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https://lefaso.net/spip.php?article148952
Burkina : « Une mauvaise utilisation des pesticides peut provoquer des intoxications, des troubles de la reproduction et certains cancers », Dr Tiégnan
Publié le mardi 1er septembre 2026 à 22h58min
Face aux ravageurs, aux maladies des cultures et à la recherche de meilleurs rendements, les producteurs ont bien de fois recours à l’utilisation des pesticides. Toutefois, l’utilisation parfois incontrôlée ou inappropriée de ces produits n’est pas sans effets sur la santé humaine, l’environnement et la qualité des denrées alimentaires. Dans cette interview, Dr Zabado Jean François Roméo Tiégnan, docteur en biologie appliquée aborde les risques associés aux pesticides et les mesures à promouvoir pour une utilisation plus sûre et plus responsable dans le secteur agricole burkinabè.
Lefaso.net : Qu’est-ce qu’un pesticide et comment agit-il ? Actualités
Dr Tiegnan : Les pesticides, produits phytosanitaires ou produits phytopharmaceutiques sont des substances utilisées en agriculture ou en culture maraîchère pour lutter contre des organismes nuisibles aux cultures. Un pesticide se compose d’un mélange de matières actives et inertes, de diluants, de conservateurs, d’adjuvants, etc.
Les pesticides, en tant que perturbateurs endocriniens, peuvent agir comme tels. Ils peuvent influencer le fonctionnement de l’organisme en ayant pour cible nos hormones.
En plus, les pesticides agissent sur l’ensemble des organes et des systèmes de l’organisme, à travers des toxicités spécifiques propres à chaque organe. D’où leur double dangerosité hormonale et organique.
Pourquoi les pesticides sont-ils largement utilisés dans l’agriculture, dans les cultures de rente et maraîchères ?
Pour protéger leurs cultures des mauvaises herbes, des insectes, des champignons, des acariens, des maladies et des attaques des ravageurs, les producteurs utilisent systématiquement les pesticides pour optimiser les rendements. Les pesticides sont également utilisés contre les vecteurs de maladies spécifiques à certains fruits.
La manière dont les pesticides se sont répandus dans les cultures maraîchères et de rente entraîne la rareté de la production biologique. Aujourd’hui, on se demande si la sauce tomate ou la sauce aux oignons consommée n’équivaut pas à un perturbateur endocrinien qu’on a avalé. Il faut souligner qu’un pesticide dédié à l’agriculture ne doit pas être utilisé pour la culture maraîchère et vice versa. Selon la spéculation, les pesticides n’ont pas la même durée.
Quels sont les pesticides les plus utilisés au Burkina Faso ? Africainset diasporas
Qu’ils soient d’origine biologique ou chimique, les pesticides regroupent trois classes principales de produits : les insecticides, les fongicides et les herbicides. Quant aux familles, nous avons quatre anciennes familles qui sont : les organochlorées, les organophosphorées, les carbamates et les pyréthrinoïdes de synthèse. La nouvelle famille datant de 1990 est celle des néonicotinoïdes.
Quels sont les avantages des pesticides pour la production agricole, dans les cultures de rente et maraîchère ?
Sans nul doute, les pesticides favorisent ou permettent un bon rendement agricole à l’hectare tout en protégeant les légumes, les fruits ou toute autre spéculation des ravageurs, mais à condition de respecter les bonnes pratiques agricoles.
Est-ce que les pesticides présentent des risques pour la santé humaine ? Si oui, lesquels ?
Les pesticides pénètrent dans l’organisme selon trois voies principales : la voie cutanée, la voie digestive et la voie respiratoire.
En agriculture ou au niveau de la culture maraîchère, l’exposition cutanée est démontrée comme la voie majeure de pénétration des pesticides. Mais la voie de contamination dépend des caractéristiques du produit utilisé (par exemple, le risque d’exposition respiratoire est élevé pour une formulation de type poudre). La voie digestive est liée au contact de la bouche avec les mains, les gants ou du matériel souillé, au fait de manger ou de fumer au champ pendant ou après l’application de pesticides. Ainsi, l’emploi non approprié des pesticides peut entraîner à très court terme (heures, jours) des problèmes de santé.
