|
|
https://lefaso.net/spip.php?article149421
Utilisation raisonnée des engrais : Top Agro et AuxFin réunissent les producteurs pour tirer les leçons et préparer la suite
Publié le mardi 22 septembre 2026 à 22h32min
Dans la production agricole, disposer d’un engrais de qualité ne suffit pas. Encore faut-il savoir quand l’appliquer, en quelle quantité et selon les besoins de la culture et du sol. C’est autour de cette exigence qu’a été organisé un atelier national de bilan, de concertation et de renforcement des capacités des producteurs sur l’utilisation raisonnée des engrais organo-minéraux et des biofertilisants. Initiée par Top Agro Sarl et AuxFin Burkina Faso, la rencontre a réuni des producteurs venus de plusieurs provinces du pays, ainsi que différents acteurs de la chaîne agricole. Histoire
L’atelier permet d’une part de renforcer les connaissances des producteurs sur les bonnes pratiques de fertilisation et, d’autre part, de faire le bilan de l’opération conduite par les deux structures pour faciliter l’accès des groupes G50 du réseau AuxFin à des engrais de qualité, à moindre coût et dans les délais de la campagne agricole. Une opération qui, malgré les ambitions affichées, a été confrontée à des difficultés sur le terrain. Pour Top Agro Sarl, AuxFin ainsi que le ministère de l’ Agriculture, l’heure était donc à l’évaluation, mais aussi à l’écoute. Les expériences des producteurs devaient permettre d’identifier ce qui a fonctionné, les obstacles rencontrés et les ajustements nécessaires pour les prochaines campagnes.
De l’engrais au sol : l’importance d’une utilisation raisonnée
Installée à Koubri, Top Agro Sarl est spécialisée dans la fabrication d’engrais organo-minéraux. Sa formulation 14-23-14 intègre une composante organique et une composante minérale. Selon le P-DG de l’entreprise, El Hadj Harouna Zoundi, cette combinaison constitue l’une des spécificités de la production de l’usine. « La partie organique permet d’amender le sol, de rendre le sol fertile, et la partie minérale nourrit la plante », explique-t-il. Une manière, selon lui, d’apporter une réponse à deux besoins complémentaires de l’agriculture : améliorer progressivement la qualité du sol tout en apportant aux cultures les éléments minéraux nécessaires à leur développement. Mais l’utilisation de l’engrais doit être raisonnée. C’est l’un des principaux messages portés au cours de la rencontre. Une fertilisation mal dosée ou appliquée au mauvais moment peut en effet compromettre l’investissement consenti par le producteur. El Hadj Harouna Zoundi insiste ainsi sur le respect des doses et des périodes d’application. « Il faut mettre l’engrais à temps et à une dose indiquée. Après, quand la plante n’a plus besoin, ce n’est plus la peine. Ça devient un investissement à perte », souligne-t-il. À l’inverse, une quantité insuffisante peut également limiter l’efficacité de l’apport. Pour le responsable de Top Agro, les producteurs doivent donc s’appuyer sur les itinéraires techniques de production agricole.
El Hadj Harouna Zoundi, PDG de Top Agro Sarl, insiste sur l’importance du respect des doses et des périodes d’application des engrais
À lire : Production d’engrais à base du Burkina Phosphate : Une alternative viable et efficace pour les producteurs burkinabè Histoire
Cette préoccupation rejoint le message livré au nom du ministre de l’Agriculture par Bakary Sermé, assistant technique à la Direction générale des productions végétales (DGPV). Il a rappelé que la fertilisation ne devait pas être réduite à une simple application d’engrais. Selon lui, elle doit tenir compte « des besoins des cultures, des caractéristiques des sols et des objectifs de production ». Le renforcement des capacités techniques des producteurs apparaît dès lors comme un complément indispensable à la disponibilité des intrants. Pour le représentant du ministre, l’accès à des engrais organo-minéraux et à des biofertilisants constitue une opportunité pour améliorer la productivité agricole. Mais la qualité de l’intrant doit être accompagnée par une utilisation adaptée. C’est à cette condition que les investissements consentis par les producteurs peuvent produire les effets attendus.
