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https://lefaso.net/spip.php?article149351
SITHO 2026 : « Il y a un potentiel énorme à présenter aux investisseurs », affirme le directeur général de Faso Tourisme
Publié le dimanche 20 septembre 2026 à 22h19min
Du 22 au 27 septembre 2026, Ouagadougou accueille la 16ᵉ édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie (SITHO), placée sous le thème du financement des projets structurants comme levier de développement du tourisme. À travers cette interview, le directeur général de Faso Tourisme, Sulaïman Kagoné, revient sur les préparatifs de cette édition élargie à six jours, les défis liés au financement et à l’accessibilité des sites, ainsi que les perspectives offertes par le dynamisme du tourisme interne.
Lefaso.net : Comment se porte le tourisme burkinabè ? Actualités
S.K. : Le tourisme burkinabè se porte bien. Je pense que depuis un certain nombre d’années, il y a un réel engouement de la population autour des activités touristiques.
Il y a également beaucoup d’acteurs privés du tourisme qui sont très dynamiques et qui présentent de beaux produits, tout en offrant des services de qualité de plus en plus appréciés.
On constate aussi que nous sommes en train d’aller vers une destination AES qui se construit progressivement, avec une forte présence des ressortissants maliens, nigériens au Burkina Faso dans le cadre d’activités de coopération.
Dans les domaines des festivals, de la culture, de l’art et du tourisme, nous observons une bonne dynamique au sein de l’espace AES et particulièrement au Burkina Faso.
Ce que l’on peut ajouter, c’est que le gouvernement burkinabè accorde également une importance capitale au secteur du tourisme à travers de nombreuses actions engagées pour soutenir les initiatives de promotion de la destination Burkina Faso et également des initiatives dans le cadre des investissements touristiques,
Nous sommes à quelques jours de la 16ᵉ édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO). Comment se passent les préparatifs ?
Les préparatifs vont bon train. Depuis mars, nous avons mis en place un comité restreint qui travaille d’arrache-pied au niveau de Faso Tourisme, secrétariat exécutif du SITHO.
Depuis quelques semaines, un comité national d’organisation a également été mis en place afin de réunir l’ensemble des acteurs autour de la table pour que chacun, au sein de sa commission, puisse véritablement prendre en charge les activités prévues dans le cadre de cette 16ᵉ édition du SITHO.
Les commissions sont actives. Histoire
Elles ne sont pas très étoffées, c’est vrai, mais elles sont composées d’acteurs dynamiques, déterminés et engagés à accompagner cette édition afin qu’elle soit un franc succès et que nous puissions, une fois de plus, positionner le Burkina Faso comme une destination touristique de grande importance.
Nous savons que chaque année, il y a des innovations. Cette année, quelles sont les innovations que le public et les professionnels viendront découvrir ?
Disons que cette année, nous avons mis beaucoup plus l’accent sur la consolidation des innovations de 2025. Parce qu’en 2025, nous avons introduit beaucoup d’innovations et il fallait prendre le temps de les mûrir, de les consolider et de les renforcer avant d’en ajouter de nouvelles.
Mais quoi qu’il en soit, cette année, par exemple, le SITHO, qui était organisé sur quatre jours, est passé à six jours. Du 22 au 27 septembre, cela fera donc six jours d’activités.
Il y aura également un forum des acteurs touristiques de l’espace AES qui se tiendra en marge du SITHO les 23 et 24 septembre à l’hôtel Azalai.
Par ailleurs, il y a ce que l’on appelle les « Bougousso de la diversité », une innovation que nous sommes en train d’améliorer et de renforcer. C’est un cadre privilégié pour mettre en exergue et valoriser notre patrimoine culturel ainsi que notre identité.
Il y aura des soirées de contes, de slam et des représentations artistiques qui transmettent les valeurs culturelles propres au Burkina Faso.