Ces troubles sont appelés des intoxications aiguës et sont le plus souvent reliés au même mécanisme mis en jeu par le pesticide dans son action contre le nuisible. Ces troubles peuvent se manifester à moyen terme en cas d’expositions répétées. De nos jours, les principales interrogations concernent les effets à long terme (effets chroniques) des expositions à de faibles doses de pesticides sur la santé.
Certains pesticides ont la capacité d’être génotoxiques (altération de l’ADN), reprotoxiques (altération de la fertilité et la fécondité), neurotoxiques (attaque du système nerveux), cancérigènes et perturbateurs endocriniens.
Les matières actives génotoxiques et cancérigènes avérées sont : Propoxure et Dichlorvos. Les matières actives reprotoxiques avérées sont : Dichlorvos, Diethyltoluamide, Chlorpyriphos et Perméthrine. Les matières actives neurotoxiques avérées sont : Cyfluthrine, Propoxure, Dichlorvos et Chlorpyriphos. Les matières actives perturbatrices endocriniennes avérées sont : Cyperméthrine, Propoxure, Dichlorvos, Chlorpyriphos et Perméthrine.
Les matières actives interdites par le Comité sahélien des pesticides (CSP) sont : Atrazine, Carbofuran, Endosulfan, Fipronil, Paraquat chloride/Paraquat et Propoxur.
Comment les pesticides peuvent-ils contaminer les aliments que nous consommons ?
Les pesticides se retrouvent dans nos assiettes principalement en cas de non-respect des bonnes photos agricoles, des délais avant récolte et des limites maximales des résidus.
Les Bonnes pratiques agricoles (BPA) sont en lien avec l’utilisation des pesticides non homologués ou homologués, l’approvisionnement en pesticides, le délai de sécurité, le mode de gestion des emballages, l’utilisation des pesticides par les maraîchers : sa fréquence, son dosage, les savoirs endogènes et les mesures de sécurité. L’expérience de la pratique du maraîchage concourt aux bonnes pratiques agricoles. Le non-respect des Bonnes pratiques agricoles (BPA) et la technique de lutte en elle-même ont pour conséquence le dépassement des Limites maximales des résidus (LMR) admissibles.
Elles sont définies pour les cultures autorisées au traitement. Elles sont établies en fonction de l’évaluation des résidus trouvés au cours d’essais basés sur les BPA, d’une part. D’autre part, l’ensemble des LMR fixées pour les denrées végétales, les denrées animales et l’eau doit conduire au respect de la Dose journalière admise (DJA). La LMR est la quantité maximale de résidus de pesticides se trouvant dans les denrées alimentaires respectant les normes stipulées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le Délai avant récolte (DAR) est un concept utilisé en agronomie et qui renvoie à une indication sur l’étiquette ainsi que sur la fiche de sécurité du produit. Il peut être indiqué en nombre de jours à respecter après l’application, ou par l’indication du dernier stade de développement du végétal autorisé pour l’application du produit. La création de ce concept répond à un besoin de préserver la santé des manipulateurs et des consommateurs. Malheureusement, il est très peu mis en application, car la majorité des maraîchers sont des illettrés. Nous avons rencontré un faible niveau de producteurs qui respectent le DAR ou encore le délai de sécurité qui, selon le pesticide utilisé et la spéculation, varie de 6 à 14 jours.
À cela s’ajoute la nature même du pesticide. Les pesticides de contact restent principalement à la surface de la feuille ; les pesticides translaminaires ont la capacité de pénétrer et traverser les tissus foliaires des feuilles et les pesticides systémiques ont la capacité de pénétrer et de circuler dans la plante.
