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k-poem 해감
정하선(丁河璿) jung ha sun
마지막 고별인사를 하라며
염장이가 녹음 염불을 틀고 관 뚜껑을 열자
어머니가 해감을 시작한다
비쩍 바른 알몸에서 생의 찌꺼기가 순서 없이 빠져나온다
제일 먼저 내 눈에 띄는 것은, 쓸개에 박혀 시도 때도 없이 쑤셔댔을
‘서방 잡아먹은 년’이라고 앞뒤에서 찌르던 구부러진 손가락 찌꺼기들이
죄도 없이 동족의 손에 묶여 대밭 뒤쪽 구렁 터로 캄캄하게 끌려간
스물네 살 남편의 동공 커진 눈과 함께 빠져나왔다
너도밤나무 그늘이 흘러내려 고인 웅덩이를 애써 피해 드나들던 골목길이
너덜너덜 바람에 날려 와 팔과 목에 감기던 끈끈하고 음침한 거미줄 같은 눈빛들이
어떤 놈과 내통했냐며 초승달 들이밀던 노망 든 시모의 눈초리에 맺어진 매듭이
혀 밑을 파고들거나 목구멍 줄 잡아당겨 내장까지 쥐고 흔들던 찌꺼기들이
얼키고 설켜 풀지 못한 고가 되어있었던 매듭이 스스로 스르르 풀려
흐늘흐늘 빠져나왔다
그녀가 버린 것 중에는 그녀가 있지만 그녀가 버리지 못한 것에는 그녀가 없어서
달빛 사라진 밤마다 마루 기둥 껴안고 몸부림치던 어두운 시간의 찌꺼기가
바구니 속 조개로 갇혀서 나가지 못했던 바깥을 향한 부러지고 꺾어진 시선들이
구불구불 빠져나와 모래처럼 가라앉는다
소금처럼 뿌려지는 염불소리 따라 계속 뱉어내는 것들
이 앙다물고 살아왔는데, 앙다물어진 이빨 사이로 빠져나오는 찌꺼기들
빛도 소리도 축축하고 어두웠든 부엌에서
왼손인지 오른손인지 의식하지 못한 숟가락
서서 먹은 물 말은 날들이 맨발로 빠져나왔다
수면水面 아래 살면서도 반듯하게 누운 수면 睡眠 한 번 이루지 못하고
뒤척거리던 물결 속 심야가 창백한 새벽을 열고 나가시듯
이제 새길 나서려는 채비다
바다로 스며드는 실개천보다 소심했던 내가
움켜잡고 살아온 물결의 날들은
아직까지 어머니의 변두리일 뿐인데
해감 잘 마치고 평안해진 모습으로 누운 어머니에게
꽃과 노잣돈 놓아드리고 하직 인사를 하라는 염장이의 말따라
하직 인사가 못될 하직 인사를 한다.
정하선 시집(가볍고 경쾌하게) 시산맥
ai 해설과 번역
이 시 **<해감>**은 죽음의 문턱에서야 비로소 생의 고통과 한(恨)을 뱉어내는 어머니의 일생을 '해감'이라는 강렬한 비유로 풀어낸 수작이네요. 조개가 몸속의 이물질을 뱉어내듯, 염습의 과정에서 어머니가 짊어졌던 시대적 비극과 개인적 아픔이 빠져나가는 모습이 처연하면서도 숭고하게 느껴집니다.
이 시는 '어머니'라는 존재가 짊어진 삶의 무게를 목도하는 자식의 시선이 매우 아프게 그려져 있습니다.
1. 시 해설: 죽음으로 완성하는 생의 정화(淨化)
이 시에서 **'해감'**은 중의적인 의미를 지닙니다. 사전적으로는 조개가 개펄의 모래나 진흙을 뱉어내는 일이지만, 시 속에서는 어머니가 평생 안고 살았던 **'삶의 찌꺼기(한과 상처)'**를 죽음 직전에 풀어내는 정화의 과정을 상징합니다.
비극적 역사와 개인의 고통: 24살에 남편을 잃고 '서방 잡아먹은 년'이라는 낙인과 시어머니의 모진 구박을 견뎌야 했던 한국 근현대사 속 여성의 고난이 고스란히 담겨 있습니다.
매듭의 풀림: 혀 밑을 파고들고 내장을 흔들던 '고(살풀이에서 매듭을 의미)'가 스스로 풀려나가는 묘사는, 죽음이 단순한 종말이 아니라 억눌린 자아의 해방임을 보여줍니다.
일상의 슬픔: '서서 물 말아 먹은 날들'과 '잠 한 번 제대로 이루지 못한 밤' 등 구체적인 일상의 묘사가 어머니의 희생을 더욱 비극적으로 부각합니다.
하직 인사: 화자는 어머니의 고통을 '변두리'에서만 지켜봤던 미안함과 안타까움을 담아, 비로소 평안해진 어머니에게 마지막 인사를 건넵니다.