Il y a également le biotope qui, sans être forcément une innovation, s’adapte à chaque édition à la thématique retenue et constitue une attraction phare du SITHO. Histoire
Le biotope est une représentation en miniature de notre faune et de notre flore afin de permettre aux Burkinabè, à partir de Ouagadougou et du site du SITHO, de prendre conscience de la richesse de notre patrimoine faunique et floristique. Il leur permet également de découvrir les potentialités existantes et de se préparer à aller à la découverte de ce riche patrimoine.
Il existe de nombreux parcs et espaces naturels à l’intérieur du pays qui n’attendent que des visiteurs. À travers ce biotope, c’est l’occasion de mettre en exergue et de mettre en lumière ces potentialités.
Le thème retenu cette année est « Financement des projets structurants, un levier pour le développement du tourisme ». Pourquoi ce choix ?
Ce choix se justifie par le fait que nous sommes en train d’aller vers un tourisme qui s’intègre dans un environnement de concurrence.
Nous sommes dans un environnement où les choses évoluent beaucoup. Quand vous regardez les investissements touristiques réalisés dans certains pays, c’est énorme. Cela offre beaucoup de possibilités.
Ces investissements mettent en valeur les infrastructures touristiques et le potentiel national. Le Burkina Faso a désormais dépassé l’étape de la simple sensibilisation ou de la mise en tourisme à l’état primaire.
Les sites touristiques prennent davantage de valeur lorsqu’ils bénéficient d’investissements permettant de mieux les valoriser, de mieux capter les recettes et de mieux vendre l’image du Burkina Faso, notamment à l’international.
C’est ce qui a motivé le choix de cette thématique afin de mobiliser l’ensemble des acteurs du monde de la finance ainsi que tous ceux qui interviennent dans le domaine des investissements.
L’objectif est d’accompagner le secteur du tourisme dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement des projets structurants.
Quand vous regardez les grands hôtels, lorsqu’ils existent dans un pays, cela favorise la tenue de grandes rencontres.
Les groupes qui se déplacent de pays en pays pour participer à des événements peuvent ainsi séjourner dans de meilleures conditions.
Nous avons besoin d’ériger des restaurants, de créer des espaces de loisirs et également de réaliser de bonnes pistes ou de bonnes routes pour accéder facilement à ces sites touristiques très prisés mais encore insuffisamment mis en valeur.
Il existe donc un potentiel énorme qu’il faut présenter au public et aux investisseurs, en espérant que des idées émergent et que des engagements soient pris, afin que nous puissions véritablement enclencher une révolution touristique au Burkina Faso à travers la réalisation d’infrastructures de très bonne qualité pour le rayonnement de la destination Burkina Faso. Histoire
Vous avez tantôt parlé de l’accessibilité des sites touristiques. À l’étape actuelle, avez-vous déjà des dossiers sur votre table pour accélérer ce processus ? Je pense notamment à la mare aux hippopotames de Bala.
Je sais que cela est resté dans les mémoires des participants à la Grande Saison du tourisme interne du 5 juillet dernier.
Vous savez que la construction des routes au Burkina Faso ne relève pas du ministère du Tourisme. Cela relève du ministère de la Construction de la Patrie.
De façon concertée, nous avons pu soumettre à ce ministère des projets d’aménagement de voies d’accès, notamment pour les cascades de Karfiguéla, les cavernes de Douna, etc.
Je pense également que d’autres projets seront bientôt soumis à appréciation afin que nous puissions mobiliser les ressources nécessaires pour rendre ces sites beaucoup plus accessibles.
Le ministère a bien reçu les propositions que nous avons faites. Il y a des plaidoyers entre ministères et je suis sûr que les techniciens accompagnent également ce processus.
Nous avons été contactés il n’y a pas longtemps par des techniciens du ministère de la Construction de la Patrie pour l’ouverture ou l’aménagement de la route Ouagadougou-Bazoulé. Vous savez qu’il y a la très réputée mare aux crocodiles sacrés de Bazoulé, qui est un site touristique de grande envergure et très important.
Nous avons donc espoir que, d’ici quelques années, la question de l’accessibilité des sites touristiques ne soit plus qu’un souvenir.
