ACTE IV SCÈNE VII no2
LE MÉDECIN. — Parlez-lui vous-même, madame cela vaut mieux.
CORDÉLIA. — Comment va mon royal seigneur ?
Comment se trouve Votre Majesté ?
LEAR, s’éveillant. — Vous avez tort de me retirer ainsi de la tombe…
(À Cordélia.) — Tu es une âme bienheureuse ;
mais moi je suis lié sur une roue de feu,
en sorte que mes propres larmes me brûlent comme
du plomb fondu.
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CORDÉLIA. — Sire, me reconnaissez-vous ?
LEAR. — Vous êtes un esprit, je le sais :
quand êtes-vous morte ?
CORDÉLIA, au médecin. — Toujours, toujours égaré !
LE MÉDECIN. —
Il est à peine éveillé ;
laissons-le seul un moment.
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(Ils s’écartent du lit.)
LEAR. — Où ai-je été ?
où suis-je ?
Le beau jour !…
Je suis étrangement abusé…
Moi,
je mourrais de pitié à voir un autre ainsi…
Je ne sais que dire…
Je ne jurerais pas que ce soient là mes mains…
Voyons : je sens cette épingle me piquer.
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Que je voudrais être sûr de mon état !
CORDÉLIA. — Oh ! Regardez-moi, sire,
et étendez vos mains sur moi pour me bénir…
(Lear veut se mettre à genoux devant elle. Elle le retient.)
— Non, sire, ce n’est pas, à vous de vous agenouiller.
LEAR. — Grâce ! ne vous moquez pas de moi !
Je suis un pauvre vieux radoteur de quatre-
vingts ans et au delà…
pas une heure de plus ni de moins.
Et, à parler franchement,
je crains de n’être pas dans ma parfaite raison…
Il me semble que je dois vous connaître
et connaître cet homme. Pourtant,
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je suis dans le doute ;
car j’ignore absolument quel est ce lieu
; et tous mes efforts de mémoire
ne peuvent me rappeler ce costume ;
je ne sais même pas où l’ai logé la nuit dernière…
Ne riez pas de moi ; car, aussi vrai que je suis homme,
je crois que cette dame est mon enfant Cordélia.
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CORDÉLIA. — Oui, je la suis, je la suis.
LEAR. — Vos larmes mouillent-elles ?
Oui, ma foi. Je vous en prie, ne pleurez pas.
Si vous avez du poison pour moi,
je le boirai.
Je sais que vous ne m’aimez pas ;
car vos soeurs, autant que je me rappelle,
m’ont fait bien du mal.
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Vous, vous avez quelque motif ;
elles n’en avaient pas.
CORDÉLIA. — Nul motif ! nul motif !
LEAR. — Est-ce que je suis en France ?
KENT. — Dans votre propre royaume, Sire.
LEAR. — Ne m’abusez pas.
LE MÉDECIN. — Rassurez-vous, bonne madame :
la crise de frénésie,
vous le voyez, est guérie chez lui ;
mais il y aurait encore danger
à ramener sa pensée sur le temps qu’il a perdu.
Engagez-le à rentrer ;
ne le troublez plus jusqu’à ce que le calme soit affermi.
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CORDÉLIA. — Plairait-il à Votre Altesse de marcher ?
LEAR. — Il faut que vous ayez de l’indulgence pour moi.
Je vous en prie, oubliez et pardonnez :
je suis vieux et imbécile.
(Lear, soutenu par Cordélia,
le médecin et les serviteurs sortent.)
LE GENTILHOMME. — Est-il bien vrai, monsieur,
que le duc de Cornouailles ait été tué ainsi ?
KENT. — C’est très-certain, monsieur.
LE GENTILHOMME. — Et qui commande ses gens
?
KENT. — C’est, dit-on, le fils bâtard de Glocester.
LE GENTILHOMME. — On dit qu’Edgar, son fils banni,
est avec le comte de Kent en Germanie.
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KENT. — Les rapports varient.
Il est temps de se mettre en garde ;
les armées du royaume approchent en hâte.
LE GENTILHOMME.
— La contestation semble devoir être sanglante.
Adieu, monsieur.
(Il sort.) KENT. —
Mon plan et mes efforts vont avoir leur résultat,
bon ou mauvais, selon le succès de cette bataille. (Il sort.)
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4막 7장 2번
의사. — 부인, 직접 말씀하시는 게 좋겠습니다.