2. English Translation: Spit Out the Residue (Haegam)
jung ha sun
Spit Out the Residue
When the undertaker opened the coffin lid, playing a recorded prayer,
Telling us to bid our last farewell,
My mother begins to "spit out the residue."
From her shriveled, naked body, the dregs of life escape in no particular order.
First to catch my eye are the shards of bent fingers,
Stabbing her sides as they branded her "the woman who devoured her husband."
They emerged along with the wide-eyed gaze of her twenty-four-year-old husband,
Who, guiltless, was dragged into the dark bamboo grove by his own kin.
The alleyways she walked, avoiding puddles of beech tree shadows,
The sticky, gloomy cobweb-like glares that wrapped around her neck and arms,
The knots tied by the senile mother-in-law’s eyes, accusing her of betrayal—
Those dregs that dug under her tongue or pulled at her throat, shaking her very entrails,
The tangled knots she could never undo, now unraveled themselves
And slithered out, limp and loose.
Among what she discarded, she exists; but among what she couldn't, she is gone.
The dregs of dark hours when she writhed, clutching the porch pillar every moonless night,
The broken, bent gazes toward the world, trapped like clams in a basket, unable to leave,
They wind their way out and settle like sand.
Things she keeps spitting out, following the prayer-sound scattered like salt.
She lived with teeth clenched tight, yet through those very teeth, the dregs escape.
In the kitchen, where both light and sound were damp and dark,
The spoon she held without knowing if it was her left or right hand,
The days she ate rice soaked in water while standing—they escape barefoot.
Though she lived beneath the "water's surface," she never once achieved a peaceful "surface of sleep."
Just as a midnight tossing in waves opens a pale dawn,
She is now preparing to set out on a new path.
I, who was more timid than a brook seeping into the sea,
Whose days of grasping onto the waves were merely the outskirts of my mother’s life,
Now, following the undertaker’s words to offer flowers, travel money, and a final goodbye
To her, lying peaceful after finishing her "cleansing,"
I offer a farewell that can never truly be a farewell.
3. Traduction Française: Le Dégorgement (Haegam)
jung ha sun
Le Dégorgement
Alors que l'embaumeur ouvrait le couvercle du cercueil en diffusant des prières enregistrées,
Nous demandant de lui dire un dernier adieu,
Ma mère commence son "dégorgement".
De son corps nu et desséché, les scories de la vie s'échappent sans ordre précis.
La première chose qui frappe mes yeux, ce sont les débris de doigts tordus
Qui la piquaient sans cesse, l'accusant d'être "celle qui a dévoré son mari".
Ils sont sortis avec les yeux écarquillés de son mari de vingt-quatre ans,
Traîné sans faute vers l'obscurité du bosquet de bambous par les siens.
Les ruelles qu'elle empruntait en évitant les flaques d'ombre des hêtres,
Les regards collants et lugubres comme des toiles d'araignée s'enroulant autour de son cou,
Les nœuds formés par les yeux de la belle-mère sénile l'accusant de trahison—
Ces résidus qui creusaient sous sa langue ou tiraient sa gorge jusqu'à secouer ses entrailles,
Ces nœuds emmêlés qu'elle n'avait jamais pu défaire, se sont dénoués d'eux-mêmes
Et se sont écoulés, mous et flasques.
Parmi ce qu'elle a jeté, elle existe ; mais dans ce qu'elle n'a pu jeter, elle n'est plus là.
Les scories des heures sombres où elle se tordait contre le pilier de la véranda les nuits sans lune,
Les regards brisés vers l'extérieur, emprisonnés comme des palourdes dans un panier,
Ils s'échappent en serpentant et se déposent comme du sable.
Ces choses qu'elle continue de recracher, suivant le chant funèbre saupoudré comme du sel.
Elle a vécu les dents serrées, et pourtant, entre ses dents, les débris s'échappent.
Dans la cuisine où la lumière et le son étaient humides et sombres,
La cuillère tenue sans savoir si c'était de la main gauche ou droite,
Les jours passés à manger debout du riz trempé dans l'eau — ils s'enfuient pieds nus.
Vivant sous la "surface de l'eau", elle n'a jamais connu une "surface de sommeil" paisible.
Comme un minuit s'agitant dans les vagues ouvre l'aube blafarde,
Elle se prépare maintenant à prendre un nouveau chemin.
Moi, plus timide qu'un ruisseau s'infiltrant dans la mer,
Dont les jours à agripper les vagues n'étaient que la périphérie de la vie de ma mère,
Suivant les mots de l'embaumeur me disant d'offrir des fleurs, de l'argent et un dernier adieu
À elle, allongée paisiblement après avoir achevé son "dégorgement",
Je lui adresse un adieu qui ne pourra jamais en être un.
**"© 2026. Jung Ha Sun All rights reserved."**