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마을에는 하나의 도로 밖에 없었다. 단 하나. 지면은 다져진 땅이었다. 사납고 수직으로 떨어지는 비가 내리면 그 안에서 벌거벗은 아이들이 웃으면서 따라다니는 격한 개울이 되었다. 말랐을 때에는 거기에서 개들이 짖으면서 서로 뒤쫓는 동안에 돼지들이 거기에서 티끌 가운데서 뒹굴면서 잠을 잤다. 마을에서는 모든 사람들이 서로를 알았고 마주치는 누구라도 서로 인사를 나누었다. 모두 열두 가족이 있었고 그 가족들 각각은 다른 가족의 내력을 알고 있었으며 할아버지들과 조상들, 사촌들의 이름을 댈 수 있었고 서로(=가문)가 소유한 재산까지도 알고 있었다.
Au village, il n’y avait qu’une rue. Une seule. Le sol était de terre battue. Quand la pluie tombait, violente et droite, la rue devenait un ruisseau furieux dans lequel les enfants nus se coursaient en riant. Lorsqu’il faisait sec, les cochons y dormaient en se vautrant dans la poussière, tandis que les chiens s’y poursuivaient en aboyant. Au village, tout le monde se connaissait, et chacun en se croisant se saluait. Il y avait en tout douze familles, et chacune de ces familles savait l’histoire des autres, pouvait nommer les grands-parents, les aïeux, les cousins, connaissait les biens que les uns et les autres possédaient.
ruisseau : 시냇물, 개울, (개울 같은) 흐름
furieux : 격노한, 격한
courser : 뒤따르다, 따라다니다
vautrer : (누워서) 뒹굴다
poussière : 먼지, 가루 (L’Eternel Dieu façonna l’homme avec la poussière de la terre. (Genèse 2:7)
poursuivre : 뒤쫓다, 추구하다 (대명) 서로 뒤쫓다
croiser : 가로지르다 (대명) 서로 교차하다, 엇갈리다
aïeux : 조상, 선구자들
posséder : 가지다, (비밀 따위를) 알고 있다, 파악하다
In his village, there was only one street. Just one. The ground consisted of mud. When the rain fell, violent and vertical, the street became a raging stream in which naked children chased one another about, laughing. When the weather was dry, the pigs slept there, sprawling in the dust, while the dogs rushed hither and thither, barking. Everyone knew one another in the village, and everyone greeted each other as they passed. There were twelve families in all, and each of these families knew all about the others and could name the grandparents, the ancestors, the cousins, and knew what possessions each of them owned.
요컨대 마을은 기초 말뚝들 위에 세워진 집들 안에서 나뉘어져 있고, 그 집들 아래에서 닭들과 오리들이 흙을 파헤치고 꼬꼬댁거리는 거대하고 단일한 가족이었다. 노인은 그가 속으로 마을에 대해서 말할 때에는 그가 그것을 하는 것은 과거시제라는 것을 깨닫는다. 그것은 그의 가슴을 옥죄었다. 그는 정말로 그의 가슴이 옥죄는 것을 느낀다. 그는 그의 가슴이 정말로 옥죄는 것을 느끼고서 그가 그 옥죔을 멈추게 하려고 그의 가슴에, 심장이 있는 곳에 그의 자유로운 손을 강하게 올려놓는다.
Le village en somme était comme une grande et unique famille, répartie dans des maisons dressées sur des pilotis, et sous lesquelles les poules et les canards fouillaient le sol et caquetaient. Le vieil homme se rend compte que lorsqu’il parle en lui-même du village, c’est au passé qu’il le fait. Cela lui pince le coeur. Il sent vraiment son coeur se pincer, alors il pose fortement sa main libre sur sa poitrine, à la place du coeur, pour faire cesser le pincement.
unique : (명사 앞·뒤) 유일한, (일반적으로 명사 뒤) 독자적인, 독특한, 특이한
répartir : 나누어주다, 분산시키다
pilotis : 기초 말뚝, 기둥
fouiller : 파다, 파헤치다, 뒤지다, 조사하다
caqueter : (암탉이 알을 낳을 때) 꼬꼬댁 거리다
se rendre compte de : ~을 깨닫다
pincer : 꼬집다, 퉁기다, 살을 에이는 듯하다
The village was really like one large family, divided up among houses that were built on stilts, beneath which chickens and ducks cackled and rooted about in the earth. The old man is aware that when he talks to himself about his village, he does so in the past tense. The thought plucks at his heartstrings. He really does feel his heart being torn apart, so he presses his free hand tightly to his chest, where the heart is, to make the pain stop.
