SCÈNE I-no5
KENT. – Sois plus clairvoyant,
Lear, et laisse-moi rester
le point de mire constant de ton regard.
LEAR. – Ah ! par Apollon !…
KENT. – Ah ! par Apollon ! roi,
tu adjures tes dieux en vain.
LEAR,
mettant la main sur son épée. –
Ô vassal ! mécréant !…
ALBANY et CORNOUAILLES. –
Cher sire, arrêtez. KENT. –
Va ! tue ton médecin,
et nourris de son salaire
le mal qui te ronge !…
Révoque ta donation, ou,
tant que je pourrai arracher un cri de ma gorge,
je te dirai que tu as mal fait.
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LEAR. –
Écoute-moi,
félon ! Sur ton allégeance, écoute-moi !
Puisque tu as tenté de nous faire rompre un vœu,
ce que jamais nous n’osâmes ; puisque,
dans ton orgueil outrecuidant,
tu as voulu t’interposer entre notre sentence et notre autorité,
ce que notre caractère et notre rang ne sauraient tolérer,
fais pour ta récompense l’épreuve de notre pouvoir.
Nous t’accordons cinq jours pour réunir les ressources destinées
à te prémunir contre les détresses de ce monde.
Le sixième, tu tourneras ton dos maudit à notre royaume ;
et si, le dixième,
ta carcasse bannie est découverte dans nos domaines,
ce moment sera ta mort. Arrière !…
Par Jupiter ! cet arrêt ne sera pas révoqué.
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KENT. –
Adieu, roi ! Puisque c’est ainsi que tu veux apparaître,
ailleurs est la liberté, et l’exil est ici !
(À Cordélia.) Que les dieux te prennent sous leur tendre tutelle,
ô vierge, qui penses si juste et qui as si bien dit !
(À Régane et à Goneril.)
Et puissent vos actes confirmer vos beaux discours,
et de bons effets sortir de paroles si tendres !
(Aux ducs d’Albany et de Cornouailles.) Ainsi, ô princes,
Kent vous fait ses adieux.
Il va acclimater ses vieilles habitudes dans une région nouvelle.
(Il sort.) (Rentre Gloucester,
accompagné du roi de France,
du duc de Bourgogne et de leur suite.)
GLOUCESTER, à Lear. –
Voici les princes de France et de Bourgogne,
mon noble seigneur.
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LEAR. – Messire de Bourgogne,
nous nous adressons d’abord à vous qui,
en rivalité avec ce roi,
recherchez notre fille.
Que doit-elle au moins vous apporter en dot,
pour que vous donniez suite à votre requête amoureuse ?
LE DUC DE BOURGOGNE. –
Très Royale Majesté,
je ne réclame rien de plus que ce qu’a offert
Votre Altesse ;
et vous n’accorderez pas moins.
LEAR. – Très noble Bourguignon,
tant qu’elle nous a été chère,
nous l’avons estimée à ce prix ;
mais maintenant sa valeur est tombée.
La voilà devant vous, messire ; —
si quelque trait de sa mince et spécieuse personne, —
si son ensemble,
auquel s’ajoute notre défaveur et rien de plus,
suffit à charmer Votre Grâce, la voilà :
elle est à vous.
LE DUC DE BOURGOGNE. –
Je ne sais que répondre.
LEAR. – Telle qu’elle est,
messire,
avec les infirmités qu’elle possède,
orpheline nouvellement adoptée par notre haine,
dotée de notre malédiction et reniée par notre serment,
voulez-vous la prendre,
ou la laisser ?
132p
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장면 I-5
켄트. - 좀 더 분별력을 발휘해라,
리어. 그리고 내가
항상 네 시선의 초점이 되게 해다오.
리어. - 아! 아폴로에게 맹세코!…
켄트. - 아! 아폴로에게 맹세코! 왕이여,
신들에게 헛된 맹세를 하는구나.
리어.
칼에 손을 얹는다.
