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Burkina/Banque mondiale : Un nouveau cadre de partenariat pour soutenir les priorités nationales
Publié le dimanche 4 octobre 2026 à 20h40min
Le Burkina Faso et le Groupe de la Banque mondiale ont lancé officiellement, ce 2 octobre 2026 à Ouagadougou, leur nouveau Cadre de partenariat-pays (CPP) pour la période 2026-2031. Aligné sur les priorités du plan national de développement RELANCE, ce cadre met notamment l’accent sur le capital humain, l’énergie, l’agriculture, la sécurité alimentaire et la création d’emplois pour les jeunes.
Le Burkina Faso et le Groupe de la Banque mondiale ouvrent une nouvelle séquence de leur coopération. Le nouveau Cadre de partenariat-pays (CPP) 2026-2031 a été officiellement lancé, ce vendredi 2 octobre 2026 à Ouagadougou, au cours d’une cérémonie présidée par la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako Traoré, représentant le ministre de l’Économie et des Finances. Lirel'histoire
La rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement, des représentants du Groupe de la Banque mondiale ainsi que différents acteurs impliqués dans les politiques de développement. Elle a surtout permis de mettre en discussion les priorités retenues pour les cinq prochaines années et les conditions nécessaires à leur concrétisation.
Le nouveau cadre entend accompagner les efforts du Burkina Faso en matière de stabilisation, de résilience et de développement durable. Il s’inscrit dans les orientations du plan national de développement RELANCE 2026-2030, présenté comme le référentiel de la programmation économique et sociale du pays.
Une coopération appelée à évoluer avec les besoins du pays
Pour Fatoumata Bako Traoré, le nouveau CPP ne doit pas être considéré comme un simple instrument de mobilisation de ressources. Elle insiste sur la nécessité d’une coopération fondée sur le dialogue, la confiance et l’adaptation aux réalités nationales. « Une relation de coopération ne se mesure pas seulement au nombre de projets qu’elle permet de financer, ni au volume des ressources mobilisées. Elle se mesure aussi à la qualité du dialogue, à la confiance qui se construit au fil du temps et à la capacité des partenaires à faire évoluer leur action avec les besoins du pays », a-t-elle déclaré.
La ministre déléguée a rappelé que le Burkina Faso évolue dans un environnement qui l’oblige à adapter ses réponses et à repenser ses modes d’action. Dans ce contexte, elle estime que le développement doit être pensé à partir des réalités, des potentialités et des priorités du pays.
Cette approche, a-t-elle poursuivi, doit notamment se traduire par un renforcement du capital humain, une amélioration de l’accès à l’énergie et une transformation du secteur agricole. Lirel'histoire
Le premier axe concerne ainsi la santé et l’éducation. Il s’agit d’améliorer l’accès aux services sociaux essentiels et leur qualité, tout en renforçant les capacités humaines nécessaires au développement du pays. Le deuxième axe porte sur l’électricité. Pour le gouvernement, l’énergie ne constitue pas uniquement un service essentiel aux populations. Elle est également une condition de la production, de la transformation des matières premières, du développement des entreprises et de l’industrialisation.
Le troisième axe concerne l’agriculture, avec l’ambition d’améliorer la productivité et de renforcer la sécurité alimentaire. L’objectif est notamment de faire du secteur agricole un moteur davantage capable de contribuer à la transformation économique et à la souveraineté alimentaire.
Fatoumata Bako Traoré, ministre déléguée chargée du Budget, représentant le ministre de l’Économie et des Finances, a présidé la cérémonie de lancement du Cadre de partenariat-pays 2026-2031.
Des résultats attendus dans plusieurs secteurs
Le CPP 2026-2031 fixe plusieurs résultats attendus. Il prévoit notamment une amélioration de la qualité et de l’inclusivité des services de santé et d’éducation, un accès accru à l’électricité ainsi qu’une amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire. La création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier au profit de la jeunesse, occupe également une place importante dans le nouveau partenariat.
Du côté de la Banque mondiale, le vice-président de l’institution pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a rappelé que ce nouveau cadre intervient après plus de 63 années de partenariat avec le Burkina Faso. « Ce moment dépasse le cadre d’une simple cérémonie institutionnelle. Il incarne le renouvellement d’un engagement, nourri par plus de 63 années de partenariat », a-t-il déclaré, rappelant que le Burkina Faso a adhéré à la Banque mondiale le 3 mai 1963. Le responsable de la Banque mondiale a également dressé un bilan de plusieurs réalisations enregistrées au cours de la période précédente, marquée par un contexte sécuritaire et humanitaire difficile. Lirel'histoire
Selon les chiffres qu’il a présentés, plus de 430 000 élèves déplacés par les crises ont été réintégrés dans le système scolaire. Environ 850 000 personnes ont également eu accès à l’eau potable, tandis que 77 postes de santé avancés ont été déployés dans des zones considérées comme fragiles. Ousmane Diagana a aussi évoqué la campagne agropastorale 2025-2026, dont la production céréalière a dépassé 7 millions de tonnes, soit un niveau correspondant à 126 % des besoins nationaux, selon les données présentées lors de la cérémonie. Il a par ailleurs indiqué que la croissance économique a atteint environ 5 % en 2025, contre 4,8 % en 2024. Le portefeuille de la Banque mondiale au Burkina Faso serait, lui, passé de 2,7 milliards de dollars en 2020 à près de 4 milliards de dollars en 2025, avec 29 projets actifs.
La Banque mondiale et le Burkina Faso entendent renforcer leur coopération autour d’interventions alignées sur les priorités du plan national de développement RELANCE.
Quatre axes pour accompagner la transformation
Pour la Banque mondiale, le nouveau cadre repose sur quatre axes complémentaires. Le premier porte sur l’amélioration du capital humain, avec des interventions dans l’éducation de base, la santé, la nutrition et le renforcement de la résilience des infrastructures sociales.