Quels sont les effets sanitaires (symptômes) associés à une exposition aux pesticides, qu’elle soit de courte ou de longue durée ?
À ce niveau, au Burkina Faso, plusieurs études ont montré l’impact de l’exposition aux pesticides sur la santé des agriculteurs, des populations et sur l’environnement, dont celle du Dr Dado Jean Noël KOUSSE. La thématique abordée était « Effets sanitaires auto-déclarés liés à l’utilisation des pesticides chez les producteurs de coton de la région du Centre-Ouest du Burkina Faso » publiée en 2023. Cette étude évalue, d’une part, les symptômes rapportés par les agriculteurs et les conséquences potentielles de leur exposition professionnelle aux pesticides, et, d’autre part, les effets à travers des examens de laboratoire. Africainset diasporas
Les résultats mettent en évidence plusieurs manifestations de santé rapportées après ou pendant les activités de manipulation et d’application des pesticides. Ces résultats soulignent l’importance des pratiques d’utilisation, du respect des mesures de protection et de la sensibilisation des producteurs. L’étude a montré la nécessité de renforcer la prévention des intoxications, la surveillance sanitaire des travailleurs agricoles et la gestion sécurisée des pesticides au Burkina Faso.
Un deuxième article, toujours sur les résultats des travaux de recherche du Dr Dado Jean Noël KOUSSE intitulé “Évaluation de la fonction pulmonaire chez les agriculteurs cultivant du coton conventionnel et biologique exposés aux pesticides dans la région Centre-Ouest du Burkina Faso” publié en 2024, a montré que les pesticides pouvaient avoir des effets nocifs sur la fonction respiratoire des agriculteurs exposés à ces substances.
Récemment, une saisie de pesticides a été faite par la gendarmerie de Ouessa située dans la province de Ioba. À l’issue des investigations et selon M. Marcel KARA, inspecteur phytosanitaire, sur 1,29 tonnes de pesticides saisis, la matière active des produits solides était l’atrazine, qui est interdite dans notre espace par le Comité sahélien des pesticides (CSP). L’atrazine a des effets perturbateurs endocriniens et une persistance (rémanence) dans le sol, ce qui est un danger pour les micro-organismes à cause de sa capacité à persister et à contaminer la nappe phréatique. La matière active des produits liquides, plus d’une demi-tonne environ, était l’imazétapir. Ainsi, des vies ont été sauvées à travers cette saisie. »
En outre, d’autres signes ou symptômes sanitaires ont été rapportés. Il s’agit au niveau du Système nerveux central (SNC) de vertiges, céphalées, fièvre, somnolence ou insomnie. Sur le plan dermatologique démangeaisons, picotement, cutané, irritation cutanée, brûlure cutanée. Au niveau des voies respiratoires, des cas de rhume, toux, difficultés à respirer, constriction de poitrine, dyspnée (difficulté à respirer ou essoufflement et rhinite). Douleur abdominale ; trouble de la vision, trouble de la fertilité, maladies chroniques, cancers sont autant de pathologies liées à l’utilisation des pesticides.
Comment est-ce que l’utilisation des pesticides affecte l’environnement et la biodiversité ainsi que les ressources en eau ?
L’utilisation des pesticides entraîne des conséquences désastreuses sur l’environnement physique et social. Ces pratiques paysannes de lutte chimique présentent de réels dangers et ce à trois (3) niveaux :
1er niveau : la toxicité (effets sanitaires rapportés) pour les producteurs, liée à l’exposition durant l’application des produits phytosanitaires ;
2e niveau, la toxicité pour le consommateur, liée à la présence de résidus toxiques sur des spéculations, c’est-à-dire les aliments que nous consommons et le 3e niveau, la pollution de l’environnement (l’air, l’eau et le sol) et la toxicité pour les organismes non cibles de l’environnement, y compris l’homme.