코델리아. — 폐하는 어떠십니까?
폐하께서는 어떠신가?
리어 (깨어나며) — 이렇게 나를 무덤에서 깨우다니, 잘못했구나…
(코델리아에게) — 너는 축복받은 영혼이로구나.
하지만 나는 불의 수레바퀴에 묶여 있어,
내 눈물조차 녹은 납처럼 나를 태우는구나.
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코델리아. — 폐하, 저를 알아보시겠습니까?
리어. — 네가 영혼이라는 건 안다.
언제 죽었느냐?
코델리아 (의사에게) — 항상, 항상 길을 잃었어요!
의사. — 아직 거의 깨어나지 못하셨으니,
잠시 자리를 비켜 드리겠습니다.
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(그들은 침대에서 물러난다.)
리어. — 내가 어디에 있었던 거지?
여기가 어디지?
날씨가 참 아름답군!…
어쩐지 정신이 혼미해지는 것 같아…
나,
이런 모습을 또 한 번 보게 된다면 차라리 죽고 싶을 정도야…
무슨 말을 해야 할지 모르겠어…
이 손이 내 손이라고는 도저히 믿을 수가 없군…
이봐, 바늘이 찔리는 것 같아.
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내 상태가 확실하기만 하다니!
코델리아 — 오! 폐하, 저를 좀 보시고,
제게 손을 얹어 축복해 주세요…
(리어가 그녀 앞에 무릎을 꿇으려 하자, 그녀가 그를 막는다.)
— 안 됩니다, 폐하. 무릎을 꿇으실 자리가 아닙니다.
리어 — 맙소사! 날 놀리지 마!
난 여든 살 넘은, 수다쟁이 노인일 뿐이야… 딱 여든 살이지.
솔직히 말씀드리면, 제가 제정신이 아닌 것 같습니다…
분명히 당신과 이 남자를 아는 것 같은데…
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확실하지 않습니다. 여기가 어딘지 전혀 모르겠고,
아무리 기억을 더듬어봐도 이 옷은 떠오르지 않습니다.
어젯밤에 어디에 뒀는지도 모르겠어요…
웃지 마세요. 제가 남자라는 사실이 확실하니까요.
이 아가씨는 제 딸 코델리아입니다.
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코델리아 — 네, 맞아요.
리어 — 눈물이 젖었나요?
네, 정말 젖었어요. 제발 울지 마세요.
제게 줄 독약이 있다면 마시겠습니다.
당신이 저를 사랑하지 않는다는 걸 알아요.
제가 기억하기로 당신의 누이들은
제게 큰 해를 끼쳤으니까요.
당신에게는 그럴 만한 이유가 있지만,
그들에게는 아무런 이유도 없었죠.
코델리아 — 아무 이유도 없어요! 아무 이유도 없다고요!
리어 — 내가 프랑스에 있는 건가?
켄트 — 폐하의 왕국에 있습니다.
리어 — 날 속이지 마라.
의사 — 안심하십시오, 부인.
보시다시피 광란은
진정되었습니다.
하지만
잃어버린 시간을 되찾으려 하면 여전히 위험할 수 있습니다.
그가 돌아오도록 격려하십시오.
그가 진정될 때까지 다시는 방해하지 마십시오.
코델리아 — 전하, 산책하시겠습니까?
리어 — 부디 저를 용서해 주십시오.
제발, 잊고 용서해 주십시오.
저는 늙고 어리석습니다.
(리어는 코델리아의 부축을 받으며,
의사와 하인들이 퇴장한다.)
신사 — 정말입니까, 나리?
콘월 공작이 이런 식으로 살해당했다는 게 사실입니까?
켄트 — — 확실합니다, 각하.
신사 — 그럼 그의 부하들을 지휘하는 자는 누구지?
켄트 — 글로스터의 사생아라고 하더군요.
신사 — 추방당한 그의 아들 에드거가
켄트 백작과 함께 독일에 있다고 합니다.
켄트 — 소문은 제각각입니다.
이제 경계를 늦추지 말아야 할 때입니다.
왕국의 군대가 빠르게 접근하고 있습니다.
신사 — 이번 항전은 유혈 사태로 번질 것 같군요.
안녕히 가십시오, 각하.
(그는 퇴장한다.) 켄트 — 제 계획과 노력은 결실을 맺을 것입니다.
좋든 나쁘든, 이 전투의 결과에 따라 달라지겠죠. (그는 퇴장한다.)
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