Le deuxième concerne l’amélioration de la productivité agricole. L’objectif affiché est de contribuer à réduire la pauvreté, renforcer la sécurité alimentaire et créer davantage d’opportunités économiques en milieu rural, notamment pour les jeunes. Le troisième axe vise l’amélioration de l’accès à l’énergie et aux services financiers. La Banque mondiale entend notamment accompagner les micros, petites et moyennes entreprises à travers les services financiers numériques, avec l’objectif de favoriser l’entrepreneuriat des jeunes.
Le quatrième concerne le renforcement des services de base dans les villes et les communautés vulnérables. Sont notamment évoqués la connectivité, les transports, les infrastructures à faible émission de carbone et la protection contre les inondations. Ousmane Diagana a toutefois insisté sur un enseignement tiré de l’évaluation du précédent cadre : la disponibilité de politiques pertinentes ne suffit pas toujours à garantir les résultats attendus.
La mise en œuvre et l’adaptation aux réalités locales restent déterminantes. « Ce qui fait souvent défaut, ce n’est pas l’existence de bonnes politiques, mais leur mise en œuvre concrète et leur adaptation aux réalités locales », a-t-il relevé. La Banque mondiale entend ainsi renforcer sa flexibilité, faire davantage confiance aux acteurs de terrain et adapter ses mécanismes de supervision aux contraintes du contexte burkinabè. Lirel'histoire
Ousmane Diagana a présenté les principaux enseignements du précédent Cadre de partenariat-pays et les orientations du nouveau cadre 2026-2031.
Des échanges autour des priorités nationales
La cérémonie n’a pas été limitée aux interventions des deux principaux responsables. Plusieurs ministres présents ont participé aux discussions, permettant de mettre en avant les préoccupations sectorielles et les attentes du gouvernement vis-à-vis de ce nouveau cadre de partenariat. Ces discussions ont notamment permis de confronter les orientations générales du CPP aux réalités des différents secteurs et aux besoins exprimés au niveau national. Pour le gouvernement, l’enjeu est de veiller à ce que les interventions de la Banque mondiale restent cohérentes avec les priorités du plan RELANCE et produisent des effets mesurables. Fatoumata Bako Traoré a insisté sur cette nécessité d’aller au-delà de la signature ou du lancement institutionnel. « L’enjeu est désormais de passer des orientations aux actes, et des engagements aux résultats », a-t-elle affirmé.
Elle a également appelé à une attention particulière à la qualité des projets, à la célérité de leur exécution, à l’efficacité des ressources mobilisées et au suivi régulier de leurs impacts. Pour Ousmane Diagana, cette exigence de résultats doit aller de pair avec une approche pragmatique. La Banque mondiale entend concentrer ses ressources là où elle dispose d’un véritable avantage comparatif et adapter ses modalités d’intervention aux réalités du terrain.
Le nouveau CPP se présente ainsi comme un cadre de coopération appelé à évoluer au cours de sa mise en œuvre. Sa réussite dépendra autant des ressources mobilisées que de la capacité des différentes parties à traduire les orientations arrêtées en actions concrètes. Au terme de la cérémonie, la ministre déléguée chargée du Budget a réaffirmé l’engagement du gouvernement à veiller à ce que les opérations retenues répondent effectivement aux priorités nationales. Le lancement du CPP 2026-2031 marque donc une étape nouvelle. La prochaine sera celle de son exécution, avec en ligne de mire des résultats concrets dans les secteurs jugés prioritaires pour le développement du Burkina Faso. Lirel'histoire
Farida Thiombiano
Lefaso.net
(부르키나/세계은행: 국가 우선순위 지원 신규 파트너십 체계)
주요 내용:
일시: 2026년 10월 2일 (금요일)
체계: CPP 2026-2031 (5년 신규 파트너십)
정렬: RELANCE 국가발전계획 (2026-2030)
주최자:
부르키나파소: 파투마타 바코 트라오레 재무부 장관 대리
세계은행: 우스마네 디아가나 서아프리카·중앙아프리카 부회장
파트너십 4대 축:
인적자본 개선
기본 교육
보건·영양
사회 인프라 탄력성
농업 생산성 증대
빈곤 감소
식량 안보
농촌 청년 경제 기회
에너지·금융 서비스 접근성
전기 공급 확대
소액금융
디지털 금융
청년 기업가정신
도시/취약 공동체 기초 서비스
연결성
운송
저탄소 인프라
홍수 방지
세계은행의 포트폴리오:
연도 액수 프로젝트
2020년 27억 달러 -
2025년 40억 달러 29개 활성
과거 성과 (어려운 환경 속에서):
성과 수치
위기 난민 학생 재편입 43만 명
식수 접근 85만 명
보건소 배치 (취약지역) 77개소
2025-26 곡물 생산 700만 톤 (126% 필요량 충족)
2025년 경제 성장 5%
재무장관의 메시지:
"협력 관계는 프로젝트 수나 자원 규모로만 측정되지 않습니다. 대화의 질, 시간 경과에 따른 신뢰, 국가의 필요에 따라 행동을 진화시키는 파트너의 능력으로 측정됩니다."
세계은행의 교훈:
"좋은 정책의 존재만으로는 결과를 보장하기에 충분하지 않습니다. 구체적인 실행과 지역 현실로의 적응이 결정적입니다."
다음 단계:
정책 → 행동으로 전환
프로젝트 질 강화
집행 속도 제고
영향 측정
정치적 배경:
부르키나파소 군부는:
서방 기관(IMF, World Bank)과의 협력 유지
자원 주권 강조 (자체 자금 동원 병행)
구체적 결과 중심 정책
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