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Moyen-Orient : « La solution à deux États est, et demeure, la seule voie possible vers la paix entre Israël et la Palestine », réaffirme Pape Léon XIV
Publié le mardi 18 août 2026 à 22h05min
L’appel du Pape Léon XIV sur le Moyen-Orient, prononcé lors de l’Angélus le 16 août à Castel Gandolfo, s’inscrit dans une longue série de déclarations faites au cours des 80 dernières années par les souverains pontifes et le Saint-Siège : la solution à deux États, seul horizon pour garantir la justice et une paix juste et durable. Position ancrée dans l’histoire, elle est perçue comme la seule voie vers une paix juste et durable pour Israël et la Palestine.
La solution à deux États est, et demeure, la seule voie possible vers la paix entre Israël et la Palestine. Les Papes ont changé, tout comme la situation au Moyen-Orient qui a, après le 7 octobre 2023, connu une escalade dramatique de la violence et une évolution des tensions. Cependant, la ligne diplomatique du Saint-Siège, depuis près de 80 ans, est restée inébranlable : la solution à deux États, seul horizon pour garantir la justice et une paix juste et durable. La dernière réaffirmation ferme de cette position historique, qui a prévalu pendant des décennies, a été anéantie par le rejet catégorique du gouvernement israélien.
« J’appelle instamment la communauté internationale à œuvrer pour des progrès vers la solution à deux États, pour une paix juste et durable », a adressé le Pape Léon XIV lors de l’Angélus à Castel Gandolfo, le dimanche 16 août, après avoir condamné les exactions et les violences perpétrées contre les Palestiniens en Cisjordanie.
Le pontife a plaidé pour une accélération du processus, afin que ce projet, formulé en 1947 avec le plan adopté par l’Assemblée générale des Nations-Unies pour le partage de la Palestine mandataire en deux États, puisse, enfin, se concrétiser.
Depuis la demande initiale d’internationalisation des lieux saints de Jérusalem en 1947, la solution à deux États est devenue, depuis les années 1980, la pierre angulaire de la doctrine diplomatique du Saint-Siège concernant le conflit israélo-palestinien. Cette position inébranlable est, loin d’être dictée par des réactions émotionnelles face aux nombreuses escalades, ancrée dans l’histoire et constamment réaffirmée par les Papes. En effet, les premières prises de position remontent à 1948, lorsque Pie XII, dans l’encyclique In multiplicibus curis, appelait à un « ordre » en Palestine, « terre sainte », qui garantisse « la sécurité de l’existence et, en même temps, des conditions de vie matérielles et morales permettant d’établir normalement un état de bien-être spirituel et matériel ».
Le premier Pape à se rendre en Terre sainte en 1964, Paul VI, à la veille de la guerre des Six Jours (1967), a explicitement évoqué les droits légitimes du peuple palestinien, faisant passer la question d’une urgence humanitaire à un enjeu politique fondamental. Aussi, dans un message adressé au Secrétaire général de l’ONU, U Thant (1961-1971), le Pape Montini a appelé, au nom de toute la chrétienté, à « tous les efforts » pour que « Jérusalem, de par son caractère unique, sacré et saint, soit déclarée ville ouverte et inviolable », « libre de toute opération militaire » et « à l’abri des ravages de la guerre ».
L’impulsion décisive est, cependant, venue de Jean-Paul II, le premier à revendiquer avec force, le droit des Palestiniens à un État indépendant et, simultanément, à réaffirmer le droit d’Israël à vivre en sécurité. Ce double appel s’est cristallisé dans l’encyclique Redemptionis anno de 1984 : « Pour le peuple juif vivant dans l’État d’Israël, qui, sur cette terre, conserve de si précieux témoignages de son histoire et de sa foi, nous devons invoquer la sécurité et la juste tranquillité auxquelles il aspire, prérogative de toute nation et condition de vie et de progrès pour toute société ».
La pierre angulaire de la doctrine diplomatique du Saint-Siège
Le Pape poursuit : « Pour le peuple juif vivant dans l’État d’Israël, qui sur cette terre conserve de si précieux témoignages de son histoire et de sa foi, nous devons invoquer la sécurité et la juste tranquillité auxquelles il aspire, prérogative de toute nation et condition de vie et de progrès pour toute société. Le peuple palestinien, qui a ses racines historiques sur cette terre et qui vit dispersé depuis des décennies, a le droit naturel, en toute justice, de retrouver une patrie et de vivre en paix et en tranquillité avec les autres peuples de la région ». Un message qu’il a réitéré en 2000, lors de son pèlerinage en Terre sainte et salué comme « historique » par sa portée.
Neuf ans plus tard, précisément en mai 2009, un autre Pape, Benoît XVI, se rendait en Terre sainte. À la suite de son prédécesseur, il soulignait que la solution à deux États n’était pas une utopie, mais bien une condition essentielle pour enrayer l’escalade de la violence et assurer l’avenir de la région.