Les concertations sont en cours afin que cette problématique trouve une solution dans les meilleurs délais.
Revenons au SITHO. Quelles opportunités le SITHO peut-il offrir aux investisseurs, aux entrepreneurs et aux porteurs de projets ?
Le SITHO est une vitrine. Depuis 2004, il constitue une véritable vitrine pour les acteurs et les professionnels du domaine, mais aussi pour l’ensemble des secteurs d’activité.
Le tourisme est un secteur transversal. Il concerne notamment l’hôtellerie, la restauration, le transport et la gastronomie.
Quand vous observez les activités touristiques, tout le monde y trouve son compte, car nous pouvons dénombrer plus d’une vingtaine d’activités directement liées au tourisme.
Donc, pour nous, le SITHO constitue avant tout une vitrine pour les entrepreneurs touristiques, les promoteurs et les acteurs du secteur.
Il leur permet de présenter leurs entreprises et, à travers les rencontres B2B, de nouer des relations d’affaires avec des investisseurs, des consommateurs et de futurs clients. Ils ont ainsi l’occasion de s’adresser à un public fortement mobilisé qui n’attend qu’à être convaincu pour consommer les produits touristiques.
Nous avons également la possibilité, ici au Burkina Faso, de rencontrer des acteurs du tourisme venant de l’extérieur. Nous accueillerons notamment des Maliens, des Nigériens, des Kényans et plusieurs autres délégations. Une dizaine de pays seront représentés, parmi lesquels le Ghana et le Togo. Tous ces acteurs seront présents au SITHO. C’est l’occasion pour chacun de présenter les meilleurs services qu’il offre. Histoire
Le SITHO favorise également les relations d’affaires. C’est un véritable marché, ou tout au moins un espace privilégié où les acteurs peuvent faire des affaires, renforcer leur image à travers les expositions, convaincre et sensibiliser les populations à consommer les produits touristiques.
Avons-nous déjà un pays invité d’honneur ?
Cette année, nous avons opté pour le format des pays invités spéciaux. Les pays invités spéciaux sont le Mali et le Niger, qui sont également membres de l’AES.
Comme je le disais tantôt, nous sommes en train de créer une dynamique au sein de l’AES qui consiste à construire une destination AES capable de concurrencer d’autres destinations et de s’imposer comme une destination privilégiée en Afrique et dans le monde.
Puisque la thématique de cette édition porte sur le financement, attendez-vous à une mobilisation particulière des structures financières et bancaires ?
Tout à fait. D’ailleurs, la structure qui parraine cette édition est une banque : Wendkuni Bank International.
D’autres banques seront également présentes au niveau de la foire d’exposition. Nous avons également contacté et invité le président de la Banque confédérale de l’AES, qui participera au forum et qui est d’ailleurs déjà présent à Ouagadougou.
Nous avons invité les structures de financement, les institutions bancaires ainsi que les organismes qui accompagnent les entreprises dans la recherche d’investissements afin qu’ils viennent découvrir les potentialités touristiques et les projets structurants existants qui n’attendent qu’à être financés.
Nous avons mobilisé une centaine de spécialistes du domaine des finances et de l’investissement pour échanger avec les nombreux acteurs attendus. Nous serons autour de 300 participants autour de cette thématique afin de dégager des pistes de solutions et de retenir, à terme, de fortes recommandations qui permettront d’engager l’ensemble des acteurs vers le développement du secteur touristique.
Quel impact économique et touristique espérez-vous à travers cette édition ?
Le SITHO est avant tout une activité de promotion. Dans l’immédiat, nous ne l’organisons pas dans la recherche d’un bénéfice direct, mais les retombées sont énormes. À travers le SITHO, c’est le Burkina Faso qui est mis en valeur, c’est l’image du Burkina Faso qui est présentée à l’extérieur. C’est également une opportunité pour les entreprises touristiques de faire leur promotion.
Or, qui parle de promotion parle aussi de rentabilité, de consommation et bien sûr de recettes. Le SITHO sera certainement très bénéfique sur le plan économique, mais ces bénéfices seront davantage ressentis au niveau des entreprises qu’au niveau même de la structure organisatrice.
