ACTE II SCÈNE IV no3
LEAR. —Le roi veut parler à Cornouailles ;
le père chéri veut parler à sa fille
et réclame ses services :
sont-ils informés de cela ?…
Souffle et sang !…
Bouillant ! le duc bouillant !…
Dis à ce duc ardent que…
mais non, pas encore !…
Il se peut qu’il ne soit pas bien :
la maladie a toujours négligé
les devoirs auxquels s’astreint la santé.
Nous ne sommes plus nous-mêmes,
quand la nature accablée force
l’esprit à souffrir avec le corps.
Je prendrai patience.
J’en veux à mon impétueuse opiniâtreté
de prendre la boutade morbide
d’un malade pour
la décision d’une saine volonté…
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Mort de ma vie ! (Regardant Kent.)
Pourquoi est-il assis là ?
Cet acte me prouve que la réclusion du duc
et de ma fille n’est qu’un artifice.
(Haussant la voix.)
Qu’on me rende mon serviteur.
(À Glocester.) — Allez dire au duc
et à sa femme que je veux leur parler.
Vite, sur le champ !
dites-leur de venir m’entendre,
ou j’irai à leur porte battre le tambour,
jusqu’à ce que mes cris tuent leur sommeil !
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GLOCESTER. —
Je voudrais tout arranger entre vous.
(Il sort.)
LEAR. —
Oh ! mon coeur !…
mon coeur se soulève !…
Allons, là-bas !
LE FOU. — Crie-lui, m’n oncle,
ce que la ménagère criait aux anguilles,
au moment où elle les mettait toutes vives dans la pâte.
Elle leur frappait la tête avec
une baguette en criant :
« À bas, coquines, à bas ! »
C’est le frère de celle-là qui,
par pure bonté pour son cheval,
lui beurrait son foin.
(Entrent CORNOUAILLES, RÉGANE,
GLOCESTER et leur suite.)
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LEAR. — Bonjour à tous deux.
CORNOUAILLES. —
Salut à Votre Grâce.
(On met Kent en liberté.) RÉGANE. —
Je suis heureuse de voir Votre Altesse.
LEAR. — Je le crois, Régane,
je sais que de raisons j’ai pour le croire.
Si tu n’en étais pas heureuse,
je divorcerais avec la tombe de ta mère,
sépulcre d’une adultère. (À Kent.) —
Ah ! vous voilà libre ! —
Nous parlerons de cela dans
un autre moment…
Bien-aimée Régane,
ta soeur est une méchante…
Ô Régane, elle a attaché ici,
comme un vautour,
sa dévorante ingratitude.
(Il met la main sur son coeur.) —
Je puis à peine te parler ;
tu ne saurais croire avec quelle perversité…
Ô Régane ! RÉGANE. —
Je vous en prie, sire, prenez patience.
Vous êtes, je l’espère, —
plus apte à méjuger son mérite —
qu’elle ne l’est à manquer au devoir.
LEAR. — Eh ! qu’est-ce à dire ?
RÉGANE. —
Je ne puis croire que
ma soeur ai otifs
et dans un but si légitimes
qu’elle est pure de tout blâme.
LEAR. —
Ma malédiction sur elle !
RÉGANE. —
Oh ! sire, vous êtes vieux.
La nature en vous touche
à la limite extrême de sa carrière :
vous devriez vous laisser gouverner
et mener par quelque discrète tutelle,
mieux instruite de votre état que vous-même.
Aussi, je vous en prie,
retournez auprès de ma soeur,
et dites-lui que vous avez eu tort,
sire.
1,051p
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2막 4장 3번
리어. —왕께서 콘월과 이야기하고 싶어 하시고,
사랑하는 아버지께서는 딸과 이야기하고 싶어 하시며
그녀의 봉사를 요구하신다.
이 모든 것을 알고 있나?...
맙소사!...
불타오르는 공작이로군!...
이 열정적인 공작에게 전해라...
하지만 안 돼, 아직은 안 돼!...
그는 몸이 좋지 않을지도 몰라.
병은 언제나 건강해야 할 의무를 저버리게 하지.
몸이 쇠약해지면 우리는 더 이상 우리 자신이 아니지.
몸과 마음이 함께 고통받게 될 때 말이야.
나는 참을 거야.
내 성급한 고집을 탓하지.
병든 자의 병적인 농담을
건전한 의지의 결단으로 착각했으니...
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내 목숨으로 죽음을 각오해라! (켄트를 바라보며)
저 사람은 왜 거기 앉아 있는 거지?
이 사건을 보니 공작과 내 딸의 감금은 모두 거짓임이 틀림없군.
(목소리를 높이며)
"내 하인을 돌려주시오."
(글로스터에게) — "가서 공작 부부에게 내가 할 말이 있다고 전해라.
빨리, 당장!
내 말을 들으러 오라고 전해라.
안 그러면 내가 그들의 집 문 앞에 가서 북을 칠 것이다.
내 고함 소리가 그들의 잠을 깨울 때까지!"
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글로스터 — "너희 둘 사이의 모든 문제를 해결하고 싶소."
(그는 나간다.)
리어 — "오! 내 심장이!...
심장이 두근거려!...
저쪽으로 와 보시오!"
광대 — "삼촌, 저 사람에게 소리쳐 보세요.
주부가 장어를 산 채로 반죽에 넣을 때 했던 것처럼요."
그녀는 막대기로 그들의 머리를 내리치며
소리쳤다.
"저 계집애들아, 다 꺼져라!"
그들은 바로
말에게 순수한 친절로
건초에 버터를 발라준 그 자의 형제였다.
(콘월, 리가나,
글로스터와 그들의 수행원들이 등장한다.)
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리어. — 두 분 모두 안녕하십니까.
콘월. —
폐하께 인사드립니다.
(켄트가 풀려난다.) 리가나. —
폐하를 뵙게 되어 기쁩니다.
리어. — 그렇게 생각한다, 리건.
내가 그렇게 생각할 만한 충분한 이유가 있지.
만약 네가 기뻐하지 않는다면,
나는 네 어머니의 무덤,
간음의 무덤과 이혼할 것이다. (켄트에게) —
아! 자유로워졌구나! —
이 이야기는 나중에 하도록 하죠…
사랑하는 리건,
네 누이는 악랄하구나…
오, 리건, 그녀는 마치 독수리처럼,
여기에 탐욕스러운 배은망덕함을 품고 있구나.
(그는 가슴에 손을 얹는다.) —
말이 잘 안 나오는군.
얼마나 비열한지 상상도 못 할 거야…
오, 리건! 리건나. —
폐하, 부디 참으시오.
폐하께서는 —
그녀의 공적을 잘못 판단하실 가능성이 —
그녀가 의무를 소홀히 할 가능성보다 더 크실 거라고 믿습니다.
리어. — 그래! 그게 무슨 뜻이지?
리건나. —
저는 믿을 수 없어요.
제 누이가 그렇게 고귀한 동기를 가지고
정당한 목적을 가지고
모든 비난에서 자유로울 수 있다는 것을요.
리어. — 저주를 내리겠소!
리건나. — 오, 폐하, 늙으셨군요.
자연의 섭리가
당신 안에서 한계에 다다르고 있습니다.
당신은 이제 당신 자신보다 당신의 상태를 더 잘 아는
현명한 후견인의 보살핌과 인도를 받아야 합니다.
그러니 부디,
제 여동생에게 돌아가셔서,
폐하께서 틀렸다고 전해 주십시오.
(1,051쪽)