Après l’utilisation des produits chimiques, les déchets d’ emballages et de bouteilles sont souvent enterrés dans des fosses creusées dans les jardins de production maraîchère. Cette situation cause d’énormes risques environnementaux, notamment la contamination des eaux par le dépôt gazeux de pesticides volatilisés depuis les zones de traitement. Ces mauvaises pratiques risquent d’augmenter la présence des produits chimiques dans les eaux souterraines au Burkina Faso à l’instar d’autres pays africains. Selon une étude, environ 77% des utilisateurs de pesticides reconnaissent leurs effets néfastes sur l’environnement, pouvant se traduire par la pollution de l’environnement et de l’eau, malgré le bon rendement agricole obtenu grâce à ces produits. Africainset diasporas
Une étude a été réalisée par le Burkinabè Dr Rahim ROMBA qui a pour titre “Evaluation des risques liés aux pratiques phytosanitaires des producteurs maraîchers et mise en évidence de la résistance aux pesticides chez l’aleurode Bemisia tabaci (Hemiptera : Aleyrodidae) au Burkina Faso, Afrique de l’Ouest” publiée en 2020. En substance, elle a montré qu’après l’usage des pesticides, 70,83 % des maraîchers jettent les emballages des pesticides dans la nature, 18,33 % les incinèrent, 3,33 % les jettent dans les décharges et 0,83 % des maraîchers les enfouissent dans le sol.
Nous constatons également l’utilisation des produits phytosanitaires agricoles ou maraîchers à proximité de certaines nappes phréatiques et de points d’eau. Les métaux lourds tels que le cyanure et le mercure utilisés dans les mines d’exploitation artisanale pour laver l’or et des pesticides peuvent être drainés par les eaux de ruissellement en direction des marigots, des rivières et des bassins. Une fois dans l’eau, la biodisponibilité (fraction de la concentration totale d’un contaminant dans l’eau qui se trouve disponible pour être absorbée par le vivant) des produits chimiques va modifier les paramètres physico-chimiques de l’eau, à savoir le potentiel hydrogène (pH), l’oxygène, la turbidité et la température, qui sont importants pour la survie des animaux aquatiques. L’eau contaminée pourrait affecter les légumineuses, les céréales ainsi que les oléagineux de la saison pluvieuse et de la contre-saison qui se retrouveront dans nos assiettes.
Quelles sont les précautions à prendre lors de la manipulation des pesticides et quels équipements utiliser ?
La sécurité des producteurs et des consommateurs concernant les pesticides passe par l’utilisation des Equipements individuels de protection (EPI), les gants, les lunettes, les bottes et tout ce qui va avec. L’usage des pesticides nécessite des moyens de protection pour assurer la sécurité des utilisateurs. Malheureusement, dans nos contrées, très peu de producteurs se conforment aux règles d’hygiène pendant et après les traitements phytosanitaires.
Il y a également le respect de la Dose journalière admise (DJA). C’est un seuil de sécurité sanitaire à long terme qui représente la quantité de produit qui peut être ingérée par un individu quotidiennement et pendant toute une vie sans risque pour la santé.
Comment stocker et éliminer correctement les pesticides et leurs emballages ?
Si ce n’est pas déjà fait, il est préférable que les autorités aient une certaine mainmise ou un contrôle sur les pesticides susceptibles de s’introduire sur le marché national, notamment les pesticides non homologués et cancérigènes avérés. Prévoir de créer des boutiques comme pour la SONAGESS. Les autorités pourraient ensuite permettre à certains grossistes de se ravitailler à bon prix dans les grandes boutiques de stockage, pour revendre à une marge de prix, afin d’éviter toute tentative d’importation autre que par le circuit normal. La gestion des pesticides se veut transparente. En ce moment, des locaux adéquats pourraient être créés pour le stockage en toute sécurité des pesticides.