Une opération de 10 000 tonnes confrontée aux réalités du terrain
Au-delà de la formation technique, l’atelier a permis de revenir sur l’opération dite des « 10 000 tonnes d’engrais », mise en œuvre par Top Agro Sarl et AuxFin Burkina Faso. Les deux structures avaient décidé d’unir leurs efforts afin de faciliter l’accès des G50 du réseau AuxFin à des engrais de qualité, à des coûts compétitifs et au moment opportun. AuxFin Burkina Faso se présente comme une entreprise sociale de droit burkinabè œuvrant dans l’inclusion sociale et financière des populations rurales. Son dispositif G50 repose sur la constitution, en milieu rural, de groupes pouvant regrouper jusqu’à 50 personnes représentant notamment des ménages agricoles. Dans le cadre de ce partenariat, les commandes groupées devaient permettre aux producteurs de bénéficier d’un accès facilité aux intrants. Mais la mise en œuvre de l’opération a été perturbée par une difficulté majeure : une rupture prolongée de la matière première nécessaire à la fabrication des engrais. Histoire
La situation des commandes en bleu et des livraisons en orange par région
Cette rupture est intervenue alors que les besoins des G50 avaient déjà été collectés et que les premières livraisons avaient commencé. L’arrivée de nouvelles quantités de matières premières à la fin du mois de mai 2026 n’a pas permis de résoudre immédiatement toutes les difficultés. La priorité accordée aux besoins de l’État a notamment réduit l’accès des partenaires privés aux stocks disponibles. Les conséquences ont été multiples : retards dans les livraisons, tensions et incompréhensions dans certaines zones, mais également un sentiment de méfiance chez certains producteurs. Les équipes de AuxFin Burkina, notamment les KA, MA et PF, ont par ailleurs subi une forte pression. Des cas de faux billets ont aussi été détectés lors des versements. Actualités
À cela s’est ajoutée une hausse importante des coûts logistiques supportés par Top Agro Sarl, estimés à plus de 110 millions de FCFA. Ces difficultés ont conduit les deux partenaires à revoir leur manière d’aborder les prochaines opérations. Parmi les enseignements tirés figure la nécessité d’une communication régulière, transparente et proactive avec les producteurs, particulièrement lorsque survient une situation susceptible de perturber les engagements pris.
La sécurisation de la matière première constitue également un enjeu majeur. Le bilan recommande notamment d’adapter la prise de commandes à la disponibilité réelle des intrants, avec la possibilité de procéder par vagues successives plutôt que d’enregistrer des volumes importants sans garantie immédiate sur les stocks.
« Concrètement, nous mettons en place en zone rurale des groupes de maximum 50 personnes qui représentent des ménages, agricoles et autres », Serge Diasso, directeur général de AuxFin Burkina, qui appelle les producteurs à renforcer leur confiance dans le dispositif de commande groupée des intrants
Pour faire face aux difficultés rencontrées, des tournées conjointes d’AuxFin Burkina et de Top Agro ont été organisées dans les zones d’intervention. Des vidéos d’information ont également été réalisées et diffusées afin d’accompagner les équipes de terrain dans leurs échanges avec les G50. Les autorités administratives locales ont été associées aux actions de sensibilisation et d’apaisement. Des démarches ont également été entreprises auprès des autorités compétentes pour rechercher des solutions alternatives d’approvisionnement. Histoire
Restaurer la confiance et améliorer le dispositif
Pour Serge Diasso, directeur général de AuxFin Burkina Faso, l’atelier constituait justement une occasion de mettre les difficultés sur la table et de réfléchir avec les producteurs aux moyens d’améliorer le dispositif. « Cet atelier a pour but de former les membres du groupe G50 sur la bonne utilisation des biofertilisants et autres », explique-t-il. Mais il devait aussi permettre de discuter des contraintes rencontrées dans la mise en œuvre du service de commande d’intrants au cours de la campagne pluvieuse. Le responsable de AuxFin a appelé les producteurs à poursuivre leur collaboration avec l’entreprise et ses partenaires. Il cite notamment Top Agro Sarl, fournisseur des engrais concernés. Pour lui, l’augmentation du volume des commandes constitue également un moyen de rendre le système plus performant et de mieux répondre aux besoins des producteurs.
Pour Top Agro Sarl, le bilan est également perçu comme un moment d’écoute. El Hadj Harouna Zoundi estime qu’une entreprise doit savoir marquer une pause pour évaluer son action. « Quand on travaille, c’est souvent mieux de faire une pause et d’évaluer », souligne-t-il. Pour lui, un bilan permet de voir ce qui a fonctionné, de mettre l’accent sur les acquis, mais également d’identifier les insuffisances et de rechercher collectivement des solutions.
