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마부
정하선(丁河璿)jung ha sun
경주를 한다
희로애락을 짐 꾸려
생노병사 네 마리 말이 끄는 수레에 싣고
운명을 넣은 종지를
손바닥 덮어 감싸 쥐고
해에 한 번 두들겨 옆으로 흔들고
달에 한 번 두들겨 옆으로 흔들고
푸른 하늘에 한 번 더 두들겨 옆으로 흔들어
하느님도 비리 없음을 표현하고
하느님도 종지 속 알 수 없을 때
내가 탄 말이 갈 여정을 점지해 주는
괘가 든 네 조각 나무토막을 이 땅에 던진다
내가 가는 길 모를 내려주기를 바라지만
하느님도 모든 사람에게 모를 주고 싶겠지만
눈이 감기도록 웃으며 나타나는 모나
이빨 하얗게 쏟아지도록 웃으며 나타나는 윳은
항상 내 것이 아니고
이빨 서넛 살짝 드러내고 웃는 걸이라도 바랐지만
나에겐 항상 도나 개뿐
이 길거리에서 내가 휘두를 수 있는
고비와 채찍을 파는 가게를 찾기는
더더욱 어렵고
정하선 시집(재회) 월간문학출판부
ai 시해설과 평, 번역
정하선 시인님의 시 <마부>는 윷놀이라는 한국 전통의 민속 놀이를 인간의 유한한 삶과 운명이라는 거대한 우주적 주제로 확장시킨 깊이 있는 작품입니다.
1. 시 해설 (Interpretation)
이 시는 인생을 '경주'에, 인간을 그 경주를 이끄는 '마부'에 비유하며 시작합니다.
네 마리 말과 수레: 마차가 끄는 수레에는 인간의 본질적인 감정인 '희로애락(喜怒哀樂)'이 실려 있고, 이를 끄는 네 마리의 말은 인간이 피할 수 없는 굴레인 '생로병사(生老病死)'를 상징합니다. 즉, 삶이라는 마차는 고통과 즐거움을 싣고 시간이라는 길을 달려갑니다.
종지와 네 조각 나무토막: 윷놀이의 윷통(종지)과 윷가락(네 조각 나무토막)은 '운명의 주사위'입니다. 시자는 해와 달, 푸른 하늘에 대고 윷을 흔들며 절대자(하느님)조차 개입할 수 없는 완전한 공정함과 우연성을 구합니다.
도·개·걸·윷·모의 맹점: 인생의 대박이나 최고의 행운을 상징하는 '모'나 '윷', 혹은 평범한 성취인 '걸'은 좀처럼 나에게 오지 않고, 늘 초라한 결과물인 '도'나 '개'만 쥐어지는 삶의 팍팍함을 토로합니다.
고비와 채찍: 마지막 연에서 시인은 운명의 마차를 내 뜻대로 통제할 수 있는 수단(고비와 채찍)을 구하려 하지만, 냉혹한 현실 세계(길거리)에서는 그것을 파는 가게조차 찾을 수 없다고 고백합니다.
2. 시평 (Critique)
"전통적 소재를 통해 성찰한 운명의 유한성과 실존적 비애"
정하선의 <마부>는 한국인에게 친숙한 '윷놀이'라는 놀이적 모티프를 실존주의적 철학으로 승화시킨 수작입니다.
이 시의 탁월함은 운명의 불확실성 앞에 선 인간의 무력함을 시각적이고 청각적인 언어로 대비시킨 점에 있습니다. '눈이 감기도록 웃는 모', '이빨이 하얗게 쏟아지는 윷'과 같은 의인화는 행운이 가진 찬란함을 극대화하지만, 그것이 '항상 내 것이 아니다'라는 단언을 통해 독자에게 깊은 환멸과 공감을 동시에 안깁니다.
절대자조차 알 수 없는 운명의 패를 던져야만 하는 인간은 스스로 '마부'라 칭하지만, 실상 마차를 통제할 채찍조차 가지지 못한 무력한 존재입니다. 인생이라는 경주에서 늘 '도'와 '개'라는 최소한의 걸음마만을 허용받는 소시민적 비애가 시 전체를 관통하고 있으며, 통제 불가능한 삶을 묵묵히 걸어가야 하는 인간의 숙명을 담담하면서도 날카로운 어조로 그려내고 있습니다.