Des mesures de la qualité et de la biosécurité devraient être mises en place dans les différentes zones à forte potentialité agricole et maraîchère. Cela permet de rassembler les bouteilles et emballages issus de l’utilisation des pesticides pour une destruction convenable par semaine. Cette destruction des pesticides devrait suivre les normes de protection de la santé environnementale telles que l’ISO 14001.
Quels conseils donneriez-vous aux producteurs agricoles et aux maraîchers pour une utilisation responsable des pesticides ?
Aujourd’hui, le grand problème des pesticides réside dans leur libre commercialisation. Malgré les réglementations en vigueur, les lois demeurent difficilement applicables. Une mauvaise utilisation et une exposition aux pesticides peuvent avoir des effets néfastes sur la santé des producteurs, occasionnant des problèmes d’intoxication, des troubles de reproduction, des problèmes génotoxiques, immunotoxiques, dermatologiques, neurotoxiques, cancérigènes, néphrotoxiques, hépatotoxiques, hémotoxiques, perturbateurs endocriniens et toxiques pour la fonction pulmonaire. De plus, les agriculteurs, principalement en raison de leur faible niveau d’instruction, ne respectent pas les bonnes pratiques agricoles.
En général, en Afrique de l’Ouest, et particulièrement au Burkina Faso, les maraîchers ne suivent pas les recommandations relatives à une bonne utilisation des pesticides avec le matériel adéquat.
Les directions provinciales de l’agriculture de chaque région pourraient former les agriculteurs et les maraîchers à l’utilisation des pesticides avant la saison pluvieuse. Cette formation pourra s’appuyer sur la Dose journalière admise (DJA), les Limites maximales de résidus (LMR) et le Délai avant récolte (DAR). Sans oublier les Bonnes pratiques agricoles (BPA) qui passent par l’utilisation des pesticides homologués, l’approvisionnement en pesticides et le mode de gestion des emballages. Africainset diasporas
Certes, nous ne pouvons pas éviter l’utilisation des pesticides, mais nous pouvons mettre l’accent sur les pesticides homologués et non cancérigènes avérés. Au besoin, faire ces différentes formations dans nos langues locales en vue d’endogénéiser une compréhension en long et en large de cette sempiternelle problématique des pesticides. Ce qui pourrait dans le futur entraîner une chute considérable de la prévalence des cancers chez les enfants d’une part et la réduction des problèmes de fertilité chez les adultes d’autre part.