Nous créons le cadre, nous rassemblons les acteurs et la dynamique est véritablement nationale. Nous pouvons apprécier les retombées à travers les recettes touristiques annuelles qui sont communiquées. Histoire
À ce niveau, malgré les multiples crises que nous traversons, nous enregistrons environ 75 milliards de francs CFA de recettes touristiques par an. Si on prend l’ensemble des secteurs, nous sommes à près de 110 milliards de francs CFA par an. Ce sont des chiffres qui prouvent que le tourisme rapporte beaucoup à l’économie nationale. Sa contribution au PIB se situe autour de 2,7 %, 2,9 % et atteint parfois même 3 %.
C’est donc un secteur en constante évolution. Nous estimons que ces résultats sont satisfaisants, même s’il reste encore beaucoup à faire. Ces chiffres montrent déjà que nous sommes sur une bonne dynamique.
Concrètement, pour l’habitant de Falangoutou, quand on parle de 110 milliards de recettes, comment arrive-t-on à calculer l’impact du tourisme en termes de chiffres ?
Non, c’est assez simple, parce qu’il s’agit de données économiques et financières. Les entreprises officiellement installées dans notre pays font des déclarations. Nous connaissons donc les entreprises touristiques. Elles disposent d’agréments et de documents administratifs.
Quand vous prenez les agences de voyages, leurs chiffres d’affaires sont connus. Il en est de même pour les hôtels.
Ainsi, pour chaque filière, l’État est en mesure de disposer de données fiables.
Là où les recettes sont les plus importantes, c’est au niveau de l’hôtellerie. L’hôtellerie seule génère parfois autour de 75 milliards de francs CFA de recettes par an. C’est donc à ce niveau que nous pouvons collecter les informations nécessaires pour enrichir nos statistiques.
Il est vrai que nous n’arrivons pas à capter l’ensemble de l’activité au niveau national, puisqu’il s’agit uniquement des entreprises formellement reconnues. Mais Dieu sait combien de villas meublées exercent dans l’informel, combien d’établissements touristiques d’hébergement fonctionnent sans être répertoriés.
Cela signifie que ces chiffres restent en réalité inférieurs à la réalité du terrain, parce que notre système de collecte des statistiques n’est pas encore suffisamment développé.
Il ne couvre pas l’ensemble du territoire national au point de pouvoir mesurer tous les impacts, y compris sur les sites touristiques. Vous savez qu’il existe de nombreux sites touristiques privés ou communautaires.
Nous n’arrivons donc pas à capter le maximum d’informations. Si nous pouvions mesurer toutes les entrées sur les sites touristiques, dans les établissements d’hébergement, dans les restaurants touristiques, nous disposerions de chiffres beaucoup plus importants. Le secteur informel occupe une place considérable.
Quand on regarde également les emplois générés par le tourisme, près de 800 000 emplois, cela témoigne aussi de l’importance du secteur.
Comme je l’ai indiqué, ces chiffres sont collectés uniquement auprès d’un certain nombre d’entreprises formelles bien identifiées. C’est comparable au commerce : imaginez si tous les commerçants étaient immatriculés, la représentation statistique serait beaucoup plus proche de la réalité.
Dans le secteur du tourisme, c’est la même chose. Nous travaillons à faire en sorte que les entreprises touristiques se formalisent afin que nous puissions recueillir des informations fiables pour enrichir nos répertoires et fournir des données plus précises.
Vous avez évoqué près de 800 000 emplois et des recettes de plus de 100 milliards. Existe-t-il d’autres signaux qui montrent qu’il y a de l’espoir pour le tourisme burkinabè ?