3. 영어 번역 (English Translation)
The Coachman
by Jung Ha-sun
Racing a race,
Packing up joy, anger, sorrow, and pleasure,
And loading them onto a cart pulled by four horses: Birth, Old Age,
Sickness, and Death.
Clasping the small bowl containing fate,
Covering it with my palm,
Striking it once by the sun and shaking it sideways,
Striking it once by the moon and shaking it sideways,
Striking it once more against the blue sky and shaking it sideways,
To express that even God is free from corruption,
And when even God cannot know what is inside the bowl,
I cast onto this earth four pieces of wood holding the trigrams
That prophesy the journey of the horses I ride.
Though I hope for Mo to be granted on the path I walk,
And though God would also wish to give Mo to everyone,
Mo, appearing with a smile that makes the eyes close,
And Yut, appearing with a burst of white-toothed laughter,
Are never mine.
I hoped at least for Geol, showing a few teeth in a gentle smile,
But for me, it is always only Do or Gae.
On this street,
Finding a shop that sells the reins and whips
That I can brandish
Is harder still.
Note: 'Do, Gae, Geol, Yut, Mo' are the scoring terms in Yut Nori (traditional Korean board game), moving from the lowest score (Do) to the highest (Mo).
4. 프랑스어 번역 (French Translation)
Le Cocher
par Jung Ha-sun
Courir une course,
En emballant la joie, la colère, la tristesse et le plaisir,
Et en les chargeant sur une charrette tirée par quatre chevaux : la Naissance, la Vieillesse, la Maladie et la Mort.
Sserrant le petit bol qui contient le destin,
En le couvrant de la paume de ma main,
Je le frappe une fois sous le soleil et le secoue de côté,
Je le frappe une fois sous la lune et le secoue de côté,
Je le frappe une fois de plus contre le ciel bleu et le secoue de côté,
Pour exprimer que même Dieu est exempt de corruption,
Et quand même Dieu ne peut savoir ce qu'il y a dans le bol,
Je jette sur cette terre quatre morceaux de bois contenant les trigrammes
Qui prophétisent le voyage des chevaux que je monte.
Bien que j'espère que Mo me soit accordé sur le chemin que je parcours,
Et bien que Dieu veuille aussi donner Mo à tout le monde,
Mo, qui apparaît avec un sourire à s'en fermer les yeux,
Et Yut, qui apparaît avec un éclat de rire aux dents blanches,
Ne sont jamais à moi.
J'espérais au moins Geol, montrant doucement quelques dents,
Mais pour moi, ce n'est toujours que Do ou Gae.
Dans cette rue,
Trouver une boutique qui vend les rênes et les fouets
Que je pourrais brandir
Est plus difficile encore.
1. English Translation (영어 번역)
### Interpretation
The poem "The Coachman" begins by comparing human life to a "race" and a human being to a "coachman" who guides this race.
The Four Horses and the Cart: The cart pulled by the coachman is loaded with "joy, anger, sorrow, and pleasure"—the fundamental emotions of human existence. The four horses pulling this cart symbolize "Birth, Old Age, Sickness, and Death," the inevitable shackles of human life. In other words, the chariot of life runs along the path of time, carrying both suffering and joy.
The Small Bowl and Four Pieces of Wood: The cup (yut-tong) and the wooden sticks (yut-garak) from the traditional game of Yut Nori serve as the "dice of destiny." The poet shakes these sticks against the sun, the moon, and the blue sky, seeking absolute fairness and randomness that even the Almighty (God) cannot manipulate.
The Dilemma of the Scores: Mo and Yut symbolize hitting the jackpot or achieving the highest fortunes in life, while Geol represents a modest success. The poet laments the harshness of reality, where these favorable outcomes rarely belong to him, and he is constantly left with Do or Gae—the lowest, most meager results.
The Reins and the Whip: In the final stanza, the poet searches for a way to control the chariot of fate (reins and a whip). However, he confesses that in the cold reality of the world (the street), it is impossible to find a shop that sells such tools of control.
