment m’as-tu paru
si hideuse dans Cordélia !
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Tu as pu, ainsi qu’un chevalet,
disloquer toutes les fibres de mon être,
et arracher tout l’amour
de mon cœur pour en faire du fiel !
(Se frappant le front.)
Ô Lear, Lear, Lear !
frappe cette porte qui laisse entrer ta démence
et échapper ta chère raison !
(À sa suite.) Allez, allez, mes gens.
591p
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제4장 - 7번
리어. – 알고 싶소,
지혜와 이성의 가장 확실한 증거로 미루어 보아,
내겐 딸들이 있는 것 같소.
광대. – 자네에게 순종적인 아버지가 되어 줄 딸들이지. 리어,
고네릴에게.
– 자네 이름이 뭐지, 아가씨?
고네릴. – 자, 이제 그만,
이런 놀라움은 자네의 최근 소동과 다를 바 없네.
제 말을 이해해 주시오.
자네는 늙고 존경받는 분이시니,
현명해야 하지 않겠소.
여기 자네는 백 명의 기사와 종자들을 거느리고 있는데,
모두 너무나 무질서하고, 타락하고,
뻔뻔해서,
그들의 행태로 더럽혀진 우리 궁정은
마치 난잡한 파티가 벌어지는 여관 같소.
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향락주의와 정욕은 이곳을
선술집이나
매춘굴로 만들지, 왕궁으로 만들지 않는다.
수줍음조차도 당장 고쳐야 할 것이다.
그러니 그녀의 욕망에 굴복하라.
그녀는 그렇지 않았다면 당연히 요구했을 것이다.
그녀가 원하는 것을 요구했을 것이다.
시종을 조금 줄이고,
남은 시종들은
당신의 나이에 맞는 사람들로,
자신들이 누구인지, 당신이 누구인지 아는 사람들로 하라!
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리어. – 맙소사!
말에 안장을 얹고, 시종들을 모아라!
타락한 사생아, 더 이상 너를 괴롭히지 않겠다!
내게는 딸이 하나 남았다.
고네릴. – 당신은 내 백성을 괴롭혔어요.
그리고 당신 무리의 건방진 자들은 모두
상사를 섬기고 있어요!…
(올버니 등장) 리어. –
너무 늦게 회개하는 자에게 화가 있을지어다!
(올버니에게) 아! 여기 계셨군요!
이것이 당신의 유언입니까?...
말씀하십시오, 폐하...
말들을 준비시켜라!
574쪽
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배은망덕, 돌처럼 차가운 심장을 가진 악마여,
그 모습이 아이에게서 드러날 때면 더욱 끔찍하구나,
바다의 괴물보다 더!
앨버니. – 폐하, 제발 참으십시오!
리어, 고네릴에게. –
미운 물수리 같은 놈, 거짓말쟁이!
내 백성은 엘리트들이다,
가장 보기 드문 미덕을 지닌 자들,
의무의 모든 요구를 알고,
가장 철저한 품위로
자신의 이름의 명예를 지키는 자들...
오, 작은 결점이여,
코델리아에게서 얼마나 끔찍하게 보였던가!
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너는 마치 이젤처럼,
내 존재의 모든 섬유질을 뒤흔들고,
내 마음에서 모든 사랑을 뜯어내어
쓰라린 상처로 만들어 버렸구나!
(이마를 탁 치며)
오, 리어, 리어, 리어!
네 광기를 불러들이는 이 문을 쳐라!
네 소중한 이성이 도망치게 하는 이 문을!
(그를 따라가며) 자, 어서 오라, 나의 백성들이여.