SCÈNE IV -no8
ALBANY. – Sire,
je suis aussi innocent qu’ignorant de ce qui vous a ému.
LEAR. – C’est possible, milord…
(Montrant Goneril.) Écoute, nature, écoute !
Chère déesse, écoute !
Suspends ton dessein,
si tu t’es proposé de rendre cette créature féconde !
Porte la stérilité dans sa matrice !
Dessèche en elle les organes de la génération,
et que jamais de son corps dégradé
il ne naisse un enfant qui l’honore !
S’il faut qu’elle conçoive,
forme de fiel son nourrisson,
en sorte qu’il vive pour la tourmenter
de sa perversité dénaturée !
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Puisse-t-il imprimer les rides sur son jeune front,
creuser à force de larmes des ravins sur ses joues,
et payer toutes les peines,
tous les bienfaits de sa mère en dérision et en mépris,
afin qu’elle reconnaisse combien
la morsure d’un reptile est moins déchirante que
l’ingratitude d’un enfant… Partons ! partons !
(Il sort.) ALBANY. –
Dieu que nous adorons,
d’où vient tout ceci ?
GONERIL. –
Ne vous tourmentez pas d’en savoir le motif,
et laissez son humeur prendre
l’essor que lui donne le radotage.
(Rentre Lear.)
LEAR. – Quoi ! cinquante de mes écuyers d’un coup !…
au bout de quinze jours !
ALBANY. – Qu’y a-t-il, monsieur ?
LEAR. – Je vais te le dire. (Il pleure.)
(À Goneril.) Vie et mort !
quelle honte pour moi que tu puisses ébranler ainsi ma virilité,
et que ces larmes brûlantes qui m’échappent malgré moi te fassent digne d’elles !…
Tombent sur toi ouragans et brouillards !…
Que les insondables plaies de
la malédiction d’un père rongent ton être tout entier !
(Il essuie ses larmes.) Ah !
mes vieux yeux débiles,
pleurez encore pour ceci,
et je vous arrache,
et je vous envoie saturer
la fange des larmes que vous perdez…
Quoi ! les choses en sont venues là !
Soit ! il me reste encore une fille qui, j’en suis sûr,
est bonne et secourable.
Quand elle apprendra ceci sur toi,
de ses ongles elle déchirera ton visage de louve.
Tu le verras ! je reprendrai cet appareil
que tu crois
pour toujours dépouillé par moi ;
tu le verras, je te le garantis !
(Sortent Lear, Kent et sa suite.) GONERIL. –
Entendez-vous cela, milord ?
ALBANY. –
Goneril, je ne saurais être tellement partial pour
la grande affection que je vous porte…
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4장 - 8장
올버니. - 폐하,
저는 당신을 감동시킨 것이 무엇인지 모를 만큼 순수합니다.
리어. - 아마도, 폐하…
(고네릴을 가리키며) 들어라, 자연이여, 들어라!
사랑하는 여신이여, 들어라!
계획을 중단하라,
이 생물을 번식력 있게 만들려 했다면!
그녀의 자궁에 불임을 낳게 하라!
그녀의 몸속에서 생식 기관을 시들게 하고,
그녀의 타락한 몸에서 그녀를 기릴 아이가 태어나지 않도록 하라!
그녀가 임신해야 한다면,
담즙으로 된 아이를 만들어
살아남아 그 부자연스러운 변태성으로 그녀를 괴롭히도록 하라!
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어린 이마에 주름을 만들고,
뺨에 눈물로 골짜기를 만들고, 어머니의 모든 고통과
모든 친절을 조롱과 경멸로 갚게 하소서.
그러면 파충류에게 물리는 것이
아이의 배은망덕함보다
얼마나 덜 가슴 아픈지 어머니가 알게 될 것입니다… 가자! 가자!
(나간다.) 올버니. - 우리가 경배하는 신이시여,
이 모든 것이 어디서 오는 겁니까?
고너릴. - 이유를 알아내려고 애쓰지 말고,
그의 성질을
중얼거림으로 날려 버리십시오.
(리어 등장.)
리어. - 뭐라고요? 내 시종 쉰 명을 한꺼번에!…
2주 만에!
올버니. - 무슨 일입니까, 선생님?
리어. - 말해 드리죠. (그는 흐느낀다.)
(고네릴에게.) 삶과 죽음!
네가 내 남자다움을 이렇게 뒤흔들다니, 내 의지와 상관없이 흘러나오는 이 뜨거운 눈물이 너를 그 눈물에 합당하게 만든다니, 얼마나 부끄러운 일인가!…
허리케인과 안개가 네게 쏟아지기를!…
아버지의 저주라는 헤아릴 수 없는 상처가
네 존재 전체를 갉아먹기를!
(그는 눈물을 닦는다.) 아!
내 늙고 연약한 눈이여,
이 일로 또 울어라.
그리고 나는 너를 끌어내어
네가 흘린 눈물의 진흙탕에
담기도록 보내겠다…
뭐야! 이렇게 됐어!
그렇게 되기를! 내게는 아직 딸이 하나 있는데, 분명
착하고 도움이 될 거야.
딸이 네 이야기를 알게 되면,
네 암늑대 얼굴을 발톱으로 찢을 거야.
곧 알게 될 거야! 내가 영원히 벗겨냈다고 생각하는
이 장치를 내가 되찾아 올 거야.
두고 보세요, 장담합니다!
(리어, 켄트, 그리고 그의 일행이 퇴장한다.) 고너릴.
들리십니까, 나리?
올버니. - 고너릴, 내가 너에게 품은 그 큰 애정을 그렇게 편애할 수는 없을 거야…
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