린 씨는 벤치 위에서 춥지 않다. 거기(=고향 마을)에는 아무것도 남아 있지 않다는 것, 모든 집들이 불태워지고 파괴되었다는 것, 모든 동물들, 개들, 돼지들, 오리들, 암탉들이 대부분의 사람들처럼 죽임을 당했다는 것, 그리고 살아남은 이들은 그 자신이 그렇게 한 것처럼 세계의 사방으로 떠났다는 것을 알고 있었지만 마을을 생각하는 것은 과거 속에서라도 거기에 잠시라도 있는 것이다. 그는 그의 비옷의 깃을 세우고 잠든 아이의 이마를 쓰다듬는다. 그는 여자 아이의 입 양쪽에 흐른 쌀을 닦아낸다.
Monsieur Linh n’a pas froid sur le banc. Penser au village, même au passé, c’est un peu y être encore, alors qu’il sait qu’il n’en reste rien, que toutes les maisons ont été brûlées et détruites, que les animaux sont morts, chiens, cochons, canards, poules, ainsi que la plupart des hommes, et que ceux qui ont survécu sont partis aux quatre coins du monde, comme lui l’a fait. Il relève le col de son imperméable et caresse le front de l’enfant qui dort. Il essuie le riz qui a coulé de part et d’autre de la bouche de la petite.
brûler : 불태우다
détruire : 파괴하다
survivre : ~보다 오래 살다, ~ 뒤에도 살아 남다
imperméable : 불침투성의, 방수성의, 비옷
de part et d'autre (de qc) : 양쪽에서, 쌍방이 모두
Monsieur Linh does not feel cold sitting on the bench. Thinking of his village, even in the past, is a little like still being there, although he knows that nothing of it remains, that all the houses have been burned down and destroyed, that the animals are dead, the dogs, pigs, ducks, chickens, as well as most of the people, and those who have survived have left for the four corners of the earth, as he has done. He lifts the collar of his raincoat and strokes the forehead of the sleeping child. He wipes away the rice that has spilled here and there over the little girl’s mouth.
그는 갑자기 벤치에 더 이상 그들만 있지 않다는 것을 깨닫는다: 어떤 남자가 앉아서 그를 쳐다보고 손녀를 쳐다본다. 그는 아마도 린 씨와 동갑일 것이지만 조금 덜 나이들어 보이는 것 같다. 그는 더 크고, 더 덩치가 크고 옷을 덜 입고 있다. 남자는 미소를 어렴풋이 나타낸다.
“날이 춥지요, 안 그래요?”
그는 그의 손에 입김을 불고, 그의 주머니에서 담뱃갑을 집어 담배를 나오게 하려는 정확한 손놀림으로 <담뱃갑의> 밑을 톡톡 친다. 그는 담뱃갑을 린 씨에게 내밀고 그는 머리로 아니라고 한다.
Il s’aperçoit soudain qu’ils ne sont plus seuls sur le banc: un homme s’est assis qui le regarde et regarde la petite aussi. Il doit avoir le même âge que Monsieur Linh sans doute, peut-être un peu moins vieux tout de même. Il est plus grand, plus gros, et porte moins de vêtements. L’homme esquisse un sourire.
«Pas chaud, hein?»
Il souffle sur ses mains, prend un paquet de cigarettes dans une de ses poches, tape sur le fond avec un geste précis qui fait jaillir une cigarette. Il tend le paquet à Monsieur Linh, qui fait non de la tête.
tout de même : 그래도, 그렇지만
esquisser : 초벌을 그리다, (을)하기 시작하다, (미소·태도 따위를) 어렴풋이 나타내다
jaillir : 솟다, 분출하다, 돌출하다
He notices all of a sudden that they are not alone on the bench: a man has sat down and is looking at him and looking at the little girl too. He is probably the same age as Monsieur Linh, though perhaps not quite as old. He is taller, stockier, and he is wearing fewer clothes. The man gives a slight smile.
“Not warm, is it?”
He blows on his hands, takes a pack of cigarettes out of one of his pockets, and taps the bottom of the pack with a precise gesture that makes a cigarette pop out. He holds out the pack to Monsieur Linh, who shakes his head.