La présence de producteurs venus de différentes provinces a, selon lui, donné une dimension particulière à cette rencontre. Leurs témoignages permettent notamment à l’entreprise de mesurer la perception de ses produits directement auprès de ceux qui les utilisent dans leurs exploitations. « Le producteur, c’est un être spécial. Quand ça lui va, il te le dit. Quand ce n’est pas bon aussi, il te le dit », relève-t-il.
Cette parole des producteurs constitue ainsi l’un des enseignements recherchés à travers l’atelier. Elle doit permettre d’ajuster les produits, les mécanismes de distribution, mais aussi l’accompagnement technique.
En réunissant ces différents acteurs autour d’un même cadre d’échanges, Top Agro Sarl et AuxFin Burkina Faso entendent tirer les leçons de l’opération menée au cours de la campagne 2026. Le défi sera désormais de transformer ces enseignements en mesures concrètes pour les prochaines campagnes. Car sur le terrain, l’efficacité d’un engrais ne se mesure pas uniquement à sa formulation ou à sa disponibilité. Elle dépend également du moment où il arrive dans l’exploitation, de la capacité du producteur à l’utiliser correctement et de la fiabilité de la chaîne qui relie le fabricant au champ. Histoire
À l’issue de la rencontre, les recommandations formulées vont contribuer à améliorer les pratiques de fertilisation, mais également les mécanismes d’accompagnement et de fourniture des intrants.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
비료 합리적 사용: Top Agro와 AuxFin, 생산자 교육 및 경험 공유
워크숍 개요
주최: Top Agro Sarl & AuxFin Burkina Faso
목표:
비료 합리적 사용법 교육
"10,000톤 비료 작전" 평가
향후 캠페인 개선방안 논의
주요 기관
기관 역할
Top Agro Sarl 유기무기복합비료 제조 (Koubri 소재)
AuxFin Burkina 시골 사회적 금융 포용 (G50 그룹 운영)
농업부 정책 감시
Top Agro의 비료 특성
비료 구성: 14-23-14 (유기+무기 복합)
유기 성분: 토양 비옥도 개선
무기 성분: 식물 직접 영양 공급
A. 비료 합리적 사용의 원리
El Hadj Harouna Zoundi (Top Agro CEO)의 강조
핵심:
┌─ 올바른 시기에 적절한 양 사용
├─ 과다: 낭비 (투자 손실)
├─ 과소: 효율성 저하
└─ 따라야 할 것: 농업 기술 가이드
농업부의 입장
Bakary Sermé (농업생산국 차관):
비료는 단순 적용이 아님
필수 고려 사항:
작물의 필요성
토양 특성
생산 목표
B. "10,000톤 비료 작전"의 현황 평가
작전 개요
목표: G50 그룹에 품질 비료를 경쟁력 있는 가격으로 제공
규모: 10,000톤
성과: 부분적 성공, 다수의 도전 과제
주요 문제점
문제 영향
원료 공급 중단 작전 중단기 (5월 말 해결)
국가 우선순위 민간 파트너의 재고 접근 제한
배송 지연 구매자의 신뢰 하락
지역 간 긴장 일부 지역에서 불만 증가
위조지폐 일부 G50에서 거짓 화폐 수령
물류 비용 급등 Top Agro가 1억 1,000만 FCFA 부담
신뢰도 회복 노력
사후 대응:
AuxFin & Top Agro의 공동 지역 방문
정보 영상 제작 및 배포
지방 행정당국과의 협력
대체 공급 방안 모색
C. 향후 개선 방안 (권고사항)
1. 커뮤니케이션 강화
─ 정기적, 투명한 소통
─ 문제 발생 시 조기 공지
2. 원료 보안
─ 실제 가용성에 맞춰 주문 수집
─ 대량 주문 대신 "파동식" 처리
3. 신뢰 회복
─ 생산자 의견 청취
─ 투명한 과정 설명
지속 가능성 전략
AuxFin의 입장 (Serge Diasso):
계속 협력 요청
주문량 증가 → 효율성 향상
G50 네트워크 확대
Top Agro의 입장:
평가 → 학습 → 개선의 사이클
생산자 직접 피드백 중요
"제품은 사용자에게서 배운다"
|
|
