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Bobo-Dioulasso : L’université Nazi-Boni s’offre un complexe pédagogique moderne
Publié le samedi 12 septembre 2026 à 03h29min
L’université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso dispose désormais d’un nouveau complexe pédagogique moderne, doté notamment d’un amphithéâtre de 1 200 places. L’infrastructure a été inaugurée ce vendredi 11 septembre 2026 par le président du Faso, chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré. Réalisé dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), le complexe affiche une capacité globale d’accueil de 3 257 personnes et se veut un nouvel outil au service de la formation, de la recherche et de l’innovation. Histoire
À l’université Nazi-Boni, les étudiants disposent désormais d’un cadre d’apprentissage qui tranche avec les infrastructures universitaires classiques. Sur le site, le bâtiment impressionne par ses dimensions et surtout par la diversité des espaces qu’il abrite. Un grand amphithéâtre de 1 200 places, quatre mini-amphithéâtres de 210 places chacun, des salles pédagogiques modulables, des laboratoires, des bureaux pour enseignants et doctorants ainsi que des salles de réunion composent ce nouveau complexe.
La cérémonie d’inauguration intervient dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), qui entend notamment améliorer les conditions d’apprentissage et de travail dans les établissements d’enseignement supérieur. Selon les caractéristiques techniques présentées lors de la cérémonie, le projet est bâti sur un site d’environ 1 500 m². Il comprend deux grandes parties : un bloc amphithéâtre d’environ 1 200 places et un bloc pédagogique en R+3, destiné notamment aux activités d’enseignement, de recherche et d’administration.
La coupure du ruban, marquant l’inauguration de l’infrastructure
Un complexe pensé pour accueillir étudiants et enseignants
Au rez-de-chaussée, le complexe abrite le grand amphithéâtre de 1 200 places, un mini-amphithéâtre de 210 places, une salle de réunion modulable, une salle de lecture, six laboratoires de travaux pratiques pouvant accueillir au total 186 personnes, ainsi que des bureaux, une cafétéria, des espaces de reprographie, des magasins et des locaux techniques. Les trois niveaux supérieurs viennent compléter cette offre. Chacun dispose notamment d’un mini-amphithéâtre de 210 places et d’une salle pédagogique modulable de 115 places. Des salles de cours, des bureaux individuels et paysagers pour enseignants, ainsi que des espaces dédiés aux doctorants sont également prévus.
Pour le coordonnateur national de l’IPEQ, le Pr. Zakaria Soré, cette infrastructure traduit une volonté de faire de l’université un véritable moteur du développement national. Dans son intervention, il a rappelé plusieurs étapes de l’engagement présidentiel en faveur de l’enseignement supérieur, avant de souligner que l’infrastructure constitue la concrétisation d’une vision accordant une place centrale à la science et à la formation. « Aucun développement n’est possible sans la science », a-t-il notamment rappelé, en présentant le complexe comme une réponse aux ambitions affichées pour la modernisation du système éducatif.
Une vue des futurs étudiants (nouveaux bacheliers) à la cérémonie d’inauguration
La technologie au cœur du dispositif
Au-delà de ses capacités d’accueil, le complexe se distingue également par ses équipements technologiques. Le grand amphithéâtre et les mini-amphithéâtres sont conçus pour pouvoir être connectés entre eux grâce à un système de sonorisation, de digitalisation et de retransmission. Cette configuration permet notamment d’organiser des enseignements ou des activités simultanément dans plusieurs salles, avec des possibilités d’interaction entre les différents espaces.
Une salle de vidéosurveillance a également été aménagée afin de contribuer à la sécurité et au suivi du fonctionnement de l’infrastructure. Une application, développée avec l’accompagnement du ministère en charge de la Transition digitale, doit par ailleurs permettre de suivre le fonctionnement du complexe et de détecter rapidement d’éventuelles pannes. La question de la sécurité n’a pas été laissée de côté. Le bâtiment dispose d’un système de sécurité-incendie, de réseaux RIA et de dispositifs de détection. Les cages d’escaliers sont équipées de portes coupe-feu.