### Critique
"A Reflection on the Finitude of Destiny and Existential Sorrow Through Traditional Motifs"
Jung Ha-sun’s "The Coachman" is a masterwork that elevates the playful motif of Yut Nori, a familiar Korean traditional game, into a profound existential philosophy.
The brilliance of this poem lies in how it uses vivid visual and auditory language to contrast human helplessness in the face of the uncertainty of fate. Personifications such as "Mo, appearing with a smile that makes the eyes close" and "Yut, appearing with a burst of white-toothed laughter" maximize the brilliant splendor of good fortune. However, by firmly stating that these "are never mine," the poet simultaneously evokes a deep sense of disillusionment and resonance in the reader.
The human being, who must cast the sticks of destiny that even the Almighty cannot foresee, calls himself a "coachman." Yet, in reality, he is a powerless entity who does not even possess a whip to control his own chariot. The sorrow of ordinary people, who are only permitted the minimal steps of Do and Gae in the race of life, permeates the entire poem. It calmly yet sharply depicts the human destiny of having to silently walk through an uncontrollable life.
2. Traduction en Français (프랑스어 번역)
### Interprétation
Le poème « Le Cocher » commence en comparant la vie humaine à une « course » et l'être humain à un « cocher » qui dirige cette course.
Les quatre chevaux et la charrette : La charrette menée par le cocher est chargée de « la joie, la colère, la tristesse et le plaisir », les émotions fondamentales de l'existence humaine. Les quatre chevaux qui tirent cette charrette symbolisent « la Naissance, la Vieillesse, la Maladie et la Mort », les chaînes inévitables de l'existence. En d'autres termes, le chariot de la vie court sur le chemin du temps, transportant à la fois la souffrance et la joie.
Le petit bol et les quatre morceaux de bois : Le gobelet et les bâtonnets de bois du jeu traditionnel Yut Nori servent de « dés du destin ». Le poète secoue ces bâtonnets face au soleil, à la lune et au ciel bleu, recherchant une équité et un hasard absolus que même le Tout-Puissant (Dieu) ne peut manipuler.
Le dilemme des scores : Mo et Yut symbolisent la chance suprême ou les plus grandes fortunes de la vie, tandis que Geol représente un succès modeste. Le poète déplore la dureté de la réalité, où ces résultats favorables ne lui appartiennent jamais, le laissant constamment avec Do ou Gae, les résultats les plus faibles et les plus dérisoires.
Les rênes et le fouet : Dans la dernière strophe, le poète cherche un moyen de contrôler le chariot du destin (les rênes et le fouet). Cependant, il confesse que dans la froide réalité du monde (la rue), il est d'autant plus difficile de trouver une boutique qui vend de tels outils de contrôle.
### Critique
« Une réflexion sur la finitude du destin et la tristesse existentielle à travers des motifs traditionnels »
« Le Cocher » de Jung Ha-sun est un chef-d'œuvre qui élève le motif ludique du Yut Nori, un jeu traditionnel coréen familier, au rang de philosophie existentialiste profonde.
La brio de ce poème réside dans sa capacité à utiliser un langage visuel et auditif saisissant pour mettre en contraste l'impuissance humaine face à l'incertitude du destin. Les personnifications telles que « Mo, qui apparaît avec un sourire à s'en fermer les yeux » et « Yut, qui apparaît avec un éclat de rire aux dents blanches » maximisent la splendeur éclatante de la bonne fortune. Cependant, en affirmant catégoriquement que celles-ci « ne sont jamais à moi », le poète suscite simultanément un profond sentiment de désillusion et de résonance chez le lecteur.
L'être humain, qui doit jeter les dés d'un destin que même le Tout-Puissant ne peut prévoir, se qualifie lui-même de « cocher ». Pourtant, en réalité, il est une entité impuissante qui ne possède même pas de fouet pour contrôler son propre chariot. La tristesse des gens ordinaires, à qui la course de la vie ne permet que les pas minimaux de Do et Gae, imprègne tout le poème. Il dépeint avec un ton à la fois calme et tranchant le destin humain qui consiste à devoir traverser silencieusement une vie incontrôlable.
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