“당신이 옳아요, 그 남자가 말한다, 나는 끊어야 해요... 그러나 우리가 끊어야(멈춰야) 할 그 모든 것들과 함께라면!”
그는 단순하고 부드러운 동작으로 담배를 그의 입술에 놓았다. 그는 불을 붙이고, 첫 모금을 길게 들이마시고 눈을 감는다.
“그렇지만 좋네요...”, 그는 마침내 중얼거린다.
그 노인은 방금 앉은 그 이가 말하는 것을 알아듣지 못한다. 그렇지만 그 말이 적대적이지 않다고 느낀다.
“여기에 자주 오시나요?” 그 남자가 말을 잇는다. 그러나 그는 대답을 기다리는 것 같지는 않다. 그는 마치 한 모금 한모금을 음미하는 것처럼 그의 담배의 연기를 들이마신다. 그는 린 씨를 쳐다보지도 않고 말하기를 계속한다.
«Vous avez raison, dit l’homme, je devrais arrêter... Mais avec tout ce qu’on devrait arrêter!»
Il met la cigarette entre ses lèvres, d’un geste simple et doux. Il l’allume, en aspire longuement la première bouffée, ferme les yeux.
«C’est tout de même bon...», finit-il par murmurer.
Le vieil homme ne comprend rien à ce que dit celui qui vient de s’asseoir. Pour autant, il sent que les paroles ne sont pas hostiles.
«Vous venez souvent ici?» reprend l’homme. Mais il ne semble pas attendre de réponse. Il aspire la fumée de sa cigarette, comme s’il en goûtait chaque bouffée. Il continue à parler, sans vraiment regarder Monsieur Linh.
allumer : 불을 붙이다
bouffée : 내뿜는 입김, (담배연기 따위를) 내뿜기
“You’re right,” the man says, “I ought to stop … But what with all the things one ought to stop doing!”
He places the cigarette between his lips, in a simple and smooth motion.
He lights it, inhales the first puff deeply, and closes his eyes.
“It’s good all the same …” he murmurs eventually.
The old man does not understand anything the man who has just sat down is saying. Nevertheless, he senses that the words are not unfriendly.
“Do you come here often?” the man goes on. But he doesn’t seem to expect a reply. He inhales the smoke of his cigarette as if he were savouring each puff. He goes on talking, without actually looking at Monsieur Linh.
- «Vous avez raison, dit l’homme, je devrais arrêter... Mais avec tout ce qu’on devrait arrêter!»
“제 경우는, 거의 매일 옵니다. 예쁘지는 않지만 나에게는 좋아요. 나에게 추억을 떠올리게 합니다.”
그는 입을 다물고, 노인의 무릎 위에 있는 아이에게 눈길을 주고, 그러고 나서 그의 겹겹의 옷에 목이 파묻힌 노인을 쳐다보고 이어서 아이의 얼굴로 다시 시선을 준다.
“예쁘고 작은 인형을 가지고 계시네요. 그녀는 어떻게 불립니까?” 그는 질문하는 것처럼 손가락으로 아이를 가리키고 턱을 들어 올리면서 말에 몸짓을 더한다. 린 씨는 이해했다.
«Moi, je viens presque tous les jours. Ce n’est pas que c’est très joli, mais l’endroit me plaît, il me rappelle des souvenirs.»
Il se tait, jette un œil à l’enfant sur les genoux du vieil homme, puis il regarde le vieil homme engoncé dans ses couches de vêtements, et revient ensuite au visage de l’enfant:
«Une belle petite poupée que vous avez là. Comment s’appelle-t-elle?» Il joint le geste à la parole, montrant l’enfant du doigt et relevant le menton d’un air interrogatif. Monsieur Linh comprend.
engoncer : (옷 따위가) 목을 파묻히게 하다, 움츠러져 보이게 하다
joindre : 합치다, 더하다
“I come almost every day. It’s not that it’s very pretty, but the place appeals to me, it brings back memories.”
He stops talking and glances at the child on the old man’s lap, then he looks at the old man huddled up in his layers of clothing, and then back again at the child’s face:
“A pretty little dolly you’ve got there. What’s her name?” He points at the child with his finger as he speaks, lifting his chin in a questioning manner.
Monsieur Linh understands.
“상 디우요” 그가 말한다.
“상 디우(신 없이)..., 남자는 대답한다, 묘한 이름이네요. 나는 바르크입니다, 당신은?” 그리고 그는 손을 내민다.