Oui, il y a de l’espoir. Nous gardons en mémoire la déclaration faite lors de la Déclaration de politique générale prononcée par le Premier ministre l’année dernière. Celui-ci annonçait une hausse de 177 % de la fréquentation des sites touristiques. Pouvoirexécutif
Ce n’était pas le cas auparavant. Pendant longtemps, lorsqu’on parlait de tourisme, il fallait essentiellement penser aux visiteurs étrangers. C’étaient eux qui faisaient le tourisme au Burkina Faso, comme dans beaucoup de pays africains.
Aujourd’hui, le Burkina Faso a réussi à inverser cette tendance. Les Burkinabè se sont réapproprié leur pays et leur tourisme. Ils commencent à visiter davantage les sites touristiques. C’est une dynamique très positive qui est enclenchée. Nous souhaitons que ceux qui hésitent encore ou qui doutent prennent le temps de découvrir le potentiel touristique du Burkina Faso, car il y a beaucoup d’avantages à visiter les sites touristiques du pays.
Vous avez procédé au lancement de la quatrième édition de la Grande Saison du tourisme interne. Disposez-vous déjà d’un bilan provisoire ?
Oui, nous pouvons dresser un bilan provisoire. Une vingtaine d’excursions touristiques ont été réalisées par Faso Tourisme, sans compter toutes celles organisées à l’intérieur du pays par les entreprises touristiques, les établissements scolaires, les enseignants ou d’autres groupes sociaux.
De nombreux regroupements organisent aujourd’hui des excursions touristiques. Cela se reflète d’ailleurs dans la fréquentation des sites touristiques, aussi bien à Ouagadougou qu’à l’intérieur du pays.
À notre niveau, nous avons déroulé un programme qui n’est pas encore totalement achevé, puisque la Grande Saison se poursuit jusqu’à la fin de ce mois de septembre. La grande activité qui marquera sa clôture sera le SITHO. C’est donc après le SITHO que nous pourrons établir un bilan exhaustif.
De nombreuses structures, telles que la Primature, Lefaso.net et plusieurs entreprises privées, ont sollicité l’accompagnement de Faso Tourisme pour l’organisation d’excursions et de séjours touristiques. Actualités
Le bilan est donc satisfaisant et je pense que dans les jours à venir, nous pourrons disposer de chiffres plus précis. Il faut également préciser que la collecte des statistiques n’est pas systématique. Il est donc difficile de produire immédiatement des chiffres consolidés.
Généralement, c’est en année n+1 que l’on dispose des statistiques complètes de l’année écoulée, ce qui permet d’évaluer les résultats des efforts entrepris. Voilà ce que l’on peut dire pour le moment concernant la grande saison du tourisme interne.
Les retours sont bons. Nous constatons à travers Internet qu’une bonne dynamique est en marche et que de nombreuses agences de voyages commencent à proposer des circuits touristiques à l’intérieur du pays. C’est un motif de satisfaction pour nous.
Quels sont aujourd’hui les sites les plus fréquentés ? Peut-on établir un top 3 ?
Le site le plus visité du Burkina Faso est le Mémorial Thomas Sankara. Sa proximité avec le centre-ville de Ouagadougou et le prestige de la personnalité dont il porte le nom expliquent en grande partie cet engouement.
Thomas Sankara est une figure très appréciée et reconnue bien au-delà des frontières nationales. De nombreux visiteurs venant de l’étranger effectuent le déplacement pour découvrir le mémorial. Il en est de même pour les visiteurs nationaux. Très souvent, ceux qui arrivent au Burkina Faso pour des visites touristiques commencent leur parcours par le Mémorial Thomas Sankara. Cela en fait aujourd’hui le site touristique le plus visité du pays.
Le deuxième site que nous pouvons citer est Laongo, avec son célèbre site de sculptures sur granit. C’est un site très fréquenté. Les week-ends, on peut observer des bus et de nombreux groupes de visiteurs qui affluent pour le découvrir. Les paysages naturels et les sculptures sur granit présentent des formes que les artistes ont pris le soin de sculpter, faisant ainsi ressortir des œuvres de très belle facture.
Sans risque de me tromper, le troisième site serait peut-être les cascades de Banfora. Mais nous attendons que les statistiques viennent le confirmer.
