LEAR. —
Ô mes flancs, vous êtes trop tenaces !
— Quoi ! vous résistez encore !…
Comment se fait-
il qu’un de mes familiers ait été mis aux ceps ?
CORNOUAILLES. — C’est moi qui l’y ai mis,
monsieur,
mais ses méfaits ne méritaient certes
pas tant d’honneur.
LEAR. — Vous ! quoi ! c’est vous !
RÉGANE. — Je vous en prie, père,
résignez-vous à votre faiblesse.
Si, jusqu’à l’expiration de ce mois,
vous voulez retourner et séjourner chez ma soeur,
après avoir congédié la moitié de votre suite,
venez me trouver alors.
Je suis pour le moment hors de chez moi,
et je n’ai pas fait les préparatifs indispensables
pour vous recevoir.
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LEAR. —
Retourner chez elle,
cinquante de mes gens congédiés !
Non, je préférerais abjurer tout abri,
lutter contre l’inimitié de l’air,
être le camarade du loup et de la chouette,
poignantes rigueurs de la nécessité…
Retourner près d’elle ! Ah !
bouillant roi de France,
qui as pris sans dot notre plus jeune fille,
j’aimerais autant m’agenouiller
devant ton trône et mendier de toi
la pension d’un écuyer
pour soutenir ma servile existence !…
Retourner près d’elle !
Conseille-moi plutôt de me faire l’esclave
et la bête de somme de ce détestable valet !
(Il montre Oswald.)
GONERIL. — À votre guise, monsieur.
LEAR. — Je t’en prie, ma fille,
ne me rends pas fou ;
je ne veux plus te troubler,
mon enfant ;
adieu !
Nous ne nous rencontrerons plus,
nous ne nous reverrons plus.
Et pourtant tu es ma chair,
mon sang, ma fille,
ou plutôt tu es dans ma chair une plaie,
que je suis forcé d’appeler mienne !
tu es un clou, un ulcère empesté,
un anthrax tuméfié dans mon sang corrompu !
Mais je ne veux pas te gronder !
Que la confusion vienne quand elle voudra !
je ne l’appellerai pas.
Je ne veux pas sommer le porte-
foudre de te frapper,
ni te dénoncer au souverain juge Jupiter.
Réforme-toi quand tu pourras,
deviens meilleure à ton loisir.
Je puis prendre patience ;
je puis rester chez Régane,
moi et mes cent chevaliers.
RÉGANE. — Pas tout à fait, monsieur.
Je ne vous attendais pas encore,
et ne suis pas préparée
pour vous recevoir convenablement.
Écoutez ma soeur, monsieur ;
car ceux qui font contrôler votre passion
par la raison doivent se borner
à croire que vous êtes vieux
et conséquemment…
Mais Goneril sait ce qu’elle fait.
LEAR. — Est-ce donc là bien parler ?
RÉGANE. — J’ose l’affirmer, monsieur.
Quoi ! cinquante écuyers,
n’est-ce pas assez ?
Qu’avez-vous besoin de plus,
ou même d’autant ?
La dépense, le danger,
tout parle contre
un si nombreux cortége.
Comment,
dans une seule maison,
sous deux autorités,
tant de gens peuvent-
ils vivre d’accord ?
C’est difficile, presque impossible.
GONERIL. —
Et ne pourriez-vous pas, milord,
être servi par ses domestiques
en titre ou par les miens ?
RÉGANE. —
Pourquoi pas, milord ?
Si alors il leur arrivait
de vous négliger, —
nous pourrions y mettre ordre…
Si vous voulez venir chez moi,
(car à présent j’aperçois le danger),
je vous prie de n’en amener
que vingt-cinq ;
à un plus grand nombre
je refuse de donner place ou hospitalité.
LEAR. — Moi,
je vous ai tout donné.
RÉGANE — Et il était grand temps.
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2막 4장 5번
리어. — 오, 내 자식들아, 넌 너무 고집이 세구나!
뭐라고! 아직도 저항하는 거냐!… 어쩌다가
내 부하 중 한 명이 형틀에 묶인 거냐?
콘월. — 제가 그를 거기에 세웠습니다,
폐하.
하지만 그의 악행은 결코 그런 영예를 받을 만한 것이 아니었습니다.