오, 가신이여! 이교도여!…
올버니와 콘월.
존경하는 전하, 멈추시오.
켄트. - 가거라! 네 의사를 죽이고
그의 봉급으로
네를 갉아먹는 질병을 먹여 살리시오!…
네 선물을 취소하시오.
내가 목에서 비명을 지를 때까지
네가 잘못했다고 말하겠소.
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리어. - 내 말을 들어라,
배신자여! 네 충성을 걸고, 내 말을 들어라!
자네가 우리의 맹세를 깨뜨리려 했으니,
우리는 감히 감히 하지 못했던 일이고,
자네의 오만한 자만심에 사로잡혀
우리의 선고와 권위 사이에 끼어들려 했으니,
우리의 인격과 계급이 용납할 수 없는 일이니,
우리의 힘을 시험하는 것을 자네의 보상으로 삼게.
이 세상의 고난으로부터 자네를 보호하기 위해 필요한 자원을 모으도록 닷새를 주겠네.
6일째 되는 날, 자네는 저주받은 우리 왕국에 등을 돌려야 할 것이네.
그리고 10일째 되는 날,
추방당한 자네의 시체가 우리 영토 안에서 발견된다면,
그 순간 자네는 죽음을 맞이하게 될 것이네. 꺼져라!…
주피터 신께 맹세코! 이 칙령은 철회되지 않을 것이네.
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켄트. - 안녕히 계십시오, 왕! 자네가 그렇게 보이고 싶어 하는 것이니,
자유는 다른 곳에 있고, 추방은 여기 있을 뿐이네!
(코델리아에게) 신들이 그대를 그 부드러운 보호 아래 두시기를,
오, 생각도 바르고 말도 잘하는 아가씨여!
(리건과 고너릴에게)
그리고 그대의 행동이 그대의 훌륭한 말을 뒷받침하기를,
그리고 그 부드러운 말에서 좋은 결과가 나오기를!
(올버니와 콘월 공작들에게) 이리하여, 오, 왕자들이여,
켄트가 작별 인사를 합니다.
그는 새로운 지역에서 옛 생활에 적응하기 위해 떠납니다.
(떠납니다.) (프랑스 국왕,
부르고뉴 공작, 그리고 그들의 수행원들을 대동하고 글로스터로 돌아갑니다.)
글로스터, 리어에게.
여기 프랑스와 부르고뉴의 왕자들이 있습니다,
나의 고귀한 군주님.
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리어. – 부르고뉴 공작님,
먼저 당신께 말씀드리건대,
이 왕과 경쟁하며
우리 딸을 찾으시는 분,
당신의 애정 어린 요청을 들어주시려면 그녀가 지참금으로 최소한 무엇을 가져와야 합니까?
부르고뉴 공작님,
저는 전하께서 제시하신 것 이상을 요구하지 않습니다.
그리고 당신께서는 그 이하도 허락하지 않으실 것입니다.
리어왕님, – 가장 고귀한 부르고뉴 공작님,
그녀가 우리에게 소중했던 시절에는
우리는 그녀를 이 가격에 소중히 여겼습니다.
하지만 이제 그녀의 가치는 떨어졌습니다.
여기 그녀가 당신 앞에 있습니다, 전하. — 그녀의 가늘고 교활한 외모의 어떤 특징이라도 —
그녀의 온 존재,
우리의 미움을 더한 것 외에는 아무것도
폐하를 매료시키기에 충분하다면, 바로 그녀가 있습니다.
그녀는 당신의 것입니다. 부르고뉴 공작님,
뭐라고 대답해야 할지 모르겠습니다.
리어왕. - 그녀는,
나리,
그녀는 연약한 몸으로,
우리의 증오로 인해 갓 고아가 되었고,
우리의 저주로 인해 괴로움을 받고, 우리의 맹세로 인해 버림받았습니다.
그녀를 받아들이시겠습니까, 아니면 버리시겠습니까?
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