ACTE IV SCÈNE VI no5
GLOCESTER. — Oh !
Laissez-moi baiser cette main !
LEAR. —
Laisse-moi d’abord l’essuyer ;
elle sent la mortalité.
GLOCESTER. —
Ô oeuvre ruinée de la nature !
Ce grand univers sera ainsi réduit à néant !…
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Me reconnais-tu ?
LEAR. —
Je me rappelle assez bien tes yeux.
Tu me regardes de travers ?
Bah ! acharne-toi, aveugle Cupido !
je ne veux plus aimer… Lis ce cartel,
remarque seulement comme il est rédigé.
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GLOCESTER. —
Quand toutes les lettres
en seraient des soleils,
je ne pourrais les voir.
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EDGAR. — On raconterait cela,
que je ne le croirais pas ;
cela est, et mon coeur se brise.
LEAR. — Lisez.
GLOCESTER. — Quoi !
avec ces orbites vides !
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LEAR. — Oh ! oh !
vous en êtes là avec moi !
Pas d’yeux dans votre tête,
ni d’argent dans votre bourse !
En ce cas, l’état de vos yeux est
aussi accablant qu’est léger
celui de votre bourse.
Vous n’en voyez pas moins comment va le monde.
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GLOCESTER. — Je le vois par ce que je ressens.
LEAR. — Quoi ! es-tu fou ?
Un homme peut voir sans
yeux comment va le monde.
Regarde avec tes oreilles.
Vois-tu comme
ce juge déblatère contre
ce simple filou ?
Écoute, un mot à l’oreille :
change-les de place,
et puis devine lequel est le juge,
lequel est le filou…
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Tu as vu le chien
d’un fermier aboyer après un mendiant ?
GLOCESTER. — Oui, seigneur.
LEAR. —Et la pauvre créature se sauver du limier ?
Eh bien, tu as vu là
la grande image de l’autorité :
un chien au pouvoir qui se fait obéir !
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Toi, misérable sergent,
retiens ton bras sanglant :
pourquoi fouettes-tu cette putain ?
Flagelle donc tes propres épaules :
tu désires ardemment commettre
avec elle l’acte pour lequel tu la fouettes.
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L’usurier fait pendre l’escroc.
Les moindres vices se voient
à travers les haillons ;
les manteaux et les simarres fourrées
les cachent tous.
Cuirasse d’or le péché,
et la forte lance de
la justice s’y brise impuissante :
harnache le de guenilles,
le fétu d’un pygmée le transperce.
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Il n’est pas un coupable ;
pas un, te dis-je, pas un !
Je les absous tous.
Accepte ceci de moi, mon ami ;
j’ai les moyens de sceller les lèvres de l’accusateur.
Procure-toi des besicles, et, en homme d’Étattaré,
affecte de voir les choses que tu ne vois pas…
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Allons, allons, allons, allons, ôtez-moi mes bottes ;
ferme, ferme ! c’est ça.
EDGAR. — Oh ! mélange de bon sens et d’extravagance !
La raison dans la folie !
LEAR. — Si tu veux pleurer sur mon sort,
prends mes yeux. Je te connais fort bien :
ton nom est Glocester.
Il te faut prendre patience ;
nous sommes venus ici-bas en pleurant.
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Tu le sais, la première fois que nous humons l’air,
nous vagissons et nous crions…
Je vais prêcher pour toi ; attention.
GLOCESTER. — Hélas ! Hélas !
LEAR. — Dès que nous naissons,
nous pleurons d’être
venus sur ce grand théâtre de fous…
Le bon couvre-chef !
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Ce serait un délicat stratagème que de ferrer avec du feutre un escadron de chevaux ;
j’en veux faire l’essai ; et puis je surprendrai ces gendres,
et alors tue, tue, tue, tue, tue, tue !
(Entre un OFFICIER, suivi d’une escorte.)
2,084p
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4막 6장 5번
글로스터 — 오!
이 손에 입맞춰 주세요!
리어 — 먼저 닦아 줘야겠소.
죽음의 냄새가 나군.
글로스터 — 오, 망가진 자연의 걸작이로구나!
