https://lefaso.net/spip.php?article148709 Santé : Des médecins chinois et leurs homologues burkinabè réfléchissent à la valorisation des savoirs endogènes Publié le mercredi 19 août 2026 à 21h21min
À l’occasion de la Journée des médecins chinois, l’Association des alumni burkinabè de Chine (AABC) a organisé, ce mercredi 19 août 2026 à Ouagadougou, un thé-débat sino-burkinabè consacré à la valorisation des médecines traditionnelles.
Pour marquer la célébration de la Journée des médecins chinois, l’Association des alumni burkinabè de Chine (AABC) a organisé un thé-débat autour du thème : « Médecines traditionnelles chinoise et burkinabè : quelles leçons du modèle chinois pour valoriser les savoirs endogènes et renforcer notre système de santé ? »
La rencontre a été ponctuée de démonstrations et de partages d’expériences. Elle a permis aux médecins chinois et burkinabè d’échanger autour de différentes pratiques médicales traditionnelles et des possibilités de mieux valoriser les savoirs endogènes.
Le thé-débat a réuni des médecins chinois et burkinabè. « On espère vraiment tirer profit de l’expérience de nos amis chinois pour valoriser aussi nos différents savoirs parce qu’on sait qu’en Afrique et plus précisément au Burkina Faso, on a beaucoup de connaissances traditionnelles que l’on peut valoriser », a indiqué le président de l’Association des alumni burkinabè de Chine (AABC), Oumar Dicko. Actualitésrégionales
Il a expliqué que le thé-débat est un rendez-vous mensuel qui sera organisé par l’Association des alumni burkinabè de Chine (AABC) pour permettre des échanges entre le peuple burkinabè et le peuple chinois sur les différentes thématiques et partager les expériences.
Le président de l’Association des alumni burkinabè de Chine (AABC), Oumar Dicko, a expliqué que l’initiative vise à permettre des échanges entre les peuples burkinabè et chinois sur différentes thématiques et à partager les expériences. « J’ai eu l’occasion de découvrir des hôpitaux traditionnels chinois, mais quand tu vois, tu ne peux pas imaginer que c’est un hôpital traditionnel, parce que c’est tellement développé », a expliqué le président de l’AABC, Oumar Dicko, revenant sur la médecine chinoise.
Présent au thé-débat, le conseiller économique de l’ambassade de Chine au Burkina Faso, M. Xi Wei, a rappelé le sens de la célébration de la Journée des médecins chinois. Actualitésrégionales
« Instituer cette fête est un acte de considération institutionnelle et sociale envers cette profession noble. Les médecins sont des gardiens de la vie et des transmetteurs de la paix et de l’amitié. Les médecins chinois, au-delà de leurs actions en Chine, portent aussi cet esprit de développement jusqu’en Afrique », a-t-il indiqué.
Le conseiller économique de l’ambassade de Chine au Burkina Faso, M. Xi Wei, a souhaité une coopération sanitaire entre le Burkina Faso et la Chine afin de promouvoir le professionnalisme médical.
M. Xi Wei a souhaité une coopération sanitaire entre le Burkina Faso et la Chine afin de promouvoir le professionnalisme médical, approfondir notre partenariat dans le domaine de la santé et bâtir ensemble une communauté de santé sino-burkinabè au profit des populations. Actualitésrégionales
Pour Nestor Yougbaré, médecin biologiste clinicien au Centre de médecine traditionnelle et de soins intégrés, cette initiative constitue une occasion de renforcer les liens entre les médecines traditionnelles burkinabè et chinoise.
« Pour ce qui nous concerne véritablement, à partir de ce débat, nous nous rendons compte qu’il y a beaucoup de choses à apprendre. Nous devons apprendre surtout et beaucoup de l’expérience chinoise parce que c’est ce dont nous avons besoin pour que notre médecine traditionnelle ici au Burkina Faso puisse se développer », a-t-il indiqué.
Pour Nestor Yougbaré, médecin biologiste clinicien, l’initiative constitue une occasion de renforcer les liens entre les médecines traditionnelles burkinabè et chinoise. Nestor Yougbaré a par ailleurs indiqué que le Burkina Faso dispose également d’un important patrimoine de connaissances médicales traditionnelles, mais celui-ci reste encore insuffisamment documenté. Selon lui, la priorité devrait donc être de mieux structurer les acteurs du secteur, de rassembler leurs connaissances et de les soumettre à la recherche scientifique. Actualitésrégionales
Jean Élysée Nikiéma Lefaso.net
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