L’un des sites qui accueille également beaucoup de visiteurs est le parc urbain Bangr-Weogo. Il reçoit de très nombreux visiteurs et c’est tout à fait satisfaisant.
Le Musée national n’est pas en reste non plus. On peut le citer parmi les sites les plus visités, car de plus en plus de visiteurs s’y rendent pour découvrir notre riche patrimoine culturel et touristique.
Au-delà de la grande saison du tourisme interne, qui intervient généralement pendant les vacances, quelles actions Faso Tourisme peut-il entreprendre pour maintenir cette dynamique en faveur du tourisme interne ? Histoire
Il y a beaucoup de choses à faire et de nombreuses activités à mener dans le cadre de la promotion du tourisme interne. Je crois que depuis 2024, nous avons adopté, ou en tout cas validé, un programme de développement du tourisme interne qui a déjà connu un début de mise en œuvre.
C’est un vaste programme qui prend en compte plusieurs composantes : les volets communication, promotion, marketing, infrastructures, renforcement des capacités, etc.
Il y a au moins cinq composantes dans ce programme qui est mis en œuvre progressivement et qui permet de renforcer la promotion de la destination Burkina Faso en dehors des grands événements.
Quand vous formez des guides touristiques, vous contribuez à améliorer la qualité des prestations. Et si la qualité des prestations s’améliore, cela encourage naturellement davantage de personnes à visiter et à fréquenter les sites touristiques.
Nous accompagnons également les acteurs à travers des accords de partenariat que nous nouons avec des opérateurs privés, notamment des agences de voyages qui émergent dans le paysage touristique et qui s’intéressent beaucoup aux excursions.
Nous les accompagnons. Vous pouvez constater sur Internet que certaines agences, comme GP travels, Global Tour, sont très actives dans l’organisation d’excursions touristiques.
Je pense que tout cela contribue à maintenir la dynamique de promotion et à offrir davantage d’occasions aux Burkinabè de découvrir les sites touristiques. Parce que c’est cela l’essentiel. Il ne faut pas se contenter d’activités ponctuelles. Il faut que chaque fois que les Burkinabè ont envie de voyager ou de découvrir quelque chose, ils disposent d’opportunités pour visiter les sites touristiques.
Quel message souhaitez-vous adresser aux Burkinabè à l’approche du SITHO ?
À l’approche du SITHO, nous souhaitons avant tout dire merci aux Burkinabè pour leur adhésion. Nous avons vu la Grande Saison du tourisme interne, nous avons vu la SNC et l’ensemble des grands événements organisés au Burkina Faso. Les Burkinabè sont toujours sortis nombreux pour y participer, par patriotisme, mais aussi par attachement à leur culture.
Nous croyons au Burkina Faso. Nous croyons en la capacité du Burkina Faso à se positionner comme une destination touristique majeure. Histoire
Pour toutes ces raisons, les Burkinabè ont adhéré à cette dynamique. Aujourd’hui, il existe une bonne dynamique à travers la Révolution progressiste populaire. Je pense que si chacun accompagne les efforts du gouvernement, nous pourrons trouver ensemble la voie du bonheur, de l’honneur et de la dignité.
Tout ce que nous faisons s’inscrit dans le cadre de la construction d’une nation libre. C’est pourquoi les Burkinabè sont invités à sortir massivement du 22 au 27 septembre au Parc d’expositions du SIAO pour vivre la 16ᵉ édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou.
Cette édition proposera onze activités majeures et chacun y trouvera son compte.
Peut-on citer les activités majeures ?
Nous avons d’abord l’Educ’tour qui débute dès demain. Il s’agit pour les professionnels du tourisme, les agences de voyages, les tour-opérateurs et la presse spécialisée de se rendre sur une destination pour mieux découvrir l’intérieur du pays et promouvoir les produits touristiques de ces localités.
Il y a également les expositions professionnelles. Des stands très bien aménagés permettront aux hôtels, restaurants et autres entreprises touristiques de présenter leur savoir-faire. C’est très beau à voir. Il y a de nombreuses choses à découvrir qui donnent véritablement envie de voyager et de séjourner dans les sites touristiques du pays.
