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Stages, emplois, mémoires : Halte au « kra » comme monnaie d’échange !
Publié le lundi 5 octobre 2026 à 21h02min
Le marché de l’emploi est comme saturé et pour se dégoter un boulot, il faudrait être aussi rusé qu’un renard. Mais il est des pratiques qui se développent qu’il faudrait évoquer avec un sérieux des plus nerveux. C’est le phénomène du harcèlement sexuel.
Ce phénomène est répandu partout, et ne vous fiez pas aux titres. Ceux qui y sont évoqués ne sont que les menus fretins de cette discipline du développé couché, qu’aucun professeur d’éducation physique et sportive n’a jamais enseignée dans aucune classe d’aucune promotion, de cette terre bénie du Faso. Lirel'histoire
Quand bien même tous les enseignants et chefs d’entreprise ne seraient pas forcément des diesels, certains sont connus pour leur appétence à conduire de gros bolides. Le problème, c’est que les bolides en question sont nos sœurs qu’on voit à la maison.
En entreprise comme à l’école, les filles là souffrent, et si l’on n’ouvre pas l’œil le bon, cette affaire qui commence par l’envoi du CV et qui se termine sur le canapé, risque de devenir un véritable phénomène social, tant il a pris une tournure des plus abracadabrantesques.
Au départ, personne n’y prêtait attention. Même si les regards étaient souvent tournés vers la machine, personne n’osait prononcer le nom de cette partie du corps que les hommes semblent apprécier aussi fortement qu’ils en sont capables de tomber à la renverse, rien qu’à la simple vue.
Puis, sont arrivés comme un dromadaire sur un coq affrété par un crocodile, les réseaux sociaux. Et comme le monde est un village planétaire, le langage des voisins d’à côté a contaminé nos esprits résilients, qui peinaient déjà à se contenir du fait du peu de pudeur qui nous restait.
Et voilà qu’un jour, est arrivé d’on ne sait où, ce mot magique qui cristallise les attentions et hébète rien qu’à sa simple prononciation, avec tout son contenu salace qu’on lui connaît et l’excitation "deboutale" qu’on lui sait. Un mot de trois lettres, mais qui visiblement pèse plus lourd qu’il n’en a l’air en réalité : "Kra."
Dans certaines de nos administrations ou de nos sociétés, il y a des personnes qui semblent avoir été piquées par ce virus. Avant d’encadrer une étudiante, d’embaucher une compétence féminine ou même de lui offrir la chance d’un stage de trois mois, certains hauts placés exigent un préalable culinaire : le passage à la casserole. Tilê ta ri biigua !
La plupart du temps, le choix même de l’enfant sur l’entreprise se focalise sur le sérieux du premier leader qu’elle adoube pour son leadership. Techniquement, il est bon. Mais Jessica ne peut s’imaginer qu’après l’avoir accosté au sortir de ce colloque, son idole a marqué une fixette sur tout autre chose que son innocence et sa candeur puérile.
Le boss, qui n’a pas vraiment le temps car trop occupé à gérer les instances, semble visiblement accessible pour répondre à ses messages avec le dynamisme d’un sportif aux Jeux olympiques. La petite ne se doute pas une seule seconde des ambitions de celui qu’elle adule tant.
Puis vient ce moment où la rencontre doit se faire. Une fois le dossier déposé, le service RH ne peut gérer cette affaire qui dépasse désormais ses compétences. Il faut qu’elle rencontre « mano à mano » le Big boss. Et c’est une fois dans le bureau de ce dernier que l’atmosphère change subitement, comme la tendance d’un film où le bandit se retrouve nez à nez avec le brave.
"Le dossier est bon" selon le boss. Mais pour que le stage soit concluant, il faudrait changer la couleur de la chemise qui le contient. Le message paraît flou dans la tête de la petite, mais plus le boss développe, plus elle se rend compte de cet adage qui sonne comme une question : "Tu veux qu’on mange avant de manger, ou bien qu’on mange avant de manger ?"
Et voilà la petite machine dans un dilemme. Elle n’a jamais, du haut de ses quelques vingt ans et poussière, songé à coucher avec quelqu’un qui pourrait avoir l’âge de son père. Mais quand elle jette un regard dans le rétroviseur, qu’elle voit tout le beau monde qui compte sur ses frêles épaules, elle se demande si la beauté que Dieu lui a offerte n’est pas en vérité une malédiction.