이 위대한 우주가 이렇게 허무하게 사라질 줄이야!…
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나를 알아보겠소?
리어 — 당신의 눈은 아주 잘 기억하는데요.
날 곁눈질하는 건가?
흥! 계속해 봐, 눈먼 큐피드!
난 더 이상 사랑하고 싶지 않아… 이 팻말을 읽어 봐.
글자가 어떻게 쓰여 있는지 잘 봐.
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글로스터 — 글자들이 전부
태양이라 해도,
난 볼 수 없을 거야.
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에드거 — 누가 내게 이런 말을 했다면,
믿지 않았을 텐데.
사실이라니, 내 마음이 찢어지는군.
리어 — 읽어 봐.
글로스터 — 뭐라고!
그 텅 빈 눈구멍으로!
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리어 — 오! 오!
그러니까 내 말에 동조하는 거로군!
머리에 눈도 없고,
지갑에 돈도 없다고!
그렇다면 네 눈 상태는
지갑 속의 빛만큼이나 압도적이군.
그래도 세상이 어떻게 돌아가는지 보고 있잖아.
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글로스터 — 저는 제 느낌으로 봅니다.
리어 — 뭐라고! 미쳤나?
사람은 눈이 없어도
세상이 어떻게 돌아가는지 볼 수 있다고?
귀로 봐.
저 판사가 어떻게
저 순진한 사기꾼에게 소리치는지 들리나?
잘 들어, 저 사람 귀에 이렇게 속삭여 봐.
둘의 자리를 바꿔 봐.
그리고 누가 판사고,
누가 사기꾼인지 맞춰 봐…
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농부의 개가 거지에게 짖는 걸 본 적 있나?
글로스터 — 예, 알겠습니다.
리어 — 그리고 저 불쌍한 여자는 사냥개에게서 도망쳤단 말인가?
바로 거기서 당신은
권력의 위대함을 보았소.
권력을 가진 개가 복종을 받는 모습이지!
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이 비열한 하사관아,
그 망할 팔을 멈춰라.
왜 이 창녀를 채찍질하는 것이냐?
차라리 네 어깨를 채찍질하거라.
너는 지금 이 여자를 채찍질하는 바로 그 행위를 그녀와 함께 저지르고 싶어 안달이 나 있구나.
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고리대금업자는 사기꾼을 교수형에 처한다.
가장 작은 악덕도
누더기 옷을 통해 드러나지만,
털 안감이 있는 망토와 사이렌은
그 모든 것을 감춘다.
죄는 황금 갑옷과 같아서,
정의의 강력한 창도
무용지물이다.
누더기 옷을 입으면,
난쟁이의 짚도 꿰뚫을 수 있다.
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그는 무죄입니다.
단 한 명도, 정말 단 한 명도요!
모두 무죄를 선고합니다.
친구여, 제 말을 믿으십시오.
고발자의 입을 막을 방법이 있습니다.
안경을 하나 구해서 정치가처럼,
보이지 않는 것을 보는 척하십시오…
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어서, 어서, 어서, 어서, 내 부츠를 벗겨 주십시오.
닥쳐, 닥쳐! 됐어.
에드거. — 오! 상식과 과장이 섞여 있군!
광기 속의 이성이로군!
리어. — 내 운명을 슬퍼하고 싶다면,
내 눈을 보아라. 자네를 잘 알고 있지.
자네 이름은 글로스터로군.
참을성을 가져야지.
우린 울면서 여기까지 왔네.
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알다시피, 우리가 처음 숨을 쉬는 순간,
우리는 울부짖고 절규하죠…
내가 설교를 좀 하겠소. 잘 들어보시오.
글러스터. — 아아! 아아!
리어. — 우리는 태어나는 순간부터,
이 거대한 정신병원에 오게 된 것을 슬퍼하며 눈물을 흘리지…
멋진 모자로군!
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말 한 무리에 펠트로 편자를 신기는 건 꽤 기발한 계략이겠소.
한번 시도해 봐야겠소. 그러면 사위들을 깜짝 놀라게 할 수 있겠소.
그리고 죽여라, 죽여라, 죽여라, 죽여라, 죽여라!
(장교와 호위병들 사이에서)
2,084p