ACTE IV SCÈNE VI no2
GLOCESTER. — Placez-moi où vous êtes.
EDGAR. — Donnez-moi votre main :
vous êtes maintenant à un pied de l’extrême bord ;
pour tout ce qu’il y a sous la lune,
je ne voudrais pas faire un bond.
GLOCESTER. — Lâche ma main. Voici une autre bourse,
ami ; il y a dedans un joyau qui n’est pas à dédaigner pour
un pauvre homme.
----------------------------------
Que les fées et les dieux te rendent ce don prospère !
Éloigne-toi ; dis-moi adieu, et que je t’entende partir.
EDGAR. — Adieu donc, mon bon monsieur.
(Il fait mine de s’éloigner.) GLOCESTER. Merci de tout cœur !
EDGAR, à part. — Si je joue ainsi avec son désespoir,
------------------------------------------------------------
c’est pour le guérir.
GLOCESTER. — Ô dieux puissants ! je renonce à ce monde ;
et, en votre présence,
je me soustrais sans colère à mon accablante affliction ;
si je pouvais la supporter plus longtemps sans me mettre
en révolte contre vos volontés inéluctables,
je laisserais le lumignon misérable de mes derniers
1,994p
----------------------------------
moments s’éteindre de lui-même…
Si Edgar vit encore, oh ! bénissez-le !…
À présent, camarade, adieu.
EDGAR. — Me voilà parti, monsieur ; adieu…
(Glocester s’élance et tombe à terre de toute sa hauteur.)
— Pourtant je ne sais si l’imagination ne serait pas
de force à dérober le trésor de la vie,
quand la vie elle-même se prête à ce vol.
S’il avait été où il pensait,
déjà c’en serait fait pour lui de toute pensée.
(Il s’approche de Glocester.)
— Mort ou vivant ? Holà, monsieur !
ami !… Entendez-vous, monsieur ?…
parlez !… Il a bien pu se tuer ainsi, vraiment !…
Mais non, il se ranime. Qui êtes-vous, monsieur ?
GLOCESTER. — Arrière ! laissez-moi mourir.
EDGAR. — À moins d’être un fil de la vierge,
une plume ou un souffle,
tu n’aurais pas pu être précipité de
si haut sans te briser comme un oeuf.
Mais tu respires, tu es un corps pesant,
tu ne saignes pas, tu parles,
tu es sain et sauf !
Dix mâts, les uns au bout des autres,
ne mesureraient pas
la hauteur dont tu viens
de tomber perpendiculairement.
Ta vie est un miracle. Parle encore.
2,008p
------------------
4막 6장 2번
글로스터: — 지금 있는 곳에 나를 놓아주십시오.
에드거: — 손을 내밀어 보시오.
당신은 지금 벼랑 끝에서 불과 한 발짝 떨어져 있소.
세상에 무슨 일이 있어도,
나는 감히 뛰어내릴 수 없소.
글로스터: — 손을 놓아시오. 여기 다른 지갑이 있소,
친구여. 그 안에는 가난한 자가 함부로 쳐줄 수 없는 보석이 있소.
----------------------------------
요정과 신들이 이 선물에 번영과 성공을 가져다주기를!
가시오. 내게 작별 인사를 하고 떠나는 소리를 들려오시오.
에드거: — 그럼 안녕히 가시오, 신사분.
(걸어가는 척한다.) 글로스터: 진심으로 감사오!
에드거 (혼잣말): — 내가 이렇게 그의 절망을 가지고 노는 것은,
------------------------------------------------------------
그를 치유하기 위해서란다.
글로스터: — 오, 전능하신 신들이시여! 저는 이 세상을 버리겠습니다.
그리고 당신 앞에서,
저는 분노 없이 이 고통스러운 시련에서 물러납니다.
만약 당신의 피할 수 없는 뜻에 반항하지 않고 더 오래 견딜 수 있다면,
저는 제 마지막 순간의 비참한 불꽃이
1,994p
----------------------------------
저는 스스로 꺼지도록 내버려 두겠습니다…
만약 에드거가 아직 살아 있다면, 오! 그를 축복하소서!…
이제, 동지여, 잘 가시오.
에드거 — 여기 있습니다, 나리. 잘 가시오…
(글로스터는 앞으로 뛰어올라 온 힘을 다해 땅에 쓰러진다.)
— 하지만 저는 상상력이
삶의 보물을 훔쳐가지 않을지 모르겠습니다.
삶 자체가 그러한 도둑질에 열려 있을 때 말입니다.
만약 그가 생각했던 곳에 있었다면,
모든 생각은 그에게서 사라졌을 것입니다.
(글로스터에게 다가간다.)
"산 채로 죽었나? 이봐, 나리!
친구여!... 내 말 들리나, 나리?...
말해 봐!... 정말 그렇게 자살할 수도 있었잖아!...
하지만 아니야, 다시 살아나고 있어. 자네는 누구지?"
글로스터. "비켜! 죽게 내버려 둬!"
에드거. "네가 성모 마리아의 실이나,
깃털이나, 한 줄기 숨결이 아니었다면,
그렇게 높은 곳에서 떨어져서
계란처럼 깨지지 않았을 리가 없지.
하지만 숨도 쉬고 있고, 몸도 무겁고,
피도 안 흘리고, 말도 하고,
무사하군!
돛대 열 개를 끝에서 끝까지 세워도,
방금 수직으로 떨어진
네가 떨어진 높이를 <binary data, 9 bytes> 수 없을 거야.
" 자네의 생명은 기적이야. 다시 말해 봐.
2,008p