Le mémoire doit lui permettre d’avancer. L’enseignant choisi est souvent de top niveau. Et si elle se hasarde à vouloir changer de directeur, les collègues de ce dernier risquent de ne pas s’aventurer dans une telle dynamique car, eux-mêmes, comptent sur le même enseignant pour avancer dans leurs travaux.
Finalement, elle se retrouve prise entre deux feux. Ça traîne, et pour le mémoire, et pour l’obtention d’un stage. Pendant ce temps, la pression à la maison se fait lourde. Et on ne peut dire à la "vieille" que pour avancer, les enseignants ou le chef d’entreprise demandent à me goûter avant comme une soupe de gésier.
En vrai, tout cela s’appelle du harcèlement sexuel. Et tant qu’on n’aura pas cette culture de la dénonciation, nos petites sœurs vont se faire sauter à la menthe, à la banane, au rabilé ou que sais-je encore. Derrière ces innocentes, il y a aussi celles qui courent derrière les mêmes enseignants ou chefs d’entreprise, dans l’optique d’obtenir d’eux des faveurs.
Si après vous vous retrouvez dans des positions de paiement difficiles, ne venez pas vous plaindre. Mais aux vieux qui considèrent nos sœurs comme des proies à dévorer, toutes les fois où votre vieux 9 millimètres sera au garde-à-vous, rappelez-vous que la cible que vous désirez abattre ressemble trait pour trait à celle que vous avez déposée à l’école avant de vous rendre au service.
Si cela ne suffit pas à vous dissuader, tirez ! Mais retenez simplement que l’éducation que vous pensez avoir inculquée à votre petite fille pour qu’elle ne tombe pas dans les pièges de la vie est la même que celle que le père de la petite que vous voulez "tuer" pense lui avoir inculquée. Si elle a cédé, n’allez pas penser que votre protégée échappera.
Ce qui est sûr, une chose est sûre : le renard passe-passe, chacun à son tour chez le mangeur Balthazar. À bon entendeur, salut !
Erwan Compaoré
Lefaso.net
(인턴, 취업, 논문: "Kra"를 교환 수단으로 사용하는 것 중단!)
주요 내용:
문제: 성적 괴롭힘 (Sexual Harassment)
맥락: 취업, 인턴십, 논문 지도 신청
피해자: 주로 젊은 여성
가해자: 고위 공직자, 기업 리더, 교수
"Kra"의 의미:
프랑스어/바마나어 혼용 슬랭으로 성적 행위를 뜻합니다.
구조적 문제:
단계 상황
이력서 제출 기업/학교 선택
1차 면담 "좋은 이력서" 평가
최종 면담 경영진 1대1 면담
협박 "인턴십/일자리 원하면 몸을 제공해야 함"
딜레마 가족이 먹고 살기 위해 강요된 선택
희생자의 악순환:
경제 압박: 가족이 생계를 의존
무력감: "다른 선택지가 있나?"
수치심: "어머니에게 말할 수 없다"
기피: 고발 후 다른 교사/기업도 도움 안 함
논문 지도의 특별한 문제:
지도교수 변경 불가능 (학과 내 네트워크)
같은 교수 계통 모두가 협력 거부 가능
학생은 "인질" 상태
성적 요구의 완곡어법:
"'먹기 전에 먹을 건가, 먹고 난 후에 먹을 건가?' (먹는다 = 성관계 은유)"
문화적 변화:
과거: 소수만 인식
현재: SNS 확산으로 문제 노출
"Kra"라는 용어로 공공 담론화
가부장적 사고:
남성들: 여성의 외모를 "약탈 대상"으로 봄
권력자들: "특권 의식" 만연
책임회피: "동의했지 않나"
저자의 호소:
"여성들이 동의하지 않으면, 여성들이 제국주의적이면 식사도 제국주의적입니다."
(이전 기사의 경제 주권 메시지와 유사한 톤)
경고:
"아버지들에게: 당신이 딸을 학교에 보낼 때 심어준 교육이, 당신이 피해자의 아버지도 동일하게 심어준 것입니다. 그녀가 항복했다고 해서 당신의 딸도 항복할 거라 생각하지 마세요."
해결책:
고발 문화 정착 필요
제도적 처벌 강화
피해자 보호 시스템
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