Propos recueillis par Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
1️⃣ 농약 오용의 위험: "농약 남용은 중독, 생식 장애, 암 유발 가능"
원제: Burkina: «Une mauvaise utilisation des pesticides peut provoquer des intoxications, des troubles de la reproduction et certains cancers», Dr Tiégnan
🧬 기본 정의
농약(Pesticide)란?
식물약학 제품(Produits phytosanitaires/phytopharmaceutiques)
해충, 질병, 제초 목적으로 농업에 사용
구성: 활성 성분 + 불활성 물질 + 용제 + 보존제 + 첨가제
이중 위험성:
호르몬 방해(내분비교란물질): 신체 호르몬 기능에 영향
장기독성: 모든 기관과 신체 시스템에 영향
🌾 부르키나파소에서 널리 사용되는 이유
목적 대상
잡초 제거 모든 작물
해충 구제 곤충, 진드기
질병 방지 곰팡이, 세균
수확량 극대화 현금 작물, 채소
문제점: 생물 농법의 부족 → 농약 의존도 매우 높음
🚫 부르키나파소에서 금지된 농약
사헬 농약 위원회(CSP, Comité Sahélien des Pesticides) 결정:
금지 물질 금지 이유 위험 유형
Atrazine 지하수 오염, 내분비교란 환경/건강
Carbofuran 신경독성 신경 손상
Endosulfan 스톡홀름 협약 POP 환경 오염
Fipronil 폴리네이터(꿀벌) 독성 생물다양성
Paraquat chloride 급성 독성, 자살 위험 사망 위험
Propoxur 유전독성, 생식독성 암, 불임
Dichlorvos 신경독성, 암 유발 다중 독성
Chlorpyriphos 신경발달 독성 아동 뇌 손상
Cyfluthrine 신경독성 신경 손상
Perméthrine 생식독성 불임, 기형
💊 인체 침투 경로 (3대 주요 경로)
경로 상황 위험도
피부 접촉(주요) 살포 시 장갑 미착용 ⭐⭐⭐⭐⭐
호흡기 흡입 가루 형태 농약 노출 ⭐⭐⭐⭐
소화기 섭취 오염 식수/음식 ⭐⭐⭐
⚠️ 급성 중독 vs 만성 중독
급성 중독 (단기, 수일 내):
두통, 어지러움, 발열, 졸음/불면증
피부가려움, 자극, 화상
기침, 호흡곤란, 흉부 압박
만성 중독 (장기, 낮은 용량 반복 노출):
지정학적독성: DNA 손상 → 암
생식독성: 불임, 불임, 기형아
신경독성: 신경계 손상
내분비교란: 호르몬 시스템 파괴
신장/간 손상: 다장기 부전
호흡기 질환: 폐 기능 악화
🧪 부르키나파소 연구 사례
1) Dr. Dado Jean Noël KOUSSE (2023년):
주제: "중부-서부 지역 면화 재배자의 자발적 건강 영향"
결과: 농약 취급/살포 중 다양한 건강 문제 보고
2) Dr. Dado Jean Noël KOUSSE (2024년):
주제: "기존 & 유기농 면화 재배자의 폐 기능 평가"
결과: 농약이 호흡 기능에 심각한 부정적 영향
3) 최근 검역 사건 (우에싸 지역, Ioba 주):
압수량: 1.29톤의 위법 농약
주요 성분: Atrazine (금지됨) - 내분비교란, 토양 잔류성
액체 형태: Imazétapir (약 0.5톤)
의의: 이 압수로 수많은 생명 보호
🌍 환경 및 수자원 오염
3단계 독성 체계:
1단계: 생산자 독성 (적용 시 노출)
↓
2단계: 소비자 독성 (잔류 농약 식품)
↓
3단계: 환경 독성 (공기, 수토 오염)
심각한 실태:
77% 농약 사용자가 환경 피해 인정
70.83% 채소 재배자 → 농약 포장재를 자연에 버림
18.33% 소각
3.33% 쓰레기장 버림
0.83% 토양 매장
지하수 오염 위험:
채소밭 주변 우물/팔로와물 근처 살포
금속(청화물, 수은) + 농약 유출
생물학적이용가능성(Biodisponibilité): 수질 물리화학적 변화 → 수생동물 사망
오염수 사용 시 콩/곡물/유지작물 오염 → 식탁 도달
🛡️ 안전한 사용 방법
필수 개인 보호장비(EPI):
장갑, 안경, 부츠, 마스크
핵심 개념:
용어 정의
DJA (일일 허용량) 평생 매일 섭취해도 안전한 량
LMR (최대 잔류량) 식품에 허용되는 최대 농약 량
DAR (수확 전 기한) 마지막 살포 후 수확까지 최소 일수 (6~14일)
BPA (좋은 농업 실행) 인가된 농약 사용, 정확한 용량, 안전 조치
💡 Dr. 티에그난의 권고사항
농민/채소 재배자:
성수기 전 교육: 각 지역 농업부가 DJA, LMR, DAR 교육
현지 언어 교육: 문해율 낮은 문제 해결
인정된 농약만 사용: 암유발/기타 위험물 제외
당국:
농약 통제: SONAGESS 같은 국가 상점 설립
품질 감시: 생물보안 조치 강화
폐기물 관리: ISO 14001 기준 준수 폐기
검역 강화: 위법 수입 차단
미래 전망:
암 발병 감소 (아동 세대)
성인 불임 문제 감소
환경 보호 강화
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