Le complexe affiche une capacité globale d’accueil de 3 257 personnes
L’accessibilité aux personnes à mobilité réduite a également été prise en compte. Un ascenseur d’une capacité d’au moins dix personnes dessert les différents niveaux, en complément des rampes d’accès. Le complexe bénéficie de deux principales sources d’énergie. La première est fournie par la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), avec un transformateur d’une puissance de 800 kVA. La seconde repose sur une installation solaire. Histoire
À l’extérieur, des espaces de détente et d’étude ont été aménagés. Des banquettes équipées de panneaux solaires doivent notamment permettre aux étudiants de travailler de nuit. Le périmètre du complexe dispose également d’un système d’éclairage solaire autonome. Cette orientation vers les énergies renouvelables participe à la volonté de rendre l’infrastructure davantage autonome et adaptée aux besoins des étudiants.
« Faire de ces amphithéâtres des lieux de révolution intellectuelle »
Le complexe présente des espaces aménagées
Pour le Pr. Zakaria Soré, la mise à disposition de ce complexe constitue aussi une responsabilité pour la communauté universitaire. Les enseignants-chercheurs et les étudiants sont appelés à faire de ces espaces des lieux de production de savoir, de recherche et d’innovation. « Faisons de ces amphithéâtres des lieux de révolution intellectuelle », a-t-il lancé à l’endroit de la communauté universitaire, l’invitant à produire des femmes et des hommes capables d’innover et de contribuer à la transformation de la société.
La porte-parole des étudiants, Sakina Borro, a, pour sa part, exprimé la reconnaissance des bénéficiaires. Elle a présenté l’infrastructure comme un « symbole de souveraineté » et un instrument destiné à améliorer les conditions d’apprentissage. Les étudiants se sont également engagés à préserver et à valoriser le complexe afin qu’il puisse bénéficier aux générations futures.
Une réalisation qui met en avant les compétences nationales
La construction du complexe a également été présentée comme une opportunité économique pour les populations locales. Selon le coordonnateur national de l’IPEQ, quelque 450 ouvriers sous contrat, plus de 150 journaliers et plus de 70 femmes du village de Nasso ont participé aux différentes activités liées au chantier. Une cinquantaine d’étudiants ont également pris part aux travaux. Autre particularité mise en avant : le complexe a été conçu par un jeune agent de l’administration publique et construit par une entreprise burkinabè. Son équipement a, lui aussi, été confié aux artisans locaux, conformément à l’orientation en faveur du développement endogène. Histoire
La population fortement mobilisée pour l’inauguration du complexe
Pour le responsable de l’IPEQ, cette réalisation constitue ainsi une triple fierté : architecturale, économique et artisanale. Le complexe pédagogique de l’université Nazi-Boni s’inscrit par ailleurs dans une dynamique nationale plus large. Il fait partie d’une première série de 12 infrastructures actuellement en construction à travers le pays. Au total, 40 complexes infrastructurels sont annoncés dans le cadre de l’IPEQ au profit du système éducatif burkinabè. Toute chose qui permettra d’offrir aux étudiants et enseignants un environnement davantage adapté aux exigences de l’enseignement supérieur moderne.
Romuald Dofini
Lefaso.net
요약: 이브라힘 트라오레(Ibrahim Traoré) 부르키나파소 대통령이 나지보니 대학교에 1,200석 규모의 대형 강의실 등 현대적 교육 단지를 준공했습니다. 이 인프라는 최신 디지털 설비와 태양광 에너지를 갖췄으며 국내 인력에 의해 세워졌습니다.
맥락: 부르키나파소 과도정부의 핵심 정책인 ‘모두를 위한 양질의 교육(IPEQ)’ 이니셔티브의 일환입니다. 해외 자본이나 기술에 의존하지 않고 국가 자체 역량으로 교육 인프라를 현대화함으로써 자주성을 강조하는 정치적 상징성이 큽니다.
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