리어. — 너! 뭐라고! 네가 그랬다고!
리거나. — 아버지, 제발,
당신의 약점을 인정하세요.
만약 이달 말까지
제 여동생 집에 돌아가서 머물고 싶으시다면,
부하 절반을 해산시키고,
저에게 오십시오.
저는 지금 집을 비운 상태이고,
아직 당신을 맞이할 준비를 하지 못했습니다.
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리어. —
그녀의 집으로 돌아가라,
내 부하 50명을 해산시키고!
아니, 차라리 모든 안식처를 포기하고,
적대적인 공기와 싸우고,
늑대와 올빼미의 동반자가 되어,
생계의 가혹한 시련을 견디겠습니다…
그녀에게 돌아가게 해 주십시오! 아!
불같은 프랑스의 왕이시여,
저희 막내딸을 지참금도 없이 데려가셨으니,
차라리 당신의 왕좌 앞에 무릎 꿇고
종자의 연금이라도 구걸하여
비천한 삶을 이어가게 해 주십시오!…
그녀에게 돌아가게 해 주십시오!
차라리 저 혐오스러운 하인의 노예가 되라고 조언해 주십시오!
(그는 오스왈드를 가리킨다.)
고네릴. — 원하시는 대로 하겠습니다, 폐하.
리어. — 딸아, 제발 날 미치게 하지 말아다오.
더 이상 너를 괴롭히고 싶지 않다,
내 아이야.
잘 가거라!
우리는 다시는 만나지 못할 것이다.
다시는 서로를 볼 수 없을 것이다.
하지만 너는 내 살덩이,
내 피, 내 딸이로구나.
아니, 오히려 내 살에 난 상처로구나.
내가 어쩔 수 없이 내 상처라고 불러야 하는구나!
너는 못이고, 곪아 터진 궤양이고,
내 타락한 피 속에 부어오른 탄저균이로구나!
하지만 널 꾸짖고 싶지는 않아!
혼란이 닥치면 그때 가서 해결하게 둬라!
나는 그것을 불러들이지 않을 것이다.
나는 벼락을 내리는 자를 불러내 너를 내리치게 하고 싶지도 않고,
지극히 높은 심판자이신 주피터께 너를 고발하고 싶지도 않다.
네가 할 수 있을 때 스스로를 바로잡아라.
네가 스스로를 바로잡을 수 있을 때,
네가 나아질 수 있을 것이다.
나는 참을 수 있다.
나는 리건과 함께 있을 수 있다.
나와 나의 백 명의 기사들과 함께.
리건. — 아직은 아닙니다, 각하.
나는 아직 당신이 올 줄 몰랐고,
그리고 당신을 제대로 맞이할 준비가 되어 있지 않습니다.
들어보십시오, 각하.
당신의 열정을 이성적으로 제어하려는 사람들은
단순히
당신이 늙었다고 믿을 수밖에 없습니다.
그리고 결과적으로…
하지만 고네릴은 자신이 무엇을 하고 있는지 알고 있습니다.
리어. — 정말 잘 말하고 있는 건가?
레가나. — 그럴 것 같습니다, 폐하.
뭐라고! 시종 50명이라니,
그 정도면 충분하지 않은가?
더 필요한 게 뭐냐,
아니면 그만큼이라도?
비용도 많이 들고 위험도 많고,
모든 게
그렇게 많은 수행원을 거느리는 데는 적합하지 않아.
어떻게
한 집에서,
두 명의 권위 아래,
그렇게 많은 사람들이
화목하게 살 수 있겠느냐?
어렵고, 거의 불가능에 가깝다.
고네릴. — 폐하께서는
폐하의 시종들에게, 또는
저의 시종들에게 시중을 받으실 수는 없습니까?
레가나. — 왜 안 되겠습니까, 폐하?
만약 그들이 당신을 소홀히 대한다면,
우리가 막을 수 있어요…
제 집에 오고 싶으시다면,
(이제 위험이 보이니),
스물다섯 명만 데려오세요.
그보다 많으면
방도, 환대도 해드릴 수 없습니다.
리어: — 저는 당신에게 모든 것을 드렸습니다.
레가나: 이제는 때가 됐죠.
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