ACTE III SCÈNE VII - no2
RÉGANE. — Ferme, ferme !
Ô l’immonde traître !
GLOCESTER. — Impitoyable femme,
je ne suis pas un traître.
CORNOUAILLES. —
Attachez-le à ce fauteuil…
Misérable, tu apprendras…
(Régane lui arrache la barbe.)
GLOCESTER. —
Par les dieux bons,
c’est un acte infâme
de m’arracher la barbe.
RÉGANE. — Si blanche !
un pareil traître !
GLOCESTER. — Femme méchante,
ces poils que tu arraches
de mon menton s’animeront pour t’accuser.
Je suis votre hôte.
Vous ne devriez pas lacérer de ces mains
de brigands ma face hospitalière.
Que me voulez-vous ?
CORNOUAILLES. —
Allons, monsieur,
quelles lettres avez-vous reçues
de France récemment ?
RÉGANE. — Répondez franchement,
car nous savons la vérité.
CORNOUAILLES. —
Et quel complot avez-vous fait avec
les traîtres récemment
débarqués dans le royaume ?
RÉGANE. —
À qui avez-vous envoyé le roi lunatique ?
Parlez. GLOCESTER. —
J’ai reçu une lettre,
toute de conjectures,
qui me vient d’un neutre,
et non d’un ennemi.
CORNOUAILLES. —
Artifice ! RÉGANE. —
Imposture !
CORNOUAILLES. —
où as-tu envoyé le roi ?
GLOCESTER. — À Douvres.
RÉGANE. — Pourquoi à Douvres ?
Ne t’avait-on pas enjoint,
au péril…
CORNOUAILLES. —
Pourquoi à Douvres ?
qu’il réponde à cela.
GLOCESTER. —
Je suis attaché au poteau,
et je dois faire face à la meute.
RÉGANE. — Pourquoi à Douvres ?
GLOCESTER. —
Parce que je ne voulais
pas voir tes ongles cruels arracher
ses pauvres vieux yeux,
ni ta féroce soeur enfoncer ses crocs
d’hyène dans sa chair sacrée.
Par une tempête comme celle
que sa tête nue a supportée
dans cette nuit infernale,
la mer se serait soulevée
et aurait éteint
les feux des constellations ;
mais lui, pauvre vieux coeur,
il ne faisait que grossir de ses
larmes les pluies du ciel.
Si les loups avaient hurlé à ta porte
dans ces moments terribles,
tu aurais dit : ouvre, bon portier.
Les plus féroces auraient fléchi…
Mais je verrai la vengeance ailée
s’abattre sur de pareils enfants !
CORNOUAILLES. —
Jamais tu ne la verras… Camarades,
tenez le fauteuil…
Je vais mettre mon talon sur tes yeux.
GLOCESTER. —
Que celui qui espère vivre vieux m’accorde
du secours ! Ô cruels !…
ô dieux ! RÉGANE —
Un côté ferait grimacer l’autre !
L’autre aussi ! CORNOUAILLES. —
Si vous voyez la vengeance !
UN SERVITEUR, à Cornouailles. —
Arrête, milord.
Je vous ai servi depuis mon enfance,
mais je ne vous rendis jamais
de plus grand service
qu’en vous sommant d’arrêter !
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3막 7장 - 2번
레가나 — 단호해, 단호해!
오, 이 더러운 배신자!
글러스터 — 잔인한 여자 같으니.
나는 배신자가 아니다.
콘월 — 그를 이 의자에 묶어라…
이 비열한 놈, 두고 보면 알게 될 것이다…
(레가나가 그의 수염을 뽑아버린다.)
글러스터 — 맙소사,
이건 정말 파렴치한 짓이군.
내 수염을 뽑아버리다니.
레가나 — 너무 하얗잖아!
이런 배신자라니!
글러스터 — 사악한 여자,
네가 뽑은 이 수염들이
살아나서 너를 고발할 거야.
나는 당신의 손님이다.
이런 도적의 손으로 내 호의적인 얼굴을 뜯어내서는 안 된다.
나에게 뭘 원하는 건가?
콘월 — —
자, 각하,
최근 프랑스에서 어떤 편지를 받으셨습니까?
레가나 — 솔직하게 대답하십시오.
우리는 진실을 알고 있습니다.
콘월 — 그리고 최근 왕국에 상륙한 반역자들과 무슨 음모를 꾸몄습니까?
레가나 — 그 미친 왕을 누구에게 보냈습니까?
말해 보십시오. 글러스터 —
추측으로 가득 찬 편지를 받았습니다.
적국이 아닌 중립국에서 온 편지였습니다.
콘월 — 속임수로군! 레가나 —
사기극이야!
콘월 — 왕을 어디로 보냈습니까?
글러스터 — 도버로 보냈습니다.
레가나 — 왜 도버로 보냈습니까?
경고를 받지 않았더라면, 위험을 무릅쓰고…
콘월 — 왜 도버로 보냈습니까?
그에게 대답하게 하십시오.
글러스터 — 나는 기둥에 묶여 있고,
무리와 맞서 싸워야 한다.
레가나 — 왜 도버죠?
글러스터 — 네 잔인한 손톱이
그의 불쌍한 늙은 눈을 파헤치는 것을,
네 사나운 누이가 하이에나의 송곳니를
그의 신성한 살점에 박는 것을 차마 볼 수 없기 때문이다.
그의 맨머리가 견뎌낸 그 지옥 같은 밤의 폭풍우 같은 것이 몰아쳤다면,
바닷물이 솟구쳐
별자리의 불빛을 꺼뜨렸을 것이다.
하지만 불쌍한 늙은이는
그저 눈물로 하늘을 가득 채웠을 뿐이다.
그 끔찍한 순간에 늑대들이 네 문 앞에서 울부짖었다면,
너는 이렇게 말했을 것이다. "문을 열어라, 좋은 문지기여."
가장 사나운 늑대조차도 굴복했을 것이다…
하지만 나는 날개 달린 복수가
그런 자식들에게 떨어지는 것을 보게 될 것이다!
콘월 — 넌 절대 보지 못할 것이다… 동지들,
의자를 잡아라…
네 눈에 내 발뒤꿈치를 올려놓겠다.
글로스터 — 오래 살기를 바라는 자는 내게 도움을 주소서!
오, 잔인한 자들이여!…
오, 신들이시여! 레가나 — 한쪽이 다른 쪽을 움찔하게 만들겠소!
다른 쪽도 마찬가지로! 콘월 — 복수가 보이면!
콘월의 하인 — 멈추십시오, 주인님.
어릴 적부터 주인님을 모셨지만,
이보다 더 큰 도움을 드린 적은 없었습니다.
멈추라고 명령한 것 말입니다!
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