Il y a aussi les biotopes dont nous avons parlé. Ils constituent une représentation en miniature de notre faune et de notre flore. Cela permettra aux visiteurs d’observer des animaux sauvages sur le site de l’exposition et d’admirer des reproductions miniatures de certains éléments de notre patrimoine naturel, comme les cascades, les lacs ou les mares.
Nous aurons également des soirées culturelles « Bougousso de la diversité » où nous invitons les Burkinabè à sortir massivement pour vivre en direct les expressions de notre identité culturelle.
Il y a aussi le Village SITHO, qui constitue une grande attraction pour le public. C’est un espace où l’on peut se détendre et déguster des mets burkinabè, maliens et nigériens, ghanéens, togolais… avec des spécialités propres à chacun de ces pays. C’est une belle occasion de découvrir et d’apprécier toute cette richesse culinaire africaine.
Nous avons également le forum qui réunira les investisseurs, les professionnels et l’ensemble des acteurs du secteur afin de réfléchir ensemble à la question du financement des projets structurants.
Parmi les autres activités, il y aura aussi des concours et des distinctions. Les concours porteront notamment sur les meilleurs projets touristiques. Les candidats viendront présenter devant un jury des projets qui leur tiennent à cœur dans le domaine du tourisme.
À l’issue des présentations, le jury procédera à l’évaluation, au classement et à la récompense des meilleurs projets.
Il y aura également un concours consacré aux applications qui contribuent à la promotion du tourisme burkinabè. Il s’agit notamment des applications de réservation d’hôtels, de réservation de bus ou encore des applications permettant une meilleure connaissance des sites et attraits touristiques. Des concours seront donc organisés à ce niveau.
Il y aura également une phase de reconnaissance des anciens acteurs du secteur ainsi que des distinctions et décorations pour les plus méritants.
Au total, nous avons onze activités majeures.
Nous disposons aussi d’un site web du SITHO et nous invitons vraiment les Burkinabè à le consulter : www.sitho.bf. En vous y rendant, vous pourrez découvrir le SITHO à travers toutes les rubriques qui y sont présentées.
Combien de personnes sont attendues ?
Nous attendons entre 30 000 et 50 000 participants ainsi qu’une dizaine de pays. Nous attendons de nombreux acteurs. Ce n’est pas forcément la quantité qui compte, mais également la qualité.
Le SITHO est un salon destiné à tous ceux qui s’intéressent au tourisme, à la gastronomie, à la richesse culturelle et au patrimoine touristique. Ils pourront venir découvrir par eux-mêmes et apprécier la qualité des services proposés dans ce secteur.
En 30 secondes, si vous deviez convaincre quelqu’un qui est sceptique à propos de l’organisation du SITHO 2026, que lui diriez-vous ?
En 30 secondes, ce ne sera pas facile, mais je dirais simplement : du regret aux absents. Ce SITHO sera aussi celui de tous les défis, parce que nous sommes dans une dynamique d’amélioration continue et de dépassement de soi.
Nous attendons donc tout le monde autour des différentes activités du SITHO afin de magnifier le Burkina Faso, de magnifier l’AES, de magnifier l’Afrique tout entière et de mettre en valeur ce que nos populations savent faire de leurs mains, de leur savoir-faire et de leur créativité.
C’est une occasion unique de venir découvrir toutes les richesses portées par les acteurs du secteur touristique.