“타오-라이” 린 씨는 모국어에서 누군가에게 인사하기 위해서 사용하는 예법에 따라 말한다. 그리고 그는 두 손으로 이웃의 손을 꼭 쥔다. 큰 손가락들이 있는 커다랗고 굳은 살이 박히고, 상처가 있고, 갈라진 데가 파인 손.
“자 반갑습니다, 타오-라이 씨”, 그 남자가 미소 지으며 말한다.
“타오-라이”, 그 노인은 두 손을 한동안 맞잡고 있는 채로 한 번 더 반복한다
«Sang diû», dit-il.
«Sans Dieu..., reprend l’homme, drôle de prénom. Moi c’est Bark, et vous?» et il lui tend la main.
«Tao-laï», dit Monsieur Linh, selon la formule de politesse qu’on utilise dans la langue du pays natal pour dire bonjour à quelqu’un. Et il serre dans ses deux mains la main de son voisin. Une main de géant, aux doigts énormes, calleux, blessés, striés de crevasses.
«Eh bien, bonjour Monsieur Tao-laï», dit l’homme en lui souriant.
«Tao-laï», répète une fois encore le vieil homme tandis que tous deux se serrent longuement la main.
drôle de : 이상한, 야릇한
géant : 거인, 거대한
calleux : 피부가 굳어진, 못이 박힌
blessé : 상처 입은, 부상당한
strié : 줄무늬가 새겨진, 홈이 패인
crevasse : 금, 균열, (주로 복수) (피부·입·항문 주위의) 튼[갈라진] 데
“Sang diû,” he says.
“Sans dieu …,” the man continues, ‘that’s a funny sort of name. Mine is Bark, and you are?” and he proffers his hand.
“Tao-laï,” says Monsieur Linh, following the polite convention used in the language of his native land to say good-day to someone. And he clasps his companion’s hand in both of his. A giant’s hand, with enormous, callused fingers that are cracked and badly chapped.
“Well then, good-day, Monsieur Tao-Laï,” says the man, smiling at him.
“Tao-laï,” says the old man once more as the two of them go on shaking hands for some time.
해가 구름을 뚫고 그 모습을 드러낸다. 그것(=해)은 하늘이 잿빛으로 되는 것을 막지는 못하지만 그 잿빛은 구름 사이로 난 하얀 틈새들을 향해 열려 있으며, 그 틈 너머 아찔한 높이까지 뻗어 있다. 바르크 씨의 담배 연기는 하늘과 합류하려는 것 같았다. 그것은 그의 입술에서 나와서 아주 빨리 올라간다. 이따금, 그는 그것을 그의 콧구멍을 통해서 내뱉는다. 그래서 린 씨는 물소의 콧구멍을 생각하고, 또한 저녁에 숲에서 들짐승을 멀리 보내기 위해서 피워져서 밤새도록 지속되면서 천천히 타는 불을 생각하기도 한다.
Le soleil perce les nuages. Ce qui n’empêche pas le ciel de demeurer gris, mais d’un gris qui s’ouvre sur des trouées blanches, à des hauteurs vertigineuses. La fumée de Monsieur Bark semble vouloir rejoindre le ciel. Elle s’échappe de ses lèvres, puis monte très vite. Parfois, il la souffle par ses narines. Monsieur Linh pense alors aux naseaux des buffles, aux feux aussi, allumés dans la forêt le soir afin d’éloigner les bêtes sauvages, et qui se consument avec lenteur durant les heures de la nuit.
percer : 구멍을 뚫다, 뚫고 나오다, 나타나다
empêcher : 방해하다, 못하게 하다, 막다
trouée : 갈라진 틈, (구름 사이의) 틈새
échapper : (대명) (액체·기체 따위가) (새어) 나오다
narine : 콧구멍
naseau, naseaux : (마소 따위의) 콧구멍
éloigner : 멀리 보내다, 쫓다
lenteur : 완만한, 더딤, 느림
The sun breaks through the clouds. This does not mean the sky is no longer grey, but it is a grey that reveals patches of white at dizzying heights. Monsieur Bark’s smoke seems to want to catch up with the sky. It escapes from his lips, and then rises up very quickly. Sometimes, he breathes it out through his nose. This reminds Monsieur Linh of buffalos’ nostrils, of fires too, lit in the forest in the evening in order to keep the wild animals away, and which gradually peter out during the hours of darkness.
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