Il réaffirme la position du Saint-Siège, c’est-à-dire le droit de son peuple à un État palestinien souverain sur la terre de ses ancêtres, en sécurité et en paix avec ses voisins, à l’intérieur de frontières internationalement reconnues.
Avec le Pape François, cet engagement s’est internationalisé et formalisé, corroboré par des actions diplomatiques, telles que la signature par le Saint-Siège de l’Accord global reconnaissant officiellement l’État de Palestine en 2015, et des actions plus pastorales, comme la prière commune pour la paix dans les jardins du Vatican en 2014 avec le président israélien Shimon Peres et le président palestinien Mahmoud Abbas.
Cet événement faisait suite au voyage en Terre sainte, fin mai, au cours duquel, il a déclaré : « Le temps est venu pour chacun d’avoir le courage d’être généreux et créatif au service du bien commun, le courage de la paix, qui repose sur la reconnaissance universelle du droit de deux États à exister et à jouir de la paix et de la sécurité à l’intérieur de frontières internationalement reconnues ».
Même dans les années qui suivirent, et jusqu’à sa mort, François s’efforça de faire progresser la diplomatie et la symbolique vers la mise en œuvre de la solution. Ses paroles et ses actions furent toujours appuyées par les déclarations des missions permanentes du Saint-Siège auprès des organisations internationales et par les prises de position du cardinal-secrétaire d’État.
Puis, les appels de Léon XIV, qui a immédiatement replacé la solution à deux États au cœur du débat international. Ses déclarations lors du vol Istanbul-Beyrouth, durant son voyage apostolique en Turquie et au Liban en novembre et décembre 2025, sont particulièrement marquantes : « Le Saint-Siège soutient publiquement la proposition de solution à deux États depuis plusieurs années. Nous savons tous qu’à l’heure actuelle, Israël ne l’accepte toujours pas, mais nous la considérons comme la seule solution susceptible de mettre fin au conflit qui le ravage ».
Ces paroles ont été réitérées lors de l’audience avec le corps diplomatique, le 9 janvier 2026. « La solution à deux États demeure la perspective institutionnelle qui répond aux aspirations légitimes des deux peuples. Le Saint-Siège soutient publiquement la proposition de solution à deux États depuis plusieurs années. Nous savons tous qu’à l’heure actuelle, Israël ne l’accepte toujours pas, mais nous la considérons comme la seule solution susceptible de mettre fin au conflit qui le ravage », a renouvelé le pontife.
Les appels de Léon XIV et de ses prédécesseurs restent sans réponse. La guerre continue de ravager les peuples et le chemin de la paix semble incertain. Pourtant, pour les souverains pontifes et le Saint-Siège, l’impasse politique et la tragédie humanitaire ne remettent pas en cause la validité de la solution, mais soulignent au contraire son urgence. C’est précisément ce qu’a souligné le Pape Léon XIV, en appelant à une responsabilité internationale.
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Source : Vatican News
[바티칸의 80년 일관된 호소: 중동 평화를 위한 '두 국가 해결책']
2026년 8월 16일, 교황 레온 14세(Léon XIV)는 이스라엘과 팔레스타인 간의 끝없는 유혈 사태를 종식할 유일한 방법으로 '두 국가 해결책(Two-State Solution)'을 다시 한번 강력히 촉구했습니다. 이는 급변하는 중동 정세 속에서도 절대 타협하지 않는 교황청(바티칸)의 확고한 외교적 원칙을 보여줍니다.
1. '두 국가 해결책'의 의미와 교황의 메시지
'두 국가 해결책'은 1947년 UN 분할안에 기원을 둔 구상으로, 이스라엘(유대인 국가로서의 안전 보장)과 팔레스타인(국제적으로 인정된 국경을 가진 주권 국가)이 서로의 권리를 인정하며 나란히 공존하는 것을 의미합니다.
교황 레온 14세는 "현재 이스라엘 정부가 이를 범주적으로 거부하고 있음을 우리 모두 알고 있다"고 냉정한 현실을 인정하면서도, "이것만이 분쟁을 끝내고 정의롭고 지속 가능한 평화를 보장할 유일한 지평"이라며 국제사회의 적극적인 개입을 호소했습니다.
2. 교황청의 80년 외교적 궤적
바티칸은 감정적이거나 일시적인 반응이 아닌, 80년에 걸친 일관된 역사적 교리를 바탕으로 이 입장을 고수해 왔습니다.
3. 현실의 벽과 도덕적 호소의 한계
기사는 바티칸의 숭고한 입장 이면에 존재하는 냉혹한 국제정치적 한계 또한 짚어내고 있습니다.