Entretien réalisé par Fredo Bassolé
Lefaso.net
SITHO 2026: "투자자들에게 제시할 엄청난 잠재력이 있다" - Faso Tourisme 사무국장 성명
행사명: 제16차 국제관광호텔업 살롱(SITHO: Salon International du Tourisme et de l'Hôtellerie)
개최 기간: 2026년 9월 22-27일 (6일간, 4일에서 확대)
개최지: 와가두구(부르키나파소 수도)
장소: SIAO 전시공원
주제: "구조적 프로젝트 자금조달을 관광 발전의 지렛대로"
기본 통계
부르키나파소 관광 수입 (최근 연간):
호텔업 부문 단독: 약 750억 FCFA
전체 관광 부문: 약 1,100억 FCFA
GDP 기여도: 2.7~2.9% (때로는 3%)
고용: 약 800,000명
주요 기관: 호텔업이 가장 큰 수입원(약 750억 FCFA/년)
참석 국가 및 특별 초대국
참석 국가: 약 10개국 (케냐, 가나, 토고 포함)
AES 특별 초대국: 말리 & 니제르 (연합 내 특별 역할)
기금: Wendkuni Bank International이 이번 행사 스폰서
2026년 혁신 사항
혁신 분야 내용
행사 기간 확대 4일 → 6일
AES 포럼 9월 23-24일 Azalai 호텔에서 AES 관광인 포럼 개최
Bougousso de la diversité 부르키나 문화 다양성 강조, 전통 이야기·슬램·예술 공연
Biotope 소형 생태계 전시 (동물상·식물상 축소판) - 방문객이 오지 지역 잠재력 이해
주요 세부 활동 (11개)
Educ'tour: 관광인 대상 현장 방문 교육
전문 전시: 호텔, 레스토랑, 관광 기업의 스탠드
Biotope: 생태계 축소판 전시
문화 저녁 (Bougousso): 전통 공연
SITHO 마을: 지역 음식 (부르키나, 말리, 니제르, 가나, 토고 음식 시식)
투자 포럼: 금융 전문가 100명 + 참석자 300명 협의
최고 프로젝트 콘테스트: 우수 관광 프로젝트 수상
앱/디지털 콘테스트: 호텔예약, 버스예약, 관광지 앱 등 경쟁
역사 인물 인정: 은퇴 인사 및 공로자 표창
B2B 만남: 기업 간 거래 중개
과거 인물 추도: 선배 관광인 인정
참석 예상 규모
30,000~50,000명 예상
국내 관광 혁신
내부 관광 증가 현상:
성명: 지난해 총리의 정책 선언에서 관광지 방문객 177% 증가 발표
추이 변화: 과거 외국인 관광에서 국내 관광으로의 전환
대규모 시즌: "대규모 국내관광시즌" 4차 개최 (9월 말까지 계속)
적극적 기업: GP travels, Global Tour 등 국내 여행사 활성화
가장 많이 방문하는 관광지 (Top 3)
순위 장소 특징 방문 이유
1위 Thomas Sankara 메모리얼 와가두구 중심 인근 국내·국제 방문객 기본 코스, 역사적 인물
2위 Laongo 화강암 조각 미술관 주말에 많은 버스 & 방문객
3위 Banfora 폭포 (확인 대기) 자연 경관
기타 Bangr-Weogo 도시공원 도시 내 공원 주중·주말 인기
기타 국립박물관 문화 유산 문화재 방문 증가
도로 인프라 접근성 문제
미흡한 도로 접근성:
Hippo 연못(Bala): "대규모 국내관광시즌" 중 언급된 주요 장애물
Karfiguéla 폭포, Douna 동굴: 접근 도로 미흡
Ouagadougou-Bazoulé 도로: 최근 협상 진행 중 (신성한 악어 못)
정부 조정:
관광부와 "조국 건설부"(건설담당부) 간 협의
관광 프로젝트 제출 중 (기술진 동반)
향후 몇 년 내 접근성 해결 기대
경제적 영향
공식 부문만의 통계 (비공식 부문 미포함):
호텔업: 약 750억 FCFA
전체 공식 관광: 약 1,100억 FCFA
한계: 공식 등록된 기업만 포함, 비공식 민박·레스토랑 미포함 → 실제 규모는 훨씬 클 가능성
향후 전망
사무국장의 낙관적 메시지:
"관광은 소수를 위한 럭셔리가 아닌 국가 전략"
정부 지원 강조 (관광 투자 촉진)
"부르키나파소의 관광